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L’Europe exige toujours plus de concurrence
Non à la spéculation sur l’électricité
Voir aussi, ce 28 mars, sur le site du Figaro : Concurrence : EDF impose ses conditions
Depuis plusieurs semaines, toute la filière énergétique en France vit au rythme de l’avancée du projet de loi dédié à la nouvelle organisation du marché de
l’électricité, dite loi Nome. Son objectif ? Encourager la concurrence, à travers la cession par EDF d’une quantité importante, et surtout à des prix attractifs, de son énergie d’origine
nucléaire. La trajectoire vient brutalement de s’accélérer, puisque le texte vient d’être transmis au Conseil d’État.
Le dossier est crucial et cristallise bien des tensions. À peine arrivé à la tête d’EDF, son nouveau président, Henri Proglio, a d’ailleurs fait part de sa très vive opposition au projet de loi. Pas question pour lui que l’entreprise publique «subventionne» les autres opérateurs. Mais François Fillon, qui s’était engagé par écrit auprès de Bruxelles en faveur d’une concurrence accrue sur le marché français, a tenu bon.
Après l’examen par le Conseil d’État, le texte devrait être présenté en Conseil des ministres en avril, puis arriver devant le Parlement pour un vote avant l’été. Toutefois, la loi ne sera pas appliquée avant le 1erjanvier 2011: dans l’intervalle, des arrêtés viendront étayer le dispositif. EDF devra mettre à disposition de ses concurrents environ un quart de sa production d’origine nucléaire soit 20% de l’électricité produite en France. À quel prix? Toute la question est là.
Pour les fournisseurs alternatifs, ce prix doit absolument être compétitif, sous peine de rendre caduque la réforme. Autrement dit, cet «accès régulé à la base» que va permettre EDF doit, selon eux, correspondre à la part de la production nucléaire dans les prix réglementés de l’électricité. Celle-ci s’élève aujourd’hui à environ à 34euros le mégawattheure.
En revanche, d’après EDF, le prix retenu doit aussi intégrer les investissements nécessaires à l’entretien et au développement de son parc de centrales. Et par conséquent être fixé à un niveau plus élevé.
Après ses tout derniers échanges avec les pouvoirs publics, l’opérateur historique semble avoir
été entendu. Le prix de cession pourrait être supérieur à 40euros le mégawattheure. Même si les discussions vont se poursuivre et si la loi n’établit que les grands principes de la réforme sans
fixer précisément les prix, EDF s’en tire plutôt bien. Des experts ont déjà fait les calculs: à partir de 38euros le mégawattheure, la nouvelle organisation du marché de l’électricité s’avère
profitable pour l’entreprise publique.
Cet article est le 51ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement
Entre l’homme et la nature, à qui le dernier mot ?
Dans la nuit du 27 au 28 février, il s’est produit un phénomène météorologique extraordinaire, combinaison d’une forte tempête dénommée Xynthia, d’une marée et d’une dépression à l’ampleur exceptionnelle. Au-delà des prévisions de la météo nationale.
Marie Piquemal, le 2 mars dans Libération - voir «On ne va pas fuir à chaque tempête !» - rappelait les indications de Météo France :
«Tempête d'une ampleur et d'une intensité peu communes qui nécessite une vigilance particulière, même si cette tempête devrait être moins forte que celles de décembre 1999». Samedi, 16 heures, Météo France émettait un bulletin d'alerte, plaçant quatre départements en vigilance rouge: la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne (…).
En diffusant son alerte rouge samedi, l'institut météorologique rappelait les conseils de prudence et conséquences possibles, préétablis par le ministère de l'Intérieur. En l'occurrence : «Rangez les objets exposés au vent», «Restez chez vous dans la mesure du possible» «évitez toute activité extérieure», «des dégâts importants sont à attendre»...
Sauf que, souligne Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables-d'Olonne, interrogée par le Figaro, «le bulletin égrainait la liste habituelle des dangers sans mettre un accent particulier sur les risques d'inondations». Si l'alerte rouge portait sur les «vents violents», Météo France précisait bien un risque d'«élévation temporaire du niveau de la mer, pouvant submerger certaines parties littorales.»
«Personne ne pouvait prévoir une tempête de cette ampleur. Météo France a certes lancé l'alerte pour des vents violents et une mer agitée, mais on ne pouvait pas penser que les vagues allaient déplacer 800kg de rochers, et inonder des quartiers même pas classés en zone inondable», explique Serge Kubryk, maire de La Tranche-sur-Mer qui compte 2600 habitants l'hiver et 100 000 l'été.
Fallait-il évacuer les populations ? «On ne va pas fuir à chaque tempête ! Sinon, on ne vivrait pas au bord de la mer..., répond Louis Guérin, maire des Sables-d'Olonne. C'est le même raisonnement que de dire je ne prends pas la voiture parce qu'il y a 5000 morts sur les routes par an. Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser. On peut pas tout prévoir... Il n'y a que les Parisiens pour croire ça. Des vents à 120 km/h et une mer agitée comme samedi, cela arrive six fois par an !» Un brin agacé par cette controverse «qui n'a pas lieu d'être», il ajoute: «Cette tempête rappelle qu'il faut rester humble et modeste face aux éléments, face à la mer. L'heure n'est pas à la polémique, mais à la solidarité avec les familles des victimes.» (…)
La Faute-sur-Mer, assommée par la tragédie (Ouest-France, Benoît Guérin, 2 mars)
Avec vingt-quatre morts, la petite commune vendéenne est celle qui a le plus souffert du passage de la tempête Xynthia. Piégés par les eaux, ses habitants prennent la mesure du cauchemar. « C'est comme une autre planète. » Rien à voir, en tout cas, avec les paysages habituels de La Faute-sur-Mer. Vingt-quatre heures après le passage de Xynthia, cette commune vendéenne est la principale victime de la tempête.
Coincée entre l'Atlantique, juste derrière la dune, et la capricieuse rivière du Lay, La Faute a été prise dans un étau. Piégée par la tempête d'un côté et une crue incontrôlée de l'autre. Vingt-quatre personnes y ont trouvé la mort. Vue du ciel, elle est devenue une gigantesque cuvette. À hauteur d'homme, c'est une cité meurtrie. Certains de ses quartiers ne sont accessibles qu'en bateau (…).
La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon, victimes d'une urbanisation galopante (Le Monde, 2 mars)
Le développement des deux communes vendéennes a commencé dans les années 60 et s'est poursuivi à un rythme effréné depuis. L'urbanisation galopante de La Faute-sur-Mer et de L'Aiguillon-sur-Mer, les deux communes de Vendée les plus touchées par la tempête Xynthia, a commencé dans les années 1960 et s'est poursuivie à un rythme effréné jusque dans les années 1990 (…).
La mer, le risque (Le Monde, édito, 2 mars)
Après la tempête qui a ravagé les côtes de Charente-Maritime et de Vendée, causé la mort d'au moins 51 personnes et provoqué des dégâts considérables, le temps est évidemment au deuil et à la solidarité. Pas aux "polémiques inutiles", comme l'a recommandé le chef de l'Etat. Restons-en donc aux questions utiles : ce drame est-il "incompréhensible", selon le mot de M. Sarkozy ? Etait-il prévisible ? Pouvait-on le prévenir ?
Chaque désastre naturel - de Vaison-la-Romaine, en 1992, à Sommières, en 2002, en passant par la baie de Somme en 2001 - est déclenché par une conjonction exceptionnelle de phénomènes climatiques : en l'occurrence, des pluies très abondantes, des vents violents et l'élévation extraordinaire du niveau de la mer due à de très fortes marées. Comme à chaque fois, il y a là une part d'imprévisible.
Mais la fatalité n'explique pas tout. Les risques pris par l'homme sont évidents. En dépit de la loi Barnier de 1995, qui instaure les "plans de prévention des risques", théoriquement obligatoires et contraignants pour les plans locaux d'urbanisme, 7 600 communes seulement les ont mis en oeuvre sur les 12 000 qui devraient y être assujetties.
Pour une raison simple, sinon acceptable : cédant à la pression de l'urbanisation, en particulier sur le littoral, de nombreux maires continuent de laisser construire dans des zones dangereuses. Entre 1999 et 2006, ce sont ainsi près de 10 0000 logements qui ont été bâtis en zones inondables sur l'ensemble du territoire. C'est le cas, notamment, à La Faute-sur-Mer où le conseil municipal bataille depuis des années avec le préfet de Vendée pour retarder la mise en place d'un plan de prévention du risque inondation. Avant de "durcir les règles", comme l'a évoqué la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, il serait déjà bon de les faire appliquer.
De même pour les digues qui protègent des zones inondables, et dont M. Sarkozy a annoncé un plan de renforcement. Or, les 1 000 km de digues "à risques" sont parfaitement répertoriés ; en Vendée, la direction départementale de l'équipement avait alerté, à l'automne 2007, sur la fragilité de celles qui étaient censées protéger les deux communes les plus touchées par la tempête. Là encore, le risque était connu. Là encore, il a été occulté, comme si l'on voulait écarter la perspective du pire, et se persuader que les catastrophes n'arrivent qu'aux autres. Pas de polémiques inutiles, donc. Mais il faudra bien qu'après le temps de la solidarité, vienne celui des responsabilités.
Voir aussi :
- L'interview de Jean-François Fountaine, vice-président de la région
Poitou-Charentes sur lesechos.fr/interview (1er mars)
- En France, la gestion des digues est un véritable casse-tête (Le Monde, 3 mars)
- Quand Sarkozy voulait assouplir la loi Littoral NouvelObs.com(2
mars)
- France Nature Environnement : Xynthia, le
naufrage de la loi ordinaire (2 mars)
- Journal de TF1 : Défilé funèbre APL-EMB au salon de l'agriculture le 1° Mars 2010 (spécial tempête)
Vue de l'atelier de production nautique Fountaine-Pajot
à La Rochelle, octobre 2009
Cet article est le 50ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies
environnement
On ne devra pas se passer de l’énergie nucléaire
Quelles énergies pour demain ? Pourra-t-on se passer du nucléaire ? Invité par Bruno Chevalier et Christine
Meyer (MRC 44), Gérard Pierre a répondu à ces questions le 29 janvier à Nantes (voir MRC 44 : les énergies de demain, en débat le 29 janvier 2010 à Nantes -
23 janvier 2010).
Gérard
Pierre est professeur émérite de physique à l’université de Bourgogne, président de l’association « Sauvons Le Climat Bourgogne
» et secrétaire national du MRC, chargé de l’énergie et de l’environnement. Son exposé prenait appui sur un montage de diapositives (voir http://icb.u-bourgogne.fr/SFPBFC/Documents/Nantes.pdf).
Le but était de faire le tour de ce qui existe en matière d’énergies (c’était l’objet de du précédent article - voir MRC 44 Nantes : Gérard Pierre a présenté les énergies disponibles), avant de se prononcer sur celles qui répondront le mieux aux besoins et aux conditions de demain, la plus importante étant la réduction de l’émission des gaz à effet de serre.
Dans ces articles, je reprends l’essentiel des diapositives projetées à l’écran. L’objectif de diviser par deux en 30 ans l’utilisation d’énergies fossiles est pris en compte.
Quelles énergies pour demain ?
Pourra-t-on se passer du nucléaire ?
Evolution (%) de la consommation mondiale d’énergie
2006 2036
Fossile 80 40
Hydraulique 6
Biomasse 6 }160
Nucléaire 6
Solaire, éolien 2
Total 100 200
Monde 2006 France 2006
Fossile 80 36
Hydraulique 6 5
Biomasse 6 4
Nucléaire 6 55
Total 100 100
Evolution des gaz à effet de serre par habitant
Pays Tonne de carbone Rang
Qatar 18,5 1er
USA 6,6 6
Allemagne 3,2 27
France 2,3 54
Chine 1,1 97
Inde 0,5 140
Emission de gaz à effet de serre pour produire de l’électricité
Dans le monde 46 %
En France Entre 10 et 20 %, suivant les rigueurs de l’hiver
Estimation de la durée des réserves
Combustible Type d’énergie Durée des Réserves
Pétrole, Gaz Combustion chimique Des dizaines d’années
Charbon Combustion chimique Des centaines d’années
Nucléaire Classique 235U Fission Des dizaines d’années
Nucléaire Surgénérateur Fission Des milliers d’années
Nucléaire Fusion Des milliards d’années
« Renouvelables » Solaire Des milliards d’années
Quelles énergies utiliserons-nous demain ?
• Le nucléaire (fission ou fusion) à condition que les citoyens l'acceptent, c’est une solution pour plusieurs centaines d’années.
• La biomasse, les biocarburants de seconde génération pourront être une solution au moins partielle.
• Le solaire thermique ou même électrique dans les régions non reliées à un réseau électrique.
• ….
Conclusions
• Développer les énergies renouvelables.
• Développer les économies d’énergie et l’efficacité énergétique.
• Développer l’utilisation et la recherche nucléaire : EPR, Régénération, Surgénération, Exploitation des systèmes sous critiques, ITER, Laser Méga Joules…
La priorité des priorités doit être la diminution des rejets des gaz à effet de serre.
Cet article est le 49ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies
Le charbon reste la source d’énergie la plus répandue
Invité par Bruno Chevalier et Christine Meyer (MRC 44), Gérard Pierre est intervenu le 29 janvier à Nantes sur la question des énergies que nous utiliserons demain (voir MRC 44 : les énergies de demain, en débat le 29 janvier 2010 à Nantes - 23 janvier 2010).

Gérard Pierre est professeur émérite de physique à l’université de Bourgogne,
président de l’association « Sauvons Le Climat Bourgogne »
et secrétaire national du MRC, chargé de l’énergie et de l’environnement.
Son exposé prenait appui sur un montage de diapositives (voir http://icb.u-bourgogne.fr/SFPBFC/Documents/Nantes.pdf).
Le but était de faire le tour de ce qui existe en matière d’énergies (c’est l’objet de ce premier article), avant de se prononcer
sur celles qui répondront le mieux aux besoins et aux conditions de demain (article suivant). Dans ces articles, je reprends l’essentiel des diapositives projetées à
l’écran.
Interactions fondamentales
• INTERACTION FORTE et INTERACTION FAIBLE
• INTERACTION ELECTROMAGNETIQUE
• INTERACTION GRAVITATIONNELLE
Quelques ordres de grandeur
Il est d’usage d’utiliser comme unité le Tep : Tonne Equivalent Pétrole.
– 1000 m3 de gaz naturel => 1,18 Tep
– 1 tonne d’hydrogène => 2,727 Tep
– 1 tonne de charbon => 0,659 Tep
– 1 gramme d'uranium => 1,88 Tep
– 1 gramme de deutérium => 5,68 Tep
Pour produire 1GW pendant un an, il faut :
Photovoltaïque 100 kilomètres carrés
Eolien 5600 éoliennes en mer
Charbon 2 600 000 tonnes
Pétrole 1 800 000 tonnes
Fission nucléaire 25 tonnes d’uranium
Fusion thermonucléaire 0,1 tonne de deutérium et 0,15 tonne de tritium
Réserves énergétiques mondiales
§ Energies fossiles : Charbon, Gaz, Pétrole.
§ Energies renouvelables : Hydraulique, Eolienne, Solaire (thermo-solaire, électro-solaire), Géothermique (pompes à chaleur, géothermie à haute température), Biomasse…
§ Energie nucléaire : Fission, Fusion
Réserves énergétiques fossiles - dont l’utilisation est responsable de l’augmentation de l’effet de serre (Interaction électromagnétique) - dans le monde :
Pétrole : essentiellement le Moyen-Orient, et secondairement, l’Afrique et l’Amérique du Sud.
Gaz : essentiellement la Russie et sa périphérie ex-soviétique, ainsi que le Moyen-Orient.
Charbon : essentiellement l’Amérique du Nord, l’Europe du Nord-ouest, La Russie et sa périphérie, l’Extrême-Orient et l’Océanie, l’Afrique.
Pétrole et gaz : les réserves sont concentrées dans peu de régions du monde.
Charbon : les réserves sont disséminées sur tous les continents.
Estimation de la durée des réserves énergétiques fossiles
Pétrole Gaz Charbon
Avec la consommation actuelle 50 ans 65 ans 260 ans
Avec l’augmentation de la consommation 30 ans 40 ans ?
Consommation mondiale de pétrole (%) en 1973 et en 2002
1973 2002
Amérique du Nord 32 2% 27,8%
Europe occidentale 26,8% 19,4%
Japon 9,6% 6,8%
Reste du monde 31,4% 46,0%
Production (nette) de l’électricité en Allemagne (2006, 595 TWh)
Production d’origine thermique : 380 TWh (64%) en augmentation entre 1996 et 2006
Production d’origine nucléaire : 159 « (27%) stable
Production d’origine éolienne : 31 « (5%) en augmentation
Production d’origine hydraulique :26 « (4%) stable
• Le plus grand parc éolien du monde
Puissance installée 22 250 MW pour un coût d’environ 33 M€, soit l’équivalent de 13,9 EPR qui eux coûteraient 45 M€, mais dont la production d’électricité serait 3 ou 4 fois plus grande que celle du parc éolien.
Energie nucléaire (interaction forte, interaction faible)
• Fission : filière classique (fission de l’uranium, plutonium...)
• Fusion : fusion de l’hydrogène (dans les étoiles), fusion du deutérium (naines brunes), fusion d’un noyau de deutérium et d’un noyau de tritium.
Historique de la fission
1932 Chadwick Neutron
1935 Joliot-Curie Radioactivité artificielle
1938 Fermi, Hahn et Strassmann Réalisation des premières fissions artificielles
1939 Joliot-Curie Prise de brevets
1942 Fermi Premières expériences
Applications :
•Militaires (Oppenheimer - bombe atomique en 1945)
•Civiles (Fermi, Joliot-Curie, pile atomique, puis réacteur)
En France : Création du CEA - Applications civiles puis militaire…
Produits de la fission
Ce sont les déchets nucléaires :
• Résidus de la combustion de l’235U (uranium) - Période courte : 90Sr (Strontium) et 137Cs (Césium) - Période longue : 129I (Iode) et 135Cs (Césium)
• Transmutation de l’238U (uranium) en plutonium
Loi Bataille : stockage des déchets nucléaires
1. Recherche sur la séparation et la transmutation des éléments radioactifs à longue vie.
2. Conditionnement pour l’entreposage temporaire en surface.
3. Etude des procédés de conditionnement et de stockage réversible de longue durée, afin d’éviter toute dispersion de matériaux radioactifs.
Réserves mondiales (prouvées) d’uranium (en milliers de tonnes, début 2001, total monde 2516,1 milliers de tonnes - hors Chili et Chine) : Australie (667), Kazakhstan (432), Canada (314), Afrique du Sud (231), Brésil (162), Namibie (144), Russie (138), USA (104), Ouzbékistan (90), Mongolie (61), Niger (29), Algérie (26), France (12) …
Evolution de la production d’électricité en France
De 40 TWh en 1950 à 500 TWh en 2000.
En 1970, sur 140 TWh, 90 étaient d’origine fossile, 40 d’origine hydraulique et 10 d’origine nucléaire.
En 2000, sur 500 TWh, 40 étaient d’origine fossile, 80 d’origine hydraulique et 380 d’origine nucléaire.
Fusion contrôlée
1920 : Aston et Eddington (Britanniques) - Compréhension du fonctionnement du soleil
1946 : Thomson et Blackman (Britanniques) - Dépôt d’un brevet. Pas de réalisation
1968 : Les soviétiques obtiennent 10 millions de degrés TOKAMAK*
Après 1968 : France, Japon, USA, Europe, Cadarache Développement des TOKAMAK
*TOKAMAK = TOroidalnaya KAmerac MAgnitinjni Katuskhani : Chambre à vide toroïdale et bobine magnétique.
Fusion : le projet Iter (voir Le projet de réacteur à fusion thermonucléaire ITER Cadarache).
Cet article est le 48ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies
La voie énergétique française de gauche est à construire
A partir d’une idée de Christine Meyer, conseillère municipale de Nantes et candidate MRC sur la liste conduite par Jacques
Auxiette aux prochaines élections régionales en Pays de la Loire, Bruno Chevalier et le MRC 44 invitent à une réunion publique et au débat qui suivra la présentation qui sera
faite par mon collègue secrétaire national MRC, Gérard Pierre.
Le thème choisi est d’une extrême importance : les énergies pour demain.
Le lieu : salle Bretagne à Nantes vendredi 29 janvier à 20h30.
Voir Quelles Energies pour Demain ??
Sur le blog du MRC44 - Mouvement Républicain et Citoyen.
A noter, deux articles qui aideront à préparer cette réunion :
MRC : la 3ème voie, réaliste, pour une politique énergétique de l'UE - 5 septembre 2008
Exposé de Gérard Pierre sur les énergies - rencontre CIVIQ 26 10 06 St-Berthevin - 21 avril 2007
Cet article est le 47ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies
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