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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 22:44

 

L’Appel du MRC pour une alternative au libéralisme par une gauche reconstruite

 

Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, était à Nantes le 19 janvier. Il répondait à l’invitation des responsables de la fédération régionale MRC, Michel Sorin et Bruno Chevalier. Avec deux thèmes de discussion mis en avant :

1- l’Appel du MRC pour la reconstruction de la gauche et l’émergence d’une force politique nouvelle

2- la décision concernant le projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique


 

Les échanges ont d’abord porté sur le second point, en plein dans l’actualité (une conférence de presse des « zadistes » avait lieu à l’heure prévue pour une rencontre avec la presse locale).

La position du MRC est à l’opposé de la décision communiquée par le gouvernement le 17 janvier. Jean-Luc Laurent regrette la non réalisation du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, compte tenu des engagements antérieurs de l’État et des collectivités territoriales mais aussi de la situation de l’aéroport actuel de Nantes, inadapté aux besoins à long terme de Nantes et du Grand Ouest.

Les militants ont partagé cette position, mettant en doute la faisabilité de travaux d’agrandissement de l’aéroport actuel. De plus, la décision qui légitime le comportement des occupants de la ZAD est une marque de faiblesse des autorités républicaines.


 

Puis la discussion est venue sur le texte adopté par le Conseil national le 17 décembre 2017.

Comment se fait-il que la gauche de gouvernement se soit effondrée aux élections 2017 ? Deux éléments sont mis en avant : la poussée du libéralisme à partir des années 1970 et 1980 d’une part, l’écroulement du communisme à partir de 1989 en Europe de l’est et en URSS d’autre part. Ce fut la fin des utopies - et, de fait avec la chute de la croissance économique (disparition du « grain à moudre »), l’affaiblissement de la social-démocratie - et le triomphe de la pensée unique libérale.

Les pays de l’est-européen, libéraux sur le plan économique et régressifs au niveau social, s’éloignent de l’Europe de Bruxelles. Celle-ci oriente vers des politiques publiques régressives alors que les peuples européens aspirent à la souveraineté.

Le parti socialiste s’est laissé entraîner dans la gestion libérale, abandonnant le combat politique et idéologique. La question européenne est devenue taboue à partir du choix de Mitterrand d’opter pour le libéralisme européen en 1983. Encore aujourd’hui, les partis n’ont pas intégré la dimension européenne dans leur réflexion.

Il s’agit maintenant d’amener la gauche à prendre en considération le principe de souveraineté des peuples dans l’organisation européenne, à laisser de côté le fédéralisme et à écarter le libéralisme qui a donné le pouvoir dans les entreprises aux actionnaires.


 

Le texte de l’Appel du MRC pour la reconstruction de la gauche et l’émergence d’une force politique nouvelle lie l’alternative au libéralisme et la reconstruction de la gauche, dans le cadre d’une force politique nouvelle. Dans cette perspective, des discussions sont engagées avec les différents courants de gauche existants qui militent à la fois pour une alternative au libéralisme et la reconstruction de la gauche sur des bases républicaines.

Une autre position consiste à mettre en avant l’alternative à la pensée libérale, sans la lier à une alliance politique à gauche, la souveraineté étant un objectif au-dessus de la droite et de la gauche et le progrès pouvant intégrer d’autres considérations que le progrès social, notamment écologistes. La gauche étant idéologiquement très dispersée (des indigènes de la République à Hamon), il vaut mieux s’investir dans la construction d’un projet alternatif au libéralisme sans ancrage à gauche.

- Du côté de l’Appel du MRC, c’est la logique d’alliance à gauche.

- De l’autre, c’est la logique du Pôle républicain qui est comparable à la logique Macron de l’ouverture, mais sur une ligne républicaine. Pas question d’alliance avec la France insoumise ni avec Hamon (pour le PS, il faut attendre et voir).

Macron a fait « turbuler » le système sur une ligne libérale d’extrême centre. Il a fait l’alliance du centre avec tous les libéraux, issus des centres, de la droite et de la gauche.


 

Le Mouvement Républicain et Citoyen va évoluer. Il prendra ses décisions au fur et à mesure, selon les discussions avec les autres formations politiques de gauche. Personne n’est exclu, que ce soit LFI, Hamon, le PS, le PCF, les radicaux de gauche (qui refusent la fusion avec les radicaux valoisiens). Il faut regarder les choix, les contenus, les points de convergence, les points de divergence.

Aux élections européennes, le MRC ira dans une alliance à gauche pour une autre Europe. Ce sera une gauche en phase de reconstruction.


 

Cet article est le 3054 ème sur le blog MRC 53 - le 94ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Nantes, 19 janvier 2018 (de gauche à droite) : Christine Meyer, Jean-Luc Laurent, Yvonne Abdesslam, Bruno Chevalier, Daniel Salé, Annick Bolo, Gérard Beillard

Nantes, 19 janvier 2018 (de gauche à droite) : Christine Meyer, Jean-Luc Laurent, Yvonne Abdesslam, Bruno Chevalier, Daniel Salé, Annick Bolo, Gérard Beillard

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