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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 20:42

 

Rapprocher les militants de la gauche républicaine et sociale

 

L’ancien maire (1990-2001) de Saint-Berthevin n’a plus de mandat électif depuis 2004 (il était conseiller régional des Pays de la Loire de 1998 à 2004). Le même, ancien responsable départemental du Parti socialiste, a quitté son poste et ce parti en décembre 2001.

C’est en tant que blogueur (http://mrc53.over-blog.com et http://civiq.over-blog.com) et en tant qu’adhérent - et responsable départemental et régional du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) fondé par Jean-Pierre Chevènement en 2003 - que le retraité Michel Sorin a été présent en politique ces dernières années. Voir MRC 53

 

Dans un texte du 15 octobre 2017 - adopté sur sa proposition le lendemain par le secrétariat national du MRC, dont il est membre - il affirmait que « cette année 2017 a été celle de la clarification politique après plus de 30 ans de confusion programmatique entre droite et gauche au gouvernement, liées par leur engagement européen ».

 

« Ainsi, cette année 2017 restera dans l’Histoire comme la fin d’un partage du pouvoir entre deux grands partis politiques libéraux et européens, ne s’opposant que sur des questions subalternes dans l’attente de la prochaine échéance électorale ».

 

Ce qui a caractérisé leur action, c’est le non-dit sur l’essentiel : l’influence croissante des institutions européennes, limitant leur pouvoir réel. Cela, les citoyens l’ont ressenti de plus en plus, depuis 25 ans : du référendum de ratification du traité de Maastricht, en 1992, qui créait la monnaie unique (l’euro) - et entérinait l’acte unique (marché libre) voté par le Parlement français en 1987 - aux traités de mise sous tutelle budgétaire de la représentation nationale en 2012, en passant par le traité de Lisbonne, en 2007, ratifié par le Parlement en 2008, qui reprenait l’essentiel de ce que le peuple français avait refusé de ratifier par référendum le 29 mai 2005.

 

Le PS de 1971 est quasiment mort de ce refus réitéré de dire la vérité aux citoyens. Ceux-ci ne sont pas dupes. Ils voient bien l’échec de la construction européenne telle qu’elle s’est effectuée depuis les années 1984-1985, quand ont été lancés les projets de marché et de monnaie uniques.

 

C’est une construction qui a été faite pour les entreprises multinationales, pas pour les citoyens. Elle a favorisé le libre-échange commercial au niveau mondial et la concurrence entre pays membres et entre groupes sociaux, dans le but d’augmenter les profits d’une minorité de capitalistes, au détriment du niveau de vie des classes populaires et du monde du travail.

Une nouvelle donne avec Macron ?

 

Bénéficiant de circonstances favorables, un homme jeune et peu connu a surgi de l’entourage du pouvoir en place et du monde de la finance. Il a saisi l’opportunité de se positionner en dehors des clivages traditionnels afin de donner un espoir de changement (...).

Macron s’est lancé dans la campagne présidentielle avec l’idée qu’il pouvait réussir à sauver le navire européen, à condition de réaliser les réformes libérales exigées par l’Allemagne et les institutions européennes. Il compte aussi sur les plus fortunés pour investir leurs capitaux dans l’économie, en leur accordant des avantages fiscaux.

 

C’est donc la même politique, européiste et libérale, mais avec des moyens différents pour parvenir à la mettre en œuvre dans cette France qui, jusqu’à présent, a toujours voulu préserver son modèle social républicain. Ce que veut Macron est irréaliste car il part d’une erreur de diagnostic. Il ne s’agit pas de faire une République fédérale d’Europe, comme se sont faits les Etats-Unis d’Amérique.

Macron persiste dans l’erreur car il ne part pas des réalités européennes. Il part d’une idéologie qui a décrété la fin des nations européennes. Les peuples ne veulent pas l’effacement des nations. Ils souhaitent qu’elles coopèrent entre elles pour résoudre les problèmes de leur niveau de vie et de l’avenir de leurs enfants.

 

La question posée aux militants de la gauche républicaine que nous sommes – que ce soit au Mouvement Républicain et Citoyen ou dans d’autres formations politiques - est simple dans sa formulation. « Comment, sur quelles bases, fonder une stratégie de conquête du pouvoir à moyen terme (cinq ou dix ans) ? »

 

Dans une note du 24 novembre 2017, qu’il a présentée au secrétariat national du MRC quelques jours plus tard, Michel Sorin propose de prendre contact avec « les militants de la gauche républicaine et sociale en vue d’un rapprochement qui pourrait déboucher sur la création d’une nouvelle organisation de la gauche républicaine, laïque et sociale.

Nous souhaitons un avenir politique aux idées républicaines et sociales développées à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement et de Didier Motchane depuis les années 1960 (à partir du CERES - Centre d’études, de recherche et d’éducation socialiste).

 

Face à la stratégie du pouvoir issu des élections 2017, qui conduit à la régression sociale, il est urgent d’articuler les luttes sociales avec des initiatives d’éducation populaire en vue de préparer les idées à un rassemblement politique de l’ensemble de la gauche ».

 

Le projet du MRC

L’élection du nouveau président de la République a relevé d’un besoin réel de renouveau de la vie politique. Mais cette attente ne pourra être satisfaite, le nouveau pouvoir ne faisant qu’approfondir les politiques néolibérales qui ont été lancées il y a plus de 30 ans.

Contrairement à ce qui est proclamé, nous n’allons pas assister à la fin du clivage gauche-droite. L’émergence d’un pôle libéral issu de la droite et de la gauche donne à celle-ci la possibilité de se refonder sur des bases nouvelles, républicaines et sociales.

 

Nous avons un défi à relever : inventer une alternative au modèle libéral, lequel mine le corps social et dévitalise la démocratie. Avec un double impératif : la stratégie de l’unité de la gauche et la redéfinition de ce qu’est le progrès social au XXIème siècle.

La crise politique est d’abord une crise de la pensée politique. Les libéraux ont imposé une hégémonie intellectuelle, culturelle et morale, qui soumet nos vies à la loi du marché. C’est par le débat - et la compréhension du monde tel qu’il est - qu’il sera possible de préparer un projet crédible pour la France et, par conséquent, de mettre l’Europe au service des peuples qui la composent.
 

Le Mouvement Républicain et Citoyen souhaite contribuer à l’émergence d’une force politique, républicaine, laïque et sociale, qui aura pour ambition de rassembler toute la gauche.

 

Cet article est le 3025ème sur le blog MRC 53 - le 86ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

 

Michel Sorin, lors de la campagne des élections régionales 2015

Michel Sorin, lors de la campagne des élections régionales 2015

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