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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 12:20

 

La France doit mettre le citoyen et la République au centre de la vie publique

 

Gérard Beillard, Serge Maupouet et Michel Sorin ont préparé une contribution qui pourra être intégrée dans une motion d'orientation, dans le cadre du congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, qui aura lieu les 13 et 14 juin 2015 à Paris-Bercy. Après la partie de cette contribution qui reprend des extraits de quelques livres de Jean-Pierre Chevènement (voir, 21 mars, Congrès MRC 2015 : les livres de Chevènement, source d'inspiration), voici la partie qui traite des évènements de janvier à Paris et de leurs enseignements.

Les leçons des évènements de janvier 2015 doivent être tirées.

Nous devons prendre en compte les leçons des attentats de janvier 2015 à Paris, comme l'a fort bien indiqué Jean-Pierre Chevènement lors du colloque organisé par le Comité laïcité et République le 14 mars 2015. Crise de la laïcité, crise de la République, crise de la démocratie. Relevons le défi. Voir Nous sommes confrontés à une immense crise de la démocratie.

« L'idéal laïc doit nous aider à relever le défi. La laïcité, c'est la croyance en la raison naturelle et en la capacité des citoyens à s'entendre sur une idée du bien commun dans un espace public soustrait à l'empire des dogmes (...).

La crise de la démocratie est plus sensible encore dans une République laïque comme la nôtre. Le triomphe d’idéologies obscurantistes résulte de l’abandon ou de la méconnaissance de la laïcité comme condition de validité de la formation d’une volonté générale, d’un bien commun à tous les hommes. 

C’est cette idée d’un bien commun qu’il faut relever. J’ai dit « un bien commun à tous les hommes » et non à une partie des hommes, par exemple à l’Occident. Il faut rejeter l’occidentalisme et penser un avenir de progrès pour tous, y compris le monde arabo-musulman qu’il faut réconcilier avec la modernité (Palestine, Iran). Mais cette modernité, avons-nous su la rendre aimable ? Poser la question c’est y répondre : la modernité du capital financier mondialisé suscite partout un immense rejet. C’est une autre modernité qu’il faut faire aimer (…). 

Il faut aussi expliquer la République et la laïcité, redonner sens au combat républicain - inséparable du combat pour la justice - en France et dans le monde. Ce qui unit doit être plus fort que ce qui divise. Relever l’Ecole de la République n’est pas possible si on ne relève pas la République elle-même (...). 

Comment voyons-nous l’avenir de notre société ? Et l’avenir du monde ? De quel projet sommes-nous porteurs ? La laïcité est un combat. C’est celui de la Raison qu’il faut remettre à l’œuvre dans l’Histoire, après trois décennies d’obscurantisme consenti, une histoire qui sera inséparablement la nôtre et celle des autres peuples. Enoncer ce défi est une manière d’en prendre la mesure. Comme dit l’adage « Il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port ». Ce cap c’est celui de la République et de la laïcité retrouvées ! »

 

La France citoyenne s'est levée le 11 janvier, comme l'a écrit Anne Françoise Franceschini :

(…) « Cette marche a permis à la République de revenir dans les consciences de chacun, dans les médias où la réflexion, les débats que l’on pensait d’un autre siècle ont animé durant plusieurs jours l’actualité, chez les citoyens à la maison, au bureau, entre amis ou chacun, à travers ses émotions, ses craintes, essayait de trouver des réponses au mal de notre société.

Ces débats, ces réflexions, ne doivent pas être remisés dans un coin de notre tête attendant le prochain traumatisme pour redevenir d’actualité. Nous devons continuer la marche du 11 janvier, nous devons revenir à l’essentiel, aux valeurs de la République et réfléchir au choix de société au regard de ses valeurs et de ce que la République considère comme son centre, sa base, le citoyen.

Le citoyen doit reprendre sa place ; le 11 janvier, des citoyens se sont unis pour dire ce qui leur était précieux, ils ont pris conscience de la puissance de cette union. Nous devons mobiliser les citoyens, leur redonner la parole, créer des agoras en dehors des partis politiques qui ne sont plus que des machines électorales, des courroies de transmission des élus, sans débats, sans idées. La République doit retrouver son essence, la Res Publica, la chose publique, qui appartient au peuple, qui est pour le peuple, les citoyens.

Les médias guident la pensée des citoyens en mettant en exergue tel évènement au détriment d’un autre, ou en le développant d’un unique point de vue, parfois ils deviennent les porte-parole de tel ou tel parti, ou de telle pensée idéologique ; les citoyens n’ont souvent pas le temps d’aller rechercher la contradiction et, inconsciemment, s’imprègnent de ces analyses et les admettent comme des évidences indiscutables, et qu’il n’y a pas d’autres alternatives. L’esprit critique du citoyen est annihilé.

Nous devons réveiller les esprits par des débats contradictoires, en apportant d’autres éléments à la réflexion de chacun, afin qu’il puisse se déterminer en toute conscience. C’est en cela que le citoyen reprendra sa place et son pouvoir, c’est en cela qu’il redeviendra maître de son destin, c’est en cela que la République retrouvera l’aura de 1792, c’est en cela que la France redeviendra le pays des droits de l’homme et du citoyen ».

Cet article est le 150ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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