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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 22:52

Une ou deux gauches, selon les choix du 4 février

 

On s’achemine vers une réunion du Congrès à Versailles le 4 février. Ce jour-là, les députés et sénateurs français seront invités par le président de la République à adopter la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne par la voie parlementaire.

 

On saura, le 4 février, si la gauche dite de gouvernement sera capable de se refonder et se rassembler, ou bien si elle se divisera en deux composantes, à l’image de ce qui se passe en Allemagne et de ce qui se prépare en Italie.

 

Tout dépendra du choix des parlementaires socialistes. Si leur vote est favorable à la réforme de la Constitution, ils fermeront la voie du référendum. Dans le cas contraire, ils ouvriront la voie de la consultation du peuple français par référendum pour ratifier le traité adopté par les Chefs d’Etat et de gouvernement à Lisbonne le 19 octobre dernier.

 

Sans réorientation de la politique européenne, impossible de se donner les moyens d’une vraie politique alternative favorable à l’emploi productif et durable.

 

C’est le sens de ce que j’écrivais le 4 décembre sur ce blog dans l’article intitulé

« Gauche démocrate et gauche républicaine, Chevènement et Royal proposent deux visions de la gauche ».

 

- Ségolène Royal s’inspire de l’Italie et de l’alliance entre la gauche démocrate et les partis du centre-gauche, qui ne mettent pas du tout en cause l’orientation néolibérale de la construction européenne. Elle ne s’attaque pas aux causes des difficultés ressenties par les citoyens.

 

- Jean-Pierre Chevènement, avec d’autres,  propose que les pouvoirs publics s’interposent afin de limiter les effets négatifs de la mondialisation libérale et de la logique exclusivement financière qui a pris le dessus dans les décisions des grands groupes économiques au niveau planétaire. C’est un choix de gauche, car de progrès sur le plan social, et un choix républicain, car il vise à redonner au peuple son pouvoir souverain.

 

Gauche démocrate, qui porte le nom de socialiste mais ne s’oppose pas au libéralisme, et gauche républicaine, de progrès social, qui propose une politique alternative au libéralisme économique, nous allons vers ces deux gauches qui seront en compétition. Ce n’est pas mon souhait, mais c’est ce qui se produira si le PS maintient sa ligne actuelle.

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commentaires

S
On peut comprendre qu'elle adopte la position collective prise par son groupe. Le problème, c'est le manque de vision stratégique du PS sur la question européenne. Il reste sur sa sensibilité en faveur de toute décision qui va dans le sens de moyens supplémentaires accordés aux institutions européennes, considérant que ça va dans le sens de l'histoire et que c'est facteur de progrès. De plus, il entretient une méfiance vis-à-vis du référendum car, de son point de vue, les citoyens, quand ils sont consultés directement, ne répondent pas à la question posée et ont tendance à exprimer leur mécontentement en votant non. Apparemment, peu lui importe que la construction européenne ait eu jusqu'à présent un caractère fort peu démocratique. Demander un référendum pour la ratification du traité de Lisbonne, c'est permettre l'information des citoyens et enclencher un débat démocratique sur la place des institutions européennes par rapport aux Etats membres de l'Union, ainsi que sur les orientations politiques que nos représentants doivent porter au sein des instances européennes..
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C
Je partage totalement ton analyse, Michel, et la réponse de la députée P.S. de ma circonscription, indiquant que son vote sera celui qui lui sera demandé par le P.S dans un souci de "démocratie" est éloquente !
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