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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:54

Le MRC doit être le parti des citoyens et initier le rassemblement de la gauche

 

Lors de la réunion du 12 avril du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, les auteurs des motions d'orientation ont présenté leurs textes.

Voici l'intervention de Michel Sorin, qui a présenté la motion qu'il a déposée avec Serge Maupouet, dans la perspective d'une synthèse avec la motion « Le Courage d'Avancer ».

Voir les articles des 27 et 28 mars sur le blog du MRC 53 :

- Congrès 2015 MRC : le débat s'organise autour de textes d'orientation

- Congrès MRC 2015 : le débat aura lieu sur l'orientation du Mouvement

 

La gauche ne peut gagner en 2017 que sur la base d'un projet social et républicain de redressement de la France. Car, seul ce projet peut lui permettre de rassembler et de mobiliser son électorat dès le premier tour de l'élection présidentielle. Si la gauche a été divisée lors des élections départementales en 2015, c'était à cause de la politique du gouvernement socialiste. Pendant sa campagne électorale en 2012, le candidat François Hollande n'avait pas dit qu'il se soumettrait aux 3 B (Bruxelles, Berlin, Bercy). Et, pourtant, c'est ce qu'il a fait avec ses gouvernements Ayrault et Valls. C'est cette politique qui est mortifère pour la gauche et pour la France.

Notre objectif doit être de faire revenir la gauche et le président de la République au projet social et républicain que les Français attendent. Comment y parvenir ?

En comptant sur les citoyens, afin d'établir un rapport de forces au sein de la gauche, au sommet. Si nous nous limitons à notre stratégie d'influence à l'Assemblée nationale avec nos trois députés, nous pesons 1 %. Ce n'est pas suffisant. En utilisant l'effet de levier avec les citoyens, en étant présent auprès des divers partis et organisations de gauche, à tous les niveaux, notre force sera décuplée. C'est le seul moyen qui nous reste si nous voulons éviter d'être définitivement marginalisés, en n'ayant plus le choix qu'entre l'isolement et le ralliement au PS.

La question, maintenant, c'est comment les citoyens vont nous aider dans cet effet de levier . Nous devons aller vers eux, leur parler avec des mots qu'ils comprennent. Il faut simplifier notre discours, considérer les citoyens comme étant l'essentiel dans notre démarche politique républicaine.

 

- Nous devons leur dire clairement que l'état de semi-apesanteur démocratique de l'Europe n'est plus acceptable.

La France doit reconquérir la plénitude de sa souveraineté, ce qui est compatible avec des délégations de souveraineté consenties par référendum. Le traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel européen, est un contre-exemple, dont la légitimité est contestable. C'est ce type de décisions qui est à l'origine de la montée du Front National. Nous ne pouvons l'accepter.

 

- Il faut dire de la même façon que la soumission aux marchés financiers est inacceptable. Même quand elle est relayée par les institutions européennes. C'est ce qui empêche une alternative démocratique. La responsabilité de l’État est de créer les conditions du développement de l'économie française. Ce n'est pas de relayer les messages des marchés financiers. Notre réponse à l'offensive du capitalisme financier doit être de reconstruire à la fois la défense des salariés, en tant que citoyens producteurs, et la défense des entreprises contre leur spoliation par certains actionnaires sans scrupules à l'égard de l'intérêt général.

 

- La 3ème chose la plus importante à dire aux citoyens, c'est que notre pays doit relever le défi républicain de la laïcité. Ce qui unit doit être plus fort que ce qui divise. C'est l'idée du bien commun qu'il faut relever. Nous souscrivons à ce qu'a dit Jean-Pierre Chevènement le 14 mars lors du colloque organisé par le Comité Laïcité et République. La crise de la laïcité, la crise de la République, la crise de la démocratie : tout est lié. Il faut relever le défi.

 

Cela pose la question du MRC, des décisions à prendre par notre congrès pour faire émerger un MRC dont les trois lettres préfigurent le mouvement républicain et citoyen dont la gauche et les Français ont besoin.

Ce congrès est un point d'étape important car il vient après 50 ans de militantisme socialiste et républicain autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Un parcours parsemé de succès et d'échecs. Une ligne politique constante et un logiciel républicain qui s'est précisé au cours du temps et dont la validité est confirmée par les évènements.

 

En 1971, le CERES avait contribué à changer en profondeur la pratique du Parti socialiste à partir du congrès d'Epinay, lequel avait ouvert la voie au rassemblement de la gauche, préalable à la conquête du pouvoir, qui s'est effectuée en 1981.

 

En 2017, le rôle du MRC sera de rendre possible l'alternative républicaine et citoyenne, par le rassemblement de la gauche de bas en haut, de la commune à la nation, autour de quelques notions simples :

- le concept de la nation citoyenne, fondateur de la République,

- la souveraineté nationale et populaire, à redéfinir en récusant l'idéologie néolibérale et sa créature institutionnelle européenne,

- les idées qui ont permis au Conseil National de la Résistance de forger le compromis politique du redressement national à la Libération,

- le lien entre politique et économie productive, à tous les niveaux institutionnels de la République.

 

La mission historique du MRC est d'amorcer le rassemblement des citoyens pour construire une alternative aux politiques néolibérales en vigueur depuis 1983. Si nous avons l'objectif de créer des groupes locaux de citoyens et si nous en prenons les moyens dans notre organisation, il s'enclenchera une nouvelle dynamique militante.

 

N'oublions pas les concepts que nous avions forgés dans les années 1970. En les actualisant (mouvement d'en haut et d'en bas, autogestion de l'entreprise), nous redonnerons des perspectives au monde du travail : la revalorisation du travail, producteur de richesse économique, l'importance de la qualification professionnelle, la valeur sociale du travail sous la forme de la cotisation, le lien entre économie et social, l'importance du développement économique pour financer la protection sociale.

La notion d'emploi, sous l'emprise du capitalisme financier, est enfermée dans une logique marchande et devient une variable d'ajustement des dividendes pour les actionnaires. Revenons à tout ce qui favorise l'économie réelle.

Le dialogue entre citoyens et professionnels, par secteur d'activité, est à développer pour accroître l'efficacité des secteurs productifs et favoriser la démocratie économique.

Il faut aussi réfléchir aux conséquences sociales du développement accéléré de l'économie numérique, notamment dans les secteurs des communications, de l'énergie et du transport. Ce peut être le moyen d'aller vers une économie plus citoyenne, moins financière.

 

Le MRC est devant une responsabilité historique.

- Il nous faut mieux valoriser ce que nous sommes après 50 ans de construction d'une ligne politique et d'un logiciel, mais qui est trop peu utilisé. Notre référence, c'est Chevènement.

- Il nous faut, en même temps, nous ouvrir à toutes les organisations politiques, syndicales et associatives, qui veulent rompre avec la logique néolibérale et financière du capitalisme. Notre référence historique, c'est Jaurès, qui a su rassembler les socialistes en s'appuyant sur la République.

Nous devons être les militants du réel en politique, les citoyens porteurs de la reconstruction du pays après l'avoir libéré de son emprise néolibérale sur l'économie.

Nous devons être à l'initiative du mouvement citoyen qui va conduire au rassemblement de la gauche. Nous devons être le parti des citoyens !

 

Ce congrès doit être celui du sursaut pour notre Mouvement. Nous faisons trop appel à l'intellect. Ajoutons-y de l'affect. Nous donnons trop l'impression de nous adresser à l'élite politique. Ajoutons-y une présence militante près des citoyens. Nous nous limitons à la politique en haut. Ajoutons-y la politique en bas.

Avançons sans nous diviser mais en débattant de nos orientations, avec la volonté de nous rassembler lors du congrès. Là, nous prendrons ce qu'il y a de meilleur dans nos textes et nous choisirons notre route commune.

Il faut faire confiance aux militants. L'un d'eux a pris l'initiative d'intégrer notre projet de motion dans un autre. Nous avons décidé de suivre sa proposition et de constituer une motion à partir des deux textes.

Continuons à rechercher la synthèse entre les motions en présence, afin d'arriver à la motion du congrès qui sera portée par tous les adhérents de notre Mouvement et fera le lien entre l'idéal socialiste et la réalité républicaine.

Cet article est le 155ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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