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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Climat énergies environnement

Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 23:49

L’Europe exige toujours plus de concurrence

Dans son intervention en séance du Conseil national du MRC, ce 28 mars, Jean-Pierre Lettron (MRC 92) s’est référé au communiqué publié sur le site du MRC, concernant le projet de loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (NOME). Voici ce texte de Gérard Pierre, mon collègue chargé de l’environnement et de l’énergie. Energies Nantes G Pierre 290110 004

Non à la spéculation sur l’électricité

Le gouvernement présentera après les régionales un projet de loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (NOME). Ce projet de loi vise à répondre favorablement aux injonctions de la Commission Européenne pour établir en France un marché de l’électricité plus concurrentiel qu’il ne l’est actuellement.

Pour satisfaire l’Union Européenne, le gouvernement veut contraindre légalement l’opérateur historique à rétrocéder à des entreprises concurrentes une partie très importante de sa production à prix coûtant. Ainsi « Electricité De France est tenu de conclure des contrats de vente d’électricité, à des conditions représentatives des conditions économiques de production de l’électricité par ses centrales nucléaires situées sur le territoire national avec les fournisseurs d’électricité qui en font la demande. » Le volume global maximum pourra être de 120 térawattheures soit environ le quart de la production totale d’EDF.

Les prévisions faites par les services de l’Etat dans les études sur les coûts de référence montrent que la production de base dont le MWh est le moins cher est celle du nucléaire, dont la valeur varie de 30 à 55 € le MWh, suivant que l’on prend comme référence les centrales existantes ou le nouvel EPR. Cette proposition si elle était votée, donnerait aux bénéficiaires des contrats une manne financière considérable. Le MWh étant vendu au consommateur d’électricité en France de l’ordre de 78 €, c’est un cadeau de plus de 2 milliard d’€ par an que l’Etat s’apprête à faire aux compagnies privées concurrentes alors qu’elles n’auront fait aucun investissement. C’est également un marché concurrentiel purement artificiel qui attirera des traders français mais également étrangers qui seront séduits par des bénéfices qu’ils n’auront nullement l’intention d’investir dans des unités de production, et qui feront leur profit en revendant l’électricité achetée à bas coût en France pour la revendre principalement à l’étranger avec un bénéfice maximum. C’est surtout, pour EDF, une diminution de sa capacité financière à un moment où il doit faire de nombreux investissements pour assurer la transition énergétique imposée par la raréfaction des ressources pétrolières et gazières, l’augmentation de la consommation d’électrique, ainsi qu’à terme le renouvellement de ses centrales.

Ce projet, s’il était adopté dans sa forme actuelle ("Avant projet de loi de réforme du marché de l’électricité"), est très dangereux, car il remet en cause la capacité à satisfaire dans l’avenir les besoins énergétiques de notre pays et les conséquences sur les prix ne se feront pas attendre.

Voir aussi, ce 28 mars, sur le site du Figaro : Concurrence : EDF impose ses conditions


Depuis plusieurs semaines, toute la filière énergétique en France vit au rythme de l’avancée du projet de loi dédié à la nouvelle organisation du marché de l’électricité, dite loi Nome. Son objectif ? Encourager la concurrence, à travers la cession par EDF d’une quantité importante, et surtout à des prix attractifs, de son énergie d’origine nucléaire. La trajectoire vient brutalement de s’accélérer, puisque le texte vient d’être transmis au Conseil d’État.

Le dossier est crucial et cristallise bien des tensions. À peine arrivé à la tête d’EDF, son nouveau président, Henri Proglio, a d’ailleurs fait part de sa très vive opposition au projet de loi. Pas question pour lui que l’entreprise publique «subventionne» les autres opérateurs. Mais François Fillon, qui s’était engagé par écrit auprès de Bruxelles en faveur d’une concurrence accrue sur le marché français, a tenu bon.

Après l’examen par le Conseil d’État, le texte devrait être présenté en Conseil des ministres en avril, puis arriver devant le Parlement pour un vote avant l’été. Toutefois, la loi ne sera pas appliquée avant le 1erjanvier 2011: dans l’intervalle, des arrêtés viendront étayer le dispositif. EDF devra mettre à disposition de ses concurrents environ un quart de sa production d’origine nucléaire soit 20% de l’électricité produite en France. À quel prix? Toute la question est là.

Pour les fournisseurs alternatifs, ce prix doit absolument être compétitif, sous peine de rendre caduque la réforme. Autrement dit, cet «accès régulé à la base» que va permettre EDF doit, selon eux, correspondre à la part de la production nucléaire dans les prix réglementés de l’électricité. Celle-ci s’élève aujourd’hui à environ à 34euros le mégawattheure.

En revanche, d’après EDF, le prix retenu doit aussi intégrer les investissements nécessaires à l’entretien et au développement de son parc de centrales. Et par conséquent être fixé à un niveau plus élevé.

Après ses tout derniers échanges avec les pouvoirs publics, l’opérateur historique semble avoir été entendu. Le prix de cession pourrait être supérieur à 40euros le mégawattheure. Même si les discussions vont se poursuivre et si la loi n’établit que les grands principes de la réforme sans fixer précisément les prix, EDF s’en tire plutôt bien. Des experts ont déjà fait les calculs: à partir de 38euros le mégawattheure, la nouvelle organisation du marché de l’électricité s’avère profitable pour l’entreprise publique.

Cet article est le 51ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

Par SORIN Michel - Publié dans : Climat énergies environnement - Communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 23:29

Entre l’homme et la nature, à qui le dernier mot ?

 

Dans la nuit du 27 au 28 février, il s’est produit un phénomène météorologique extraordinaire, combinaison d’une forte tempête dénommée Xynthia, d’une marée et d’une dépression à l’ampleur exceptionnelle. Au-delà des prévisions de la météo nationale.

Marie Piquemal, le 2 mars dans Libération - voir «On ne va pas fuir à chaque tempête !» - rappelait les indications de Météo France :

«Tempête d'une ampleur et d'une intensité peu communes qui nécessite une vigilance particulière, même si cette tempête devrait être moins forte que celles de décembre 1999». Samedi, 16 heures, Météo France émettait un bulletin d'alerte, plaçant quatre départements en vigilance rouge: la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne (…).

«Rester chez vous dans la mesure du possible»

En diffusant son alerte rouge samedi, l'institut météorologique rappelait les conseils de prudence et conséquences possibles, préétablis par le ministère de l'Intérieur. En l'occurrence : «Rangez les objets exposés au vent», «Restez chez vous dans la mesure du possible» «évitez toute activité extérieure», «des dégâts importants sont à attendre»...

Sauf que, souligne Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables-d'Olonne, interrogée par le Figaro, «le bulletin égrainait la liste habituelle des dangers sans mettre un accent particulier sur les risques d'inondations». Si l'alerte rouge portait sur les «vents violents», Météo France précisait bien un risque d'«élévation temporaire du niveau de la mer, pouvant submerger certaines parties littorales.»

«Personne ne pouvait prévoir une tempête de cette ampleur. Météo France a certes lancé l'alerte pour des vents violents et une mer agitée, mais on ne pouvait pas penser que les vagues allaient déplacer 800kg de rochers, et inonder des quartiers même pas classés en zone inondable», explique Serge Kubryk, maire de La Tranche-sur-Mer qui compte 2600 habitants l'hiver et 100 000 l'été.

«Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser»

Fallait-il évacuer les populations ? «On ne va pas fuir à chaque tempête ! Sinon, on ne vivrait pas au bord de la mer..., répond Louis Guérin, maire des Sables-d'Olonne. C'est le même raisonnement que de dire je ne prends pas la voiture parce qu'il y a 5000 morts sur les routes par an. Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser. On peut pas tout prévoir... Il n'y a que les Parisiens pour croire ça. Des vents à 120 km/h et une mer agitée comme samedi, cela arrive six fois par an !» Un brin agacé par cette controverse «qui n'a pas lieu d'être», il ajoute: «Cette tempête rappelle qu'il faut rester humble et modeste face aux éléments, face à la mer. L'heure n'est pas à la polémique, mais à la solidarité avec les familles des victimes.» (…)


La Faute-sur-Mer, assommée par la tragédie
(Ouest-France, Benoît Guérin, 2 mars)

Avec vingt-quatre morts, la petite commune vendéenne est celle qui a le plus souffert du passage de la tempête Xynthia. Piégés par les eaux, ses habitants prennent la mesure du cauchemar. « C'est comme une autre planète. » Rien à voir, en tout cas, avec les paysages habituels de La Faute-sur-Mer. Vingt-quatre heures après le passage de Xynthia, cette commune vendéenne est la principale victime de la tempête.

Coincée entre l'Atlantique, juste derrière la dune, et la capricieuse rivière du Lay, La Faute a été prise dans un étau. Piégée par la tempête d'un côté et une crue incontrôlée de l'autre. Vingt-quatre personnes y ont trouvé la mort. Vue du ciel, elle est devenue une gigantesque cuvette. À hauteur d'homme, c'est une cité meurtrie. Certains de ses quartiers ne sont accessibles qu'en bateau (…).

La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon, victimes d'une urbanisation galopante (Le Monde, 2 mars)

Le développement des deux communes vendéennes a commencé dans les années 60 et s'est poursuivi à un rythme effréné depuis. L'urbanisation galopante de La Faute-sur-Mer et de L'Aiguillon-sur-Mer, les deux communes de Vendée les plus touchées par la tempête Xynthia, a commencé dans les années 1960 et s'est poursuivie à un rythme effréné jusque dans les années 1990 (…).

La mer, le risque (Le Monde, édito, 2 mars)  

Après la tempête qui a ravagé les côtes de Charente-Maritime et de Vendée, causé la mort d'au moins 51 personnes et provoqué des dégâts considérables, le temps est évidemment au deuil et à la solidarité. Pas aux "polémiques inutiles", comme l'a recommandé le chef de l'Etat. Restons-en donc aux questions utiles : ce drame est-il "incompréhensible", selon le mot de M. Sarkozy ? Etait-il prévisible ? Pouvait-on le prévenir ?

 

Chaque désastre naturel - de Vaison-la-Romaine, en 1992, à Sommières, en 2002, en passant par la baie de Somme en 2001 - est déclenché par une conjonction exceptionnelle de phénomènes climatiques : en l'occurrence, des pluies très abondantes, des vents violents et l'élévation extraordinaire du niveau de la mer due à de très fortes marées. Comme à chaque fois, il y a là une part d'imprévisible.

 

Mais la fatalité n'explique pas tout. Les risques pris par l'homme sont évidents. En dépit de la loi Barnier de 1995, qui instaure les "plans de prévention des risques", théoriquement obligatoires et contraignants pour les plans locaux d'urbanisme, 7 600 communes seulement les ont mis en oeuvre sur les 12 000 qui devraient y être assujetties.

 

Pour une raison simple, sinon acceptable : cédant à la pression de l'urbanisation, en particulier sur le littoral, de nombreux maires continuent de laisser construire dans des zones dangereuses. Entre 1999 et 2006, ce sont ainsi près de 10 0000 logements qui ont été bâtis en zones inondables sur l'ensemble du territoire. C'est le cas, notamment, à La Faute-sur-Mer où le conseil municipal bataille depuis des années avec le préfet de Vendée pour retarder la mise en place d'un plan de prévention du risque inondation. Avant de "durcir les règles", comme l'a évoqué la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, il serait déjà bon de les faire appliquer.

 

De même pour les digues qui protègent des zones inondables, et dont M. Sarkozy a annoncé un plan de renforcement. Or, les 1 000 km de digues "à risques" sont parfaitement répertoriés ; en Vendée, la direction départementale de l'équipement avait alerté, à l'automne 2007, sur la fragilité de celles qui étaient censées protéger les deux communes les plus touchées par la tempête. Là encore, le risque était connu. Là encore, il a été occulté, comme si l'on voulait écarter la perspective du pire, et se persuader que les catastrophes n'arrivent qu'aux autres. Pas de polémiques inutiles, donc. Mais il faudra bien qu'après le temps de la solidarité, vienne celui des responsabilités.

Voir aussi :

- L'interview de Jean-François Fountaine, vice-président de la région Poitou-Charentes sur  lesechos.fr/interview (1er mars) ACR PCPL 231009 039


- En France, la gestion des digues est un véritable casse-tête
(Le Monde, 3 mars)


- Quand Sarkozy voulait assouplir la loi Littoral NouvelObs.com(2 mars)
 


- France Nature Environnement
 : Xynthia, le naufrage de la loi ordinaire (2 mars)

- Journal de TF1
 : Défilé funèbre APL-EMB au salon de l'agriculture le 1° Mars 2010 (spécial tempête)


Vue de l'atelier de production nautique Fountaine-Pajot
à La Rochelle, octobre 2009


Cet article est le 50ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

Par SORIN Michel - Publié dans : Climat énergies environnement - Communauté : Les blogs républicains
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 16:30

 

On ne devra pas se passer de l’énergie nucléaire

 

Quelles énergies pour demain ? Pourra-t-on se passer du nucléaire ? Invité par Bruno Chevalier et Christine Meyer (MRC 44), Gérard Pierre a répondu à ces questions le 29 janvier à Nantes (voir MRC 44 : les énergies de demain, en débat le 29 janvier 2010 à Nantes - 23 janvier 2010). 

Energies Nantes G Pierre 290110 004Gérard Pierre
est professeur émérite de physique à l’université de Bourgogne, président de l’association « Sauvons Le Climat Bourgogne » et secrétaire national du MRC, chargé de l’énergie et de l’environnement. Son exposé prenait appui sur un montage de diapositives (voir http://icb.u-bourgogne.fr/SFPBFC/Documents/Nantes.pdf).

 

Le but était de faire le tour de ce qui existe en matière d’énergies (c’était l’objet de du précédent article - voir MRC 44 Nantes : Gérard Pierre a présenté les énergies disponibles), avant de se prononcer sur celles qui répondront le mieux aux besoins et aux conditions de demain, la plus importante étant la réduction de l’émission des gaz à effet de serre.

 

Dans ces articles, je reprends l’essentiel des diapositives projetées à l’écran. L’objectif de diviser par deux en 30 ans l’utilisation d’énergies fossiles est pris en compte.

 

Quelles énergies pour demain ?

Pourra-t-on se passer du nucléaire ?

 

Evolution (%) de la consommation mondiale d’énergie

 

                                                     2006                2036

Fossile                                             80                      40

Hydraulique                                        6

Biomasse                                          6                     }160

 Nucléaire                                          6

Solaire, éolien                                    2

 

Total                                            100                      200

 

Monde 2006                France 2006

 

Fossile                                            80                              36

Hydraulique                                       6                                5

Biomasse                                          6                               4

Nucléaire                                                                        55

 

Total                                             100                            100

 

Evolution des gaz à effet de serre par habitant

 

Pays                                    Tonne de carbone        Rang

 

Qatar                                              18,5                       1er

USA                                                 6,6                       6

Allemagne                                        3,2                      27

France                                              2,3                     54

Chine                                                1,1                     97

Inde                                                  0,5                   140

 

Emission de gaz à effet de serre pour produire de l’électricité

 

Dans le monde                        46 %

En France                               Entre 10 et 20 %, suivant les rigueurs de l’hiver

 

Estimation de la durée des réserves

 

Combustible                                Type d’énergie                 Durée des Réserves

 

Pétrole, Gaz                            Combustion chimique         Des dizaines d’années

 

Charbon                                  Combustion chimique         Des centaines d’années

 

Nucléaire Classique 235U       Fission                                Des dizaines d’années

Nucléaire Surgénérateur          Fission                               Des milliers d’années

Nucléaire                                  Fusion                                Des milliards d’années

« Renouvelables »                   Solaire                                Des milliards d’années

 

Quelles énergies utiliserons-nous demain ?

 

  • Le plus simple, c’est le charbon. Faire du pétrole à partir du charbon, c’est rentable à partir de 100 ou 150 $ le baril. Si on est capable de séquestrer et de stocker le CO2 produit, c’est une solution pour 100 à 200 ans.

Le nucléaire (fission ou fusion) à condition que les citoyens l'acceptent, c’est une solution pour plusieurs centaines d’années.

La biomasse, les biocarburants de seconde génération pourront être une solution au moins partielle.

Le solaire thermique ou même électrique dans les régions non reliées à un réseau électrique.

• ….

 

Conclusions

 

• Développer les énergies renouvelables.

• Développer les économies d’énergie et l’efficacité énergétique.

• Développer l’utilisation et la recherche nucléaire : EPR, Régénération, Surgénération, Exploitation des systèmes sous critiques, ITER, Laser Méga Joules…

 

La priorité des priorités doit être la diminution des rejets des gaz à effet de serre.

 

 Cet article est le 49ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

Par SORIN Michel - Publié dans : Climat énergies environnement - Communauté : Les blogs républicains
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 15:00

Le charbon reste la source d’énergie la plus répandue

 

Invité par Bruno Chevalier et Christine Meyer (MRC 44), Gérard Pierre est intervenu le 29 janvier à Nantes sur la question des énergies que nous utiliserons demain (voir MRC 44 : les énergies de demain, en débat le 29 janvier 2010 à Nantes - 23 janvier 2010).

 

Energies Nantes G Pierre 290110 004


Gérard Pierre est professeur émérite de physique à l’université de Bourgogne,
président de l’association « Sauvons Le Climat Bourgogne »
et secrétaire national du MRC, chargé de l’énergie et de l’environnement.

Son exposé prenait appui sur un montage de diapositives (voir http://icb.u-bourgogne.fr/SFPBFC/Documents/Nantes.pdf).

 



Le but était de faire le tour de ce qui existe en matière d’énergies
(c’est l’objet de ce premier article), avant de se prononcer sur celles qui répondront le mieux aux besoins et aux conditions de demain (article suivant). Dans ces articles, je reprends l’essentiel des diapositives projetées à l’écran.  



Interactions fondamentales
  

INTERACTION FORTE et INTERACTION FAIBLE

INTERACTION ELECTROMAGNETIQUE

INTERACTION GRAVITATIONNELLE

 

Quelques ordres de grandeur

 

Il est d’usage d’utiliser comme unité le Tep : Tonne Equivalent Pétrole.

– 1000 m3 de gaz naturel => 1,18 Tep

– 1 tonne d’hydrogène => 2,727 Tep

– 1 tonne de charbon => 0,659 Tep

– 1 gramme d'uranium => 1,88 Tep

– 1 gramme de deutérium => 5,68 Tep

 

Pour produire 1GW pendant un an, il faut :

 

Photovoltaïque                                     100 kilomètres carrés

Eolien                                                  5600 éoliennes en mer

Charbon                                               2 600 000 tonnes

Pétrole                                                 1 800 000 tonnes

Fission nucléaire                                    25 tonnes d’uranium

Fusion thermonucléaire                          0,1 tonne de deutérium et 0,15 tonne de tritium

 

Réserves énergétiques mondiales

 

§ Energies fossiles : Charbon, Gaz, Pétrole.

 

§ Energies renouvelables : Hydraulique, Eolienne, Solaire (thermo-solaire, électro-solaire), Géothermique (pompes à chaleur, géothermie à haute température), Biomasse…

 

§ Energie nucléaire : Fission, Fusion

 

Réserves énergétiques fossiles - dont l’utilisation est responsable de l’augmentation de l’effet de serre (Interaction électromagnétique) - dans le monde :

 

Pétrole : essentiellement le Moyen-Orient, et secondairement, l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Gaz : essentiellement la Russie et sa périphérie ex-soviétique, ainsi que le Moyen-Orient.

Charbon : essentiellement l’Amérique du Nord, l’Europe du Nord-ouest, La Russie et sa périphérie, l’Extrême-Orient et l’Océanie, l’Afrique.

Pétrole et gaz : les réserves sont concentrées dans peu de régions du monde.

Charbon : les réserves sont disséminées sur tous les continents.

 

Estimation de la durée des réserves énergétiques fossiles

 

                                                                       Pétrole      Gaz        Charbon

 

Avec la consommation actuelle                     50 ans       65 ans     260 ans

 

Avec l’augmentation de la consommation     30 ans      40 ans         ?

 

Consommation mondiale de pétrole (%) en 1973 et en 2002

 

                                              1973              2002

 

Amérique du Nord                32 2%           27,8%

Europe occidentale               26,8%           19,4%

Japon                                      9,6%               6,8%

Reste du monde                    31,4%            46,0%

 

Production (nette) de l’électricité en Allemagne (2006, 595 TWh)

 

Production d’origine thermique : 380 TWh    (64%) en augmentation entre 1996 et 2006

Production d’origine nucléaire :  159    «       (27%) stable

Production d’origine éolienne :     31    «       (5%) en augmentation

Production d’origine hydraulique :26    «       (4%) stable

 

Le plus grand parc éolien du monde

Puissance installée 22 250 MW pour un coût d’environ 33 M€, soit l’équivalent de 13,9 EPR qui eux coûteraient 45 M€, mais dont la production d’électricité serait 3 ou 4 fois plus grande que celle du parc éolien.

 

Energie nucléaire (interaction forte, interaction faible)

 

Fission : filière classique (fission de l’uranium, plutonium...)

Fusion : fusion de l’hydrogène (dans les étoiles), fusion du deutérium (naines brunes), fusion d’un noyau de deutérium et d’un noyau de tritium.

 

Historique de la fission

 

1932           Chadwick                                              Neutron

1935           Joliot-Curie                                            Radioactivité artificielle

1938           Fermi, Hahn et Strassmann                  Réalisation des premières fissions artificielles

1939          Joliot-Curie                                             Prise de brevets

1942          Fermi                                                      Premières expériences

 

Applications :

Militaires (Oppenheimer - bombe atomique en 1945)

Civiles (Fermi, Joliot-Curie, pile atomique, puis réacteur)

En France : Création du CEA - Applications civiles puis militaire…

 

Produits de la fission

 

Ce sont les déchets nucléaires :

• Résidus de la combustion de l’235U (uranium) - Période courte : 90Sr (Strontium) et 137Cs (Césium) - Période longue : 129I (Iode) et 135Cs (Césium)

• Transmutation de l’238U (uranium) en plutonium

 

Loi Bataille : stockage des déchets nucléaires

 

1. Recherche sur la séparation et la transmutation des éléments radioactifs à longue vie.

2. Conditionnement pour l’entreposage temporaire en surface.

3. Etude des procédés de conditionnement et de stockage réversible de longue durée, afin d’éviter toute dispersion de matériaux radioactifs.

 

Réserves mondiales (prouvées) d’uranium (en milliers de tonnes, début 2001, total monde 2516,1 milliers de tonnes - hors Chili et Chine) : Australie (667), Kazakhstan (432), Canada (314), Afrique du Sud (231), Brésil (162), Namibie (144), Russie (138), USA (104), Ouzbékistan (90), Mongolie (61), Niger (29), Algérie (26), France (12) …

 

Evolution de la production d’électricité en France

 

De 40 TWh en 1950 à 500 TWh en 2000.

En 1970, sur 140 TWh, 90 étaient d’origine fossile, 40 d’origine hydraulique et 10 d’origine nucléaire.

En 2000, sur 500 TWh, 40 étaient d’origine fossile, 80 d’origine hydraulique et 380 d’origine nucléaire.

 

Fusion contrôlée

 

1920 :    Aston et Eddington (Britanniques) -                    Compréhension du fonctionnement du soleil

1946 : Thomson et Blackman (Britanniques) -                  Dépôt d’un brevet. Pas de réalisation

1968 : Les soviétiques obtiennent 10 millions de degrés  TOKAMAK*

Après 1968 : France, Japon, USA, Europe, Cadarache    Développement des TOKAMAK

 

*TOKAMAK = TOroidalnaya KAmerac MAgnitinjni Katuskhani : Chambre à vide toroïdale et bobine magnétique.

 

Fusion : le projet Iter (voir Le projet de réacteur à fusion thermonucléaire ITER Cadarache).

 

Cet article est le 48ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

Par SORIN Michel - Publié dans : Climat énergies environnement - Communauté : Les blogs républicains
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 23:35

La voie énergétique française de gauche est à construire

 

Le-Kremlin-Bicetre-CN-22-03-09-014.jpgA partir d’une idée de Christine Meyer, conseillère municipale de Nantes et candidate MRC sur la liste conduite par Jacques Auxiette aux prochaines élections régionales en Pays de la Loire, Bruno Chevalier et le MRC 44 invitent à une réunion publique et au débat qui suivra la présentation qui sera faite par mon collègue secrétaire national MRC, Gérard Pierre.

 

Le thème choisi est d’une extrême importance : les énergies pour demain.

 

Le lieu : salle Bretagne à Nantes vendredi 29 janvier à 20h30.

 

Voir Quelles Energies pour Demain ??

 

Sur le blog du MRC44 - Mouvement Républicain et Citoyen.

 

A noter, deux articles qui aideront à préparer cette réunion :

 

MRC : la 3ème voie, réaliste, pour une politique énergétique de l'UE - 5 septembre 2008

 

Exposé de Gérard Pierre sur les énergies - rencontre CIVIQ 26 10 06 St-Berthevin - 21 avril 2007

 

Cet article est le 47ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

Par SORIN Michel - Publié dans : Climat énergies environnement - Communauté : Les blogs républicains
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