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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 12:25

Pour une nouvelle croissance par la relance monétaire et budgétaire


 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

Voir (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

Voir aussi (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

Voici la première partie du troisième titre

CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT

 

Les responsables politiques perdent tout crédit en annonçant chaque trimestre une reprise économique qui ne vient pas. L’économie française ne s’est jamais véritablement relevée de la crise financière de 2007-2008 et de la crise de l’euro à partir de 2010. La croissance économique reste très faible, le chômage élevé, l’investissement des entreprises atone et le solde des échanges en matière de bien manufacturés toujours aussi dégradé.

 

Cette situation n’est pas propre à la France : en dépit du dénigrement systématique de tous ceux qui y voient, par intérêt ou par myopie, une spécificité nationale, cela concerne l’ensemble des économies partageant l’euro comme monnaie et l’austérité comme politique budgétaire. Le reste du monde, au-delà des apparences et des chiffres truqués, ne va guère mieux. En réalité, le capitalisme financier tout entier est rentré dans une crise profonde. La mondialisation a atteint ses limites. Les inégalités économiques et sociales sont devenues insupportables. Nous devons envoyer l’idéologie néolibérale au tombeau, avant qu’elle n’y envoie ce qu’il reste de notre économie, de notre démocratie et de notre espérance en un monde meilleur pour nos enfants.

 

La refondation de notre démocratie et la reconquête des instruments de souveraineté nous permettront de créer les conditions pour engager enfin une autre politique économique. Nous devons avoir pour objectif de vaincre le chômage et de retrouver enfin le plein emploi. Alors que certains semblent accepter le chômage comme une fatalité, je ne m’y résous pas. Le plein emploi est une exigence parce que rien n’est plus protecteur pour le corps social. Le chômage est une calamité pour les chômeurs bien sûr, mais il pèse aussi sur ceux qui travaillent, il génère la réduction du pouvoir d’achat et donc la diminution des carnets de commande des entreprises, il réduit les recettes de l’État et met en péril la soutenabilité des finances publiques. La mise à l’écart de plus de 6 millions de nos compatriotes a des conséquences pour la société tout entière. Le chantage à l’emploi et la peur du déclassement sont omniprésents dans notre quotidien : comment consommer, investir, innover, lorsque l’avenir apparaît si incertain, si morose, si sombre ?

 

Pour réussir, nous devrons faire l’inverse de ce qui a été engagé sans interruption depuis 40 ans. Nous devons réglementer et non libéraliser, mener un grand plan de relance au service de la demande plutôt qu’une politique d’austérité prétendument au service de l’offre, répartir le travail différemment en travaillant moins individuellement pour travailler plus collectivement, faire primer une grande stratégie industrielle sur la politique de la concurrence, réorganiser les entreprises en reconnaissant le rôle fondamental des salariés, plutôt que celui des actionnaires, dans la production des richesses.

 

Pour redresser l’économie de la France et en faire un exemple inspirant pour le reste du monde, je mettrai au cœur de la politique économique de la France l’intervention de l’État, de nouvelles régulations et les indispensables salariés et citoyens qui, en définitive, sont par leur travail les seuls créateurs de richesse.

 

Aujourd’hui, le pouvoir économique domine le pouvoir politique… et finalement le reste de la société. Demain, le politique et le peuple souverain doivent reprendre la main.

 

ORGANISER UNE NOUVELLE CROISSANCE

 

23- Retirer définitivement la France du processus de négociation du TAFTA et du CETA

 

24- Établir des droits de douanes progressifs pour les pays avec lesquels la France enregistre un déficit commercial

 

25- Prévoir un système de contrôle des capitaux pour protéger notre pays en cas d’attaque des marchés financiers

 

26- Soutenir un projet ambitieux de taxe sur les transactions financières

 

27- Mener un audit suivi d’une restructuration de la dette publique

 

28- Instaurer une obligation d’achat d’une partie des émissions des obligations du Trésor par les principales banques françaises

 

29- Instituer une séparation bancaire stricte entre les banques de dépôt et les banques de financement, d’investissement et de marché, pour empêcher la propagation d’une nouvelle crise financière

 

30- Canaliser la politique monétaire vers l’économie de production

31- Conférer l’exclusivité du privilège de refinancement auprès de la Banque centrale aux seules banques de dépôt

 

32- Introduire dans les statuts de la Banque de France un objectif prioritaire de croissance et de plein emploi aux côtés d’un objectif d’inflation relevé à 4 %

 

33- Placer l’action de la Banque de France sous la responsabilité de l’État

 

La libéralisation des échanges internationaux a produit une déconnexion géographique entre les zones de production et de consommation. Cette déconnexion est évidemment problématique dans la mesure où les producteurs sont aussi consommateurs. Cette situation explique en grande partie que, depuis la crise financière de 2007-2008, les échanges internationaux croissent moins vite que le reste de l’activité économique, quant ils augmentaient auparavant deux fois plus rapidement. La démondialisation est aujourd’hui une réalité à l’échelle planétaire.

 

Je mettrai un coup d’arrêt aux négociations internationales visant à relancer le commerce international, en retirant définitivement la France des processus de négociation du TAFTA et de ratification du CETA.

Au-delà, j’engagerai la conversion progressive de l’économie française à des régulations commerciales plus protectionnistes. Pour cela, il sera nécessaire d’établir un système de droits de douanes modulables, qui se déclencheraient au-delà d’un certain seuil de déficit commercial avec un autre pays. Le montant de ces droits sera proportionnel au niveau du déficit commercial atteint. Par cette mesure de protectionnisme éducatif, la France établira le principe de l’équilibre des échanges, en répartissant les efforts entre les pays excédentaires et déficitaires. Pour que ce principe soit appliqué de façon juste, je défendrai cette approche de protectionnisme éducatif au cœur de l’organisation du commerce international.

 

La libéralisation totale des mouvements de capitaux et la financiarisation de l’économie génèrent une pression extrême sur le système productif et aboutissent à ce qu’il faut bien appeler une « déflation par l’offre ». Confrontée à une concurrence mondiale féroce, pressée par l’exigence de rendements toujours plus élevés pour le capital, notre économie est ainsi piégée dans une logique infernale : tirer tous les « coûts » vers le bas, créant ainsi un problème de demande et de débouché, d’emploi et de pouvoir d’achat, d’innovation et d’investissement.

 

Casser la financiarisation suppose d’abord de construire des régulations nationales des échanges internationaux de capitaux. Je prévoirai les modalités d’un contrôle des capitaux en cas d’attaque des marchés financiers contre notre pays, attaque qui pourrait survenir lorsque la France sortira de l’euro, ou lors du processus de restructuration des dettes publiques. Ce contrôle des capitaux sera également conçu de manière plus offensive. Il servira alors à filtrer les sorties de capitaux de manière à lutter contre la fraude fiscale et à filtrer les entrées spéculatives de capitaux afin de favoriser l’investissement international productif. L’introduction d’une taxe ambitieuse sur les transactions financières s’inscrira dans ces mêmes objectifs.

 

Casser la financiarisation suppose aussi de mieux réguler l’émission de la dette publique sur les marchés financiers. C’est ce qui permettra de dégager l’État de la pression des seuls détenteurs de capitaux afin de le réorienter vers l’intérêt général. Une commission de restructuration de la dette publique sera convoquée : elle examinera la part de l’endettement directement ou indirectement liée à la crise financière, au sauvetage des banques et aux politiques d’austérité, que l’État ne reconnaîtra plus. J’instaurerai également une obligation d’achat d’une partie des obligations du Trésor par les banques françaises, afin d’en assurer la liquidité.

 

Toutes ces réformes nécessiteront et rendront possible une véritable réforme bancaire qui séparera strictement les banques de dépôt des banques d’affaires et de marché. Cette séparation améliorera le financement de l’économie réelle, en permettant une meilleure canalisation de la politique monétaire. Les banques de dépôt se verront de plus conférer l’exclusivité du refinancement auprès de la Banque centrale. Il ne sera plus possible d’utiliser les dépôts des épargnants pour spéculer et cette spéculation ne sera plus, de fait, garantie par les pouvoirs publics.

 

Je régulerai la politique monétaire de la Nation en revoyant les objectifs qui présideront à l’action de la Banque de France et en plaçant son action sous la conduite de l’État.

 

Ce nouveau cadre de régulations économiques permettra d’engager la politique de relance dont l’économie française a besoin pour s’extirper du piège mortel de la déflation.

 

UNE POLITIQUE DE RELANCE MONÉTAIRE ET BUDGÉTAIRE POUR EN FINIR AVEC L’AUSTÉRITÉ

 

34- Mener une politique monétaire expansive pour lutter contre la déflation et financer l’investissement productif

 

35- Favoriser une dépréciation de 25 % du nouvel euro nationalisé pour soutenir la compétitivité des entreprises françaises

 

36- Restaurer à titre temporaire la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante pour compenser les effets liés à la dépréciation monétaire sur la hausse du prix des produits pétroliers

 

37- Mener une politique de la demande en soutenant la consommation et l’investissement

 

38- Pour soutenir le pouvoir d’achat, augmenter le SMIC de 10 % dès la première année du mandat et indexer les salaires sur les prix

 

39- Augmenter le niveau des investissements publics et les concentrer sur les politiques publiques prioritaires : le logement, les infrastructures publiques, l’éducation et la recherche, la santé, les dépenses militaires

 

La Banque de France poursuivra avec le nouvel euro-franc nationalisé une politique monétaire dite « d’assouplissement quantitatif », laquelle sera rendue plus efficace grâce aux nouvelles régulations financières prévues.

Cette politique monétaire expansive visera à contrecarrer toutes les tendances déflationnistes à l’œuvre dans l’économie, à garantir la liquidité de la dette française ainsi que des taux obligataires au plus bas qu’il sera possible, à favoriser la dépréciation de 25 % du nouvel euro-franc nationalisé et à financer l’investissement réellement productif au sein de l’économie réelle. Je compenserai l’augmentation du prix des importations les plus sensibles en prévoyant l’instauration d’une TIPP flottante pendant 3 ans. Cette politique monétaire expansionniste sera combinée à une politique de relance budgétaire, par la consommation et par l’investissement.


 

Cet article est le 2964ème sur le blog MRC 53 - le 196ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016 à Malakoff (92), le lendemain de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016 à Malakoff (92), le lendemain de la présentation de son projet pour la France

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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