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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 13:06

 

La gauche républicaine a besoin d’un MRC rassemblé et dynamique

 

C’était à 12h ce 13 octobre que s’achevait le temps du dépôt des contributions et motions d’orientation en vue du congrès MRC 2018. Serge Maupouet et moi-même avons déposé deux textes :

- une contribution Sorin-Maupouet au débat général, cosignée par Bruno Moschetto et Paul-Henri Pillet, membres du secrétariat national, par Jean-Pierre Lettron, membre du bureau national, par Serge Lezement, membre du conseil national et par des militants départementaux, Gérard Beillard, Roland Daligaux, Jean-Luc Delcampo, André Ducat, Alain Laurent, Ricardo Mella.

- un projet de motion Sorin-Maupouet, cosignée par Gérard Beillard (53), Jean-Luc Delcampo (17) et Ricardo Mella (17), qui sera une motion si elle signée par huit autres membres du Conseil national.

Voici ce texte, intitulé « La gauche républicaine a besoin d’un MRC rassemblé et dynamique »

Dans le cadre du Congrès 2018 du MRC, nous avons signé la contribution intitulée « Rassembler, dynamiser, continuer le MRC pour agir et peser : un impératif pour la refondation républicaine de la gauche ». D’autres signatures se sont jointes aux nôtres, montrant l’intérêt de notre démarche.

 

Mais, au vu des positionnements de la direction sortante autour de Jean-Luc Laurent d’une part, de ses opposants autour de Claude Nicolet d’autre part, nous n’apercevons pas, à l’horizon du 2 décembre, les conditions d’un rapprochement entre les deux motions, que nous considérons pourtant comme étant indispensable pour aborder au mieux les années qui viennent avec l’objectif de refonder la gauche républicaine.

 

C’est pourquoi nous demandons aux membres du Conseil national la permission de présenter cette motion au vote des adhérents. Avec nous, si huit camarades décident de cosigner le présent texte, celui-ci pourra se transformer en motion. Cela implique, bien sûr, la condition qu’ils n’aient pas signé une des deux motions déjà en place.

 

Que voulons-nous dire, qui soit différent de ce que disent les deux autres motions ?

 

Nous nous plaçons dans la perspective de créer les conditions d’une alternative républicaine de gauche aux politiques néolibérales mises en œuvre depuis les années 1990 en France. C’est dans cette perspective que notre Mouvement a clairement opté pour un ancrage à gauche lors de notre précédent congrès en juin 2015.

 

Une telle alternative républicaine de gauche n’est possible qu’en s’alliant avec celles et ceux qui veulent en finir avec le néolibéralisme, cette idéologie implacable qui met en œuvre la société de marché et la soumission du politique aux intérêts des marchés financiers.

 

Qui sont-ils celles et ceux avec qui nous pouvons nous allier ? Les plus proches, autour d’Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann, viennent de décider de quitter le Parti socialiste.

Que dit Maurel (Le Monde, 12 octobre 2018) ? « Je ne doute pas un instant que nous soyons au début d’un cycle de recomposition. Il faut travailler au programme qui sera celui de l’alternative républicaine, écologiste et socialiste, qui pourra permettre de gagner en 2022 ».

 

Nous sommes d’accord, à ceci près que le rassemblement devra s’étendre à beaucoup d’autres, à commencer par les communistes, quand ils en auront fini avec leur congrès 2018.

 

Qui peut mieux que nous porter la composante républicaine de cette alternative, sous réserve que nous remplissions deux conditions :

1- que nous décidions de rassembler et dynamiser le Mouvement Républicain et Citoyen, comme nous le demandons par ailleurs dans notre contribution. Cela suppose de prendre en considération les propositions que nous portons depuis le congrès 2010, sans avoir été entendus,

2- que nous décidions ensemble d’argumenter auprès de nos amis Maurel et Lienemann en montrant qu’il serait malvenu de procéder à la création d’une nouvelle formation politique en 2019.

 

Ce n’est pas en fusionnant, de suite, deux courants politiques qui ont cheminé séparément depuis 25 ans que nous préparerons au mieux l’alternative populaire que nous appelons conjointement de nos vœux. Celles et ceux qui ont vécu depuis 25 ans sous le toit d’un PS libéral et fédéraliste (dans le rapport à l’Europe) ont certainement des différences de conception politique avec nous, qui avons adopté le logiciel républicain et souverainiste dès le traité de Maastricht.

 

Le risque serait grand qu’en agissant ainsi, nous perdions beaucoup d’adhérents du MRC, ce qui nous ferait aller à l’inverse de l’objectif de renforcer la composante républicaine de l’alternative de gauche.

Il doit y avoir une possibilité de travailler étroitement ensemble entre les deux composantes, socialiste et républicaine, sans se fondre immédiatement dans une formation nouvelle.

 

La proximité des élections européennes nous rapproche, dans la mesure où un accord est en bonne voie avec La France Insoumise, concernant les anciens membres de « L’Union & l’Espoir » et le MRC, séparément. C’est une bonne décision pour deux raisons :

- C’est la seule proposition qui nous est accessible,

- La France Insoumise est l’organisation politique la plus proche de nos positions européennes.

 

En présentant ce texte de motion, nous voulons contribuer à ce que nos camarades des deux motions existantes acceptent de débattre, dans l’intérêt de notre Mouvement mais aussi de celui du projet d’alternative de gauche auquel tient Emmanuel Maurel. Et nous voulons aboutir au congrès à un compromis le meilleur possible entre les motions en présence.

 

Nous n’abordons pas ici les grands points qui font l’armature intellectuelle de notre mouvement qui reste profondément marquée par les apports successifs depuis le lancement du CERES (Centre d’étude, de recherche et d’éducation socialiste), il y a plus de 50 ans, à l’initiative, notamment, de Jean-Pierre Chevènement et de Didier Motchane.

 

Notre attachement aux idées portées successivement, d’abord au sein de la SFIO et du Parti socialiste, par le CERES, et « Socialisme et République », puis, directement, par le Mouvement des Citoyens et le Mouvement Républicain et Citoyen depuis 1993, motive profondément notre présente initiative. Non seulement nous refusons que soit rompu le lien avec cette histoire commune, mais, plus encore, nous affirmons qu’il faut s’appuyer dessus pour relancer et conforter la composante républicaine et citoyenne de la gauche que nous voulons refonder en vue des prochaines échéances électorales.

 

Rappel articles à ce sujet :

- (9 octobre) : Un nouvel avenir se dessine à gauche, avec la participation du MRC

- (10 octobre) : Le congrès 2018 verra deux motions s'opposer sur le devenir du MRC


 

Cet article est le 3100 ème sur le blog MRC 53 - le 237ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Marie-Noëlle Lienemann, le 7 septembre 2018 à Marseille

Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Marie-Noëlle Lienemann, le 7 septembre 2018 à Marseille

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