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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:17

Le MRC ne doit pas s’éteindre mais éclairer la gauche

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen va réunir son Conseil national dimanche 6 avril. Ses dirigeants vont proposer la tenue d’un congrès, à la mi-juin, et appeler la gauche à organiser sa refondation dans un nouveau parti, comme le demandent également, par ailleurs, Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann (www.gaucheavenir.org).

 

De mon point de vue, cet éventuel retour au sein du PS ne peut pas se faire en dehors d’une réelle refondation républicaine de la gauche.

 

Jean-Pierre Chevènement, en dépit de la faiblesse évidente du MRC, peut jouer un rôle primordial dans le rassemblement de la gauche (et, au-delà, des gaullistes sociaux refusant l’atlantisme et le néo-libéralisme du président de la République).

Bien sûr, le passé est unique et les conditions sont bien différentes de celles du début des années 1970. Toutefois, il faut se souvenir qu’après les évènements de mai-juin 1968, le parti socialiste de l’époque (la SFIO, puis le Nouveau Parti socialiste, à partir de 1969) était en crise, avec de nombreux clubs et organisations politiques, autour de lui.

Le mouvement social, issu de mai 1968, poussait à la refondation d’un vrai parti de la gauche socialiste, à côté du PCF, qui était alors le principal parti de gauche, mais en décalage avec les aspirations populaires exprimées en 1968.

 

François Mitterrand, qui avait su rassembler la gauche lors de l’élection présidentielle de 1965, était à la tête d’un petit parti « La Convention des Institutions Républicaines » (CIR) quand le nouveau parti socialiste  organisait le congrès du rassemblement à Epinay-sur-Seine, en 1971.

Il trouva, à l’intérieur, des alliés qui lui permirent de devenir majoritaire et de prendre la tête du PS, sur la base de la stratégie d’union de la gauche et avec la volonté de proposer un programme commun de gouvernement.

 

Parmi les alliés, il y avait Jean-Pierre Chevènement et son mouvement, le Centre d’Etude, de Recherche et d’Education Socialistes (CERES), et, aussi, Objectif 72 de l’ancien ministre et nouveau maire de Laval, Robert Buron, qui eut l’honneur d’être l’auteur du discours de clôture du congrès.

L’histoire ne se répète pas, mais il peut être utile d’en retenir les leçons.

 

Voici le texte de l’article paru ce 3 avril sur www.lemonde.fr sous la signature de Sylvia Zappi (qui a la manière, subtile, d’abaisser notre mouvement, lequel n’a pas besoin de cela).

 

« M. Chevènement prépare son retour dans le giron du PS »

 

« Faut-il continuer en solo ou rejoindre le PS ? Après un nouvel épisode électoral qui a vu sa présence minorée, la question est posée au Mouvement républicain et citoyen (MRC). Son mentor, Jean-Pierre Chevènement, s'est donné jusqu'à la mi-juin pour trancher, lors d'un congrès.

M. Chevènement espère "peser" sur celui du PS, début novembre. "Si le PS retrouve en lui la force de redéfinir une stratégie, si je peux aider, je le ferai", déclare-t-il. L'ancien ministre estime qu'il a "tout tenté" : "l'intérieur" du PS durant trente ans et "l'extérieur" à partir de 1992. "Nous voyons comment c'est difficile", lâche-t-il. Il sait que le MRC a été une base de repli et qu'il ne peut la maintenir. Or le "Che" ne veut pas renoncer à jouer un rôle à gauche.

Les élections législatives de 2007 ont mis à terre ses amis. L'ancien ministre a été battu à Belfort et la présence des républicains de gauche à l'Assemblée se résume à un siège. Les municipales n'ont guère pansé les plaies : si, symboliquement, la mairie de Belfort a été conservée, le nombre d'élus MRC a baissé et la plupart doivent leur siège à une alliance avec le PS. Quant aux 4 000 adhérents revendiqués, ils commencent à lorgner vers le PS.

"L'isolement commence à leur peser", constate Marie-Noëlle Lienemann, députée socialiste européenne. "Le mouvement ne peut plus continuer comme ça", plaide Sami Naïr, proche de l'ancien ministre de l'intérieur. Si M. Chevènement continue à défendre sa "spécificité républicaine", il multiplie les signes. Le 12 février, il a encensé le congrès d'Epinay, "moment fondateur du PS". Il fait référence à l'initiative de Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, qui ont lancé un appel pour la création d'un grand parti de la gauche. "Sa famille politique est demeurée le Parti socialiste", glisse un proche de François Hollande.

"NOUVEL EPINAY"

Depuis la campagne présidentielle passée auprès de Ségolène Royal, les contacts avec la direction du PS n'ont jamais cessé. "Dans nos discussions, on sent qu'il a passé un cap, celui de l'éventualité d'un retour. Nous attendons que le MRC prenne la décision. Pour nous, ce sera forcément oui", assure Bruno Leroux, responsable des élections au PS.

M. Chevènement doit encore ménager ses troupes. Pour le moment, donc, pas question de fusion : "Nous n'allons pas rentrer au PS en pénitents mais participer à une refondation nécessaire à gauche", martèle-t-il. Lors du conseil national, dimanche 6 avril, il veut que son petit parti lance un appel pour un "nouvel Epinay". En écho à la proposition de François Hollande pour une "fédération de la gauche". "Le PS, ce n'est plus la pensée unique. Pour sortir de la nasse, des décisions vont être prises rapidement", assure M. Naïr ».

Un second article, dans cette édition du Monde, concerne tous les partis français. Michel Noblecourt passe en revue les difficultés des uns et des autres. Voici de brefs extraits de ce texte, ayant trait au PS et à l’UMP.

 

« Parfum de crise dans les partis français »

 

« Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2007, le monde politique est unanime dans son diagnostic : avec sa troisième défaite consécutive à une élection présidentielle, le Parti socialiste a vu s'accentuer une sévère crise d'identité. Sa nette victoire aux élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars n'a pas chassé son mal-être. Une embellie électorale ne fait pas le printemps, et il est toujours en panne de leader, de projet et de stratégie. Avec une convention nationale, le 14 juin, et un congrès, du 7 au 9 novembre, le PS espère réussir un minimum de rénovation, suffisant pour le remettre en selle. Mais il est loin d'être le seul dans la tourmente. A des degrés divers, un parfum de crise flotte sur tous les partis politiques français.

 

Parti du président, l'UMP est confrontée à une vraie crise de fonctionnement et même de gouvernance. Tout se passe comme si la force tranquille qui avait permis à Nicolas Sarkozy de conquérir le pouvoir s'était brisée au soir de son élection. Assommée par l'absence de vague bleue au second tour des législatives, prise à revers par l'ouverture à gauche, l'UMP, qui se veut le premier parti de France - avec 370 000 adhérents - fonctionne au ralenti et peine à afficher son unité entre ses différentes chapelles. Sa cinglante défaite aux municipales, où elle a perdu 36 villes de plus de 30 000 habitants, n'a pas incité Patrick Devedjian, son secrétaire général, à la moindre autocritique. Vite rassuré par la conservation de Marseille, M. Devedjian s'est senti conforté par M. Sarkozy, qui lui a "renouvelé sa confiance" avant de lui imposer un nouvel organigramme, avec Xavier Bertrand, le rival de François Fillon, comme secrétaire général adjoint (…) ».

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commentaires

A
Bon je vois que le débat entre amis du MRC s'aiguise et que chacun tente de donner une bonne raison de s'y attarder .L'article du Monde est t'il le rêve d'un  journaliste ou  un ajustement qui se profilerait dans les couloirs du MRC et du PS .Cette situation n'est pas  à mon sens une simple concertation mais une réelle remise en cause du chemin mené par le MRC avec comme berger Jean-pierre chevènement .Son appel à refondre non pas  la gauche mais le  parti socialiste est la conséquence des limites d'un  mouvement qui n'a pas en temps voulu se démarquer complètement du PS et qui depuis sa création n'a pas non plus  laisser d'espace à une véitable construction d'un nouveau parti de la gauche Républicaine .Que jean-pierre chevènement et d'autres se soient perdus dans cette idée folle qu'ils  pouvaient changer le parti socialiste assument cette voie de garage que l'on est pas dans  l'obligation de partager malgré le travail immense  de ces camarades .Moi je reste dubitatif sur cette nouvelle stratégie qui me  rappelle un certain 10 décembre 2006 et qui si elle n'est pas fondée dans les faits reste une perspective amorçée .Cela me dérange car je  ne vois pas en quoi demain le PS sera capable du fait historique de ses nouvelles positions pour ce qui concerne l'europe mais  pas  uniquement car il faut bien voir que sur  le  plan national et sur  les retraites notamment il ne propose qu'un arrangement dont une fois de plus , seuls les  plus aisés pourront s'en sortir .Alors si il doit  y avoir une proposition de se joindre ou de se dissoudre dans les rangs du PS cela ne peut se faire que dans  le cadre d'un véritable débat démocratique de fond au sein du MRC Celles et ceux qui veulent rejoindre le PS sont  libres de  le faire mais  le berger ne  peut indéfiniment conduire le troupeau dans son entier sans qu'il se produise à l'intérieur quelques réactions de principe voir de contre-poids car certes nous ne sommes plus en 1971 , en 68 ni même en 81 ( les dates on de l'importance ) mais l'avenir ne peut sans cesse dépendre des moments historiques vécus sans que l'on se soucie de ce que l'on pourrait faire avec de nouvelles volontés et des expériences qui ne demandent qu'à prospérer .Peut  être est t'il venu le temps de poser clairement la question d'un dirigisme dépassé et de laisser place à un renouvellement davantage citoyen et  non plus basé sur des héritages qui ne collent plus  à  la réalité .Le PS reste le PS mais le MRC peut être autre chose .
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S
Une précision : il s'agit d'un article du Monde, qui arrange la situation du MRC à sa sauce, laquelle n'est pas bonne pour nous. Nous verrons ce que Jean-Pierre Chevènement dira dimanche. Il semble effectivement las de voir se dégrader la situation de la France, sans que la gauche amorce une alternative républicaine. Il constate que les positions du MRC ne sont pas à la hauteur de ce qu'il souhaitait, c'est le moins qu'on puisse dire. Alors, il va proposer de lancer un appel à un nouvel Epinay, tout en étant conscient que la situation actuelle est bien différente de 1971. Mais il doit avoir des relations avec des dirigeants du PS, qui laissent espérer qu'il y aura un déclic dans ce parti avant son congrès de novembre. A mon avis, il faut laisser ouvertes toutes les possibilités d'avenir du MRC, selon l'évolution du PS. Pour nous, rejoindre le PS n'est envisageable que si le PS fait des choix stratégiques de refondation de la gauche sur des bases républicaines.Ce qui sortit du congrès d'Epinay, en 1971, était une véritable surprise. La tendance droitière (Mauroy-Defferre) de la SFIO s'alliant avec la tendance qui apparaissait révolutionnaire au sein de la SFIO (le CERES de Chevènement et Sarre), pour faire appel à François Mitterrand, le républicain de gauche, rassembleur de la gauche en 1965 (face à de Gaulle), ce n'était pas évident et cela n'a pas été compris sur le moment. C'est pourtant ce qui a permis, dix ans plus tard, de gagner l'élection présidentielle.Le PS actuel est profondément divisé et travaillé par Ségolène Royal, qui veut faire bouger les lignes et, même, casser les clivages qui datent de vingt ans (le congrès de Rennes, en 1990, j'y étais). Elle suscite des rapprochements entre les proches de Fabius, Strauss-Kahn, Montebourg, qui veulent éviter un duel Royal-Delanoë, ce qui les obligerait à choisir entre les deux. Ils sont plus près de Delanoë, mais derrière celui-ci, il y a Jospin, l'éternel rival de Fabius.On ne peut savoir ce qui va en sortir. Mais, c'est une situation qui peut nous permettre d'exercer une influence sur la stratégie de la gauche pour gagner l'élection présidentielle de 2012. Je suis persuadé que Jean-Pierre Chevènement a sa petite idée sur la question.
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S
hors de question de rentrer au PS : trop de choses nous séparent. Le PS est un parti quasi-centriste, européiste et démagogue. Il n'a cessé, depuis 2002, que de vouloir écraser les républicains, les gaullistes de gauche, les jacobins, bref le MRC. Il mène la même politique vis à vis d'autres formations de gauche, comme le PRG. La campagne récente l'a bien montré. Et nous irions nous fondre dans ce parti là ? Ce sera sans moi, désolé.
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C
Michel, tu es optimiste, c'est bien, moi je suis persuadée que nous, les républicains, nous ne pourrons pas bouger d'un iota la ligne du P.S... et qu'il va nous falloir aller voir ailleurs ...
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