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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 23:05

Pour la reconquête de la souveraineté populaire et nationale

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’un nouveau contrat de développement pour la France périphérique :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

            - Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voir aussi (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

            - Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie

 

Voici le second titre :

POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE

 

La coopération européenne est une grande idée pour laquelle je veux m’engager. Toutefois, l’Union européenne n’a aujourd’hui rien à voir avec cette ambition. Son impuissance face aux crises et sa prétention à discipliner les peuples témoignent du décalage complet qu’il y a entre cette institution et la vie réelle de nos concitoyens. Bruxelles est un vaisseau fantôme qu’il s’agit désormais d’arraisonner.

 

L’Europe taille unique – monnaie unique, politique budgétaire unique, frontières uniques – mène le continent au désastre.

Désastre démocratique, lorsque nous en arrivons au point où le président de la Commission européenne lui-même déclare qu’il « ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » ; désastre économique, alors que la zone euro est depuis le début des années 2000 la zone géographique du monde dotée de la croissance économique la plus faible ; désastre politique, avec la montée partout de l’extrême-droite, désormais aux portes du pouvoir chez nous comme dans plusieurs pays européens.

 

L’intégration européenne à marche forcée a été voulue et théorisée, notamment par Jean Monnet, pour imposer le modèle fédéral et rendre impossible tout retour en arrière. Or, il y a un grain de sable dans les rouages de l’intégration : les peuples n’en veulent pas.

Danemark en 1992, France et Pays-Bas en 2005, Irlande en 2008, Grèce en 2015, Pays-Bas et Royaume-Uni en 2016 : la liste est longue de tous les peuples qu’il aura fallu en quelque sorte dissoudre, d’une manière ou d’une autre ; par l’organisation de consultations supplémentaires jusqu’à ce que le « oui » l’emporte, comme en Irlande ; par la trahison des aspirations populaires via une ratification parlementaire, comme en France ; par la guerre économique et jusqu’à la plus complète capitulation, comme en Grèce, afin de poursuivre, vaille que vaille, contre la démocratie, contre les peuples, contre l’histoire même, la construction d’une Europe de l’unique dont toute l’expérience prouve pourtant qu’elle ne fonctionne pas ! Et qui peut dire, dans ces conditions, le sort qui sera demain réservé aux Britanniques, qui ont osé voter la sortie pure et simple de l’Union européenne ? Le bon sens voudrait qu’un compromis raisonnable soit trouvé, mais le bon sens n’est pas la chose mieux partagée dans l’Union européenne, qui campe à cette heure sur des positions rigides.

 

Les européistes ont toujours défendu l’idée selon laquelle cette Europe était la seule possible et qu’il n’y avait pas de « plan B ». En un sens, ils ont à moitié raison. Oui, cette Europe est bien la seule possible puisque aucune réforme interne de la construction européenne n’a la moindre chance d’aboutir. L’ultime tentative menée par Syriza pour conquérir une « autre Europe » l’a tragiquement démontré, une fois pour toutes : les institutions fédérales ont trop de force et les États membres sont trop différents et divisés pour qu’il en aille autrement.

 

Cependant, il y a bien un plan alternatif que je définis comme notre « plan A » : reconquérir notre souveraineté nationale et populaire, pour que la République soit enfin libre d’agir conformément à la volonté exprimée par ses citoyens. Défédéraliser les institutions européennes est le seul moyen de sauver le projet européen, qui doit devenir une coopérative des Nations et des peuples.

 

J’engagerai la reconquête de notre souveraineté nationale et populaire.

 

17- Affranchir la France de la tutelle des traités européens, rejetés par référendum en 2005, en modifiant le titre XV de la Constitution pour y retirer toute référence au traité de Lisbonne

 

18- Rapatrier notre politique monétaire à Paris en sortant de la monnaie unique

 

19- Reconquérir notre souveraineté budgétaire en dénonçant le traité budgétaire européen et les règles afférentes et en supprimant de notre législation nationale la règle des 3 % de déficit budgétaire afin de s’affranchir des politiques d’austérité

 

20- Supprimer la Commission européenne

 

21- Soutenir et développer des projets de coopérations scientifiques, industriels, culturels, à géométrie variable

 

22- Transformer le Parlement européen en une représentation des parlements nationaux

 

Afin que la France ne soit plus soumise à l’ordre juridique européen, à ses traités, à ses directives et ses règlements ultra-libéraux et pour que la République soit libre d’agir conformément à la volonté populaire, la première étape, indispensable, consistera à renverser la hiérarchie des normes, afin que le droit national prime à nouveau sur le droit communautaire.

 

Un référendum sera convoqué et proposera la réécriture complète du titre XV de la Constitution française pour y retirer toute référence au traité de Lisbonne. Un traité rejeté par les Français n’a rien à faire dans notre Constitution ! Les conditions nécessaires à tout approfondissement de la construction européenne y seront inscrites : la satisfaction des besoins sociaux des peuples, la protection de l’environnement, le renforcement de la démocratie, la préservation de la libre détermination du peuple français en matière économique, sociale, monétaire et budgétaire.

 

Sur cette base, nous engagerons immédiatement la reconquête de notre souveraineté monétaire et budgétaire. J’assumerai la sortie de la monnaie unique en nationalisant l’euro, de manière négociée si cela est possible et faisable rapidement, ou, dans le cas contraire, de façon unilatérale.

La monnaie unique n’est pas qu’une simple devise inoffensive et pratique qui nous permettrait de traverser les frontières sans tracas. C’est une méthode de gouvernement qui piétine les démocraties, c’est une cure de déflation sociale qui installe la stagnation à perpétuité et laisse se développer le cancer du chômage de masse, c’est un outil monétaire conçu pour faire converger les économies européennes et qui ne produit que le contraire : une divergence massive, croissante, entraînant irréductiblement l’accroissement des fractures entre les peuples européens, jusqu’à l’éclatement.

C’est le sens des réquisitoires prononcés par de nombreux économistes contre la monnaie unique européenne, en France et dans le monde, dont les prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, Paul Krugman, Amartya Sen et Maurice Allais. Il faut à gauche une voix qui ait enfin le courage de poser cet impératif : il est plus sage d’organiser la sortie de la monnaie unique plutôt que de la subir ultérieurement dans les pires conditions. L’organiser, cela veut dire nationaliser l’euro.

 

Dans le même temps, nous nous affranchirons des politiques d’austérité en dénonçant les règles budgétaires européennes qui plombent l’économie du continent : le traité budgétaire européen, le six pack, le two pack… La règle des 3 % de déficit budgétaire sera supprimée de notre législation nationale. Le Parlement doit pouvoir voter le budget de la Nation en toute liberté sans se soumettre aux injonctions des petits comptables de Bruxelles.

 

Défédéraliser l’Union européenne implique de supprimer toutes les institutions fédérales existantes. Cela concernera en premier lieu la Commission européenne, à laquelle la France cessera de participer en menant une politique de la chaise vide. De la même façon, le Parlement européen sera transformé en une représentation des Parlements nationaux, sans quoi la France ne reconnaîtra plus cette institution.

 

L’Europe que nous appelons de nos vœux, c’est l’Europe du commun, l’Europe des projets construits en commun. Je propose de développer les projets de coopération scientifique, industrielle, culturelle, avec ceux de nos partenaires qui le souhaitent. Airbus, Ariane, Erasmus sont nés d’initiatives légères, impulsées directement par des États choisissant de coopérer entre eux pour préparer l’avenir. C’est pour cela que ces projets ont réussi. La France doit prendre ses responsabilités en lançant un grand appel à projets en Europe à l’attention de l’ensemble de nos partenaires, pour développer les aventures communes, consolider des intérêts partagés et produire des innovations technologiques, culturelles et sociales.

 

C’est la voie que la France empruntera résolument pour faire de l’Europe une réalité utile, plutôt qu’une chimère sans lendemain qui programme bien des désillusions.


 

Cet article est le 2963ème sur le blog MRC 53 - le 195ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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