Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles RÉCents

5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 16:30

 

Face à la crise mondiale… fiers d’être de gauche !

 

Plusieurs journaux évoquent le lancement ce soir par le club politique « Gauche Avenir » de sa démarche visant au rassemblement de la gauche sur des bases de fidélité à son histoire et à ses valeurs. L’évènement a lieu ce soir à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) en présence, notamment, de Jean-Pierre Chevènement (MRC) et de Benoît Hamon (PS), qui exprimeront leurs idées sur ce thème.

 

En complément de ce que j’ai écrit à ce sujet sur ce blog (voir l’article paru le 28 avril), j’ai constaté que plusieurs journaux en parlent, ce qui est une bonne nouvelle !

Le site de Marianne www.marianne2.fr titre ce matin :

« Fiers d'être de gauche ? Oui, certains le sont encore! »

« Alors que le débat interne au PS s'achemine vers un ennuyeux duel Delanoë-Royal, Marianne2 publie une contribution du Club Gauche Avenir, où se retrouvent des responsables socialistes, communistes, Verts et chevènementistes » (…).

 

« Le texte, dont publions quelques extraits, «Fiers d'être de gauche» a été signé par quelques dizaines de militants socialistes, communistes, Verts, MRC et sans parti.

Ces signataires ont deux convictions :
1°) La gauche doit revenir à ses fondamentaux que la crise actuelle du système rend plus actuels que jamais.
2°) Le rebond de la gauche passe par l'unité de toute la gauche.

 

Pour Marie-Nöelle Lienemann et Paul Quilès, plus rien ne justifie la division née du congrès de Tours. Il convient donc d'entamer un processus d'unification du PS et du PC. Pour les autres, l'unité entre les composantes de la gauche ne doit pas se cantonner au plan électoral ; elle passe par un échange approfondi aboutissant à un nouveau programme commun.

Dans l'immédiat les animateurs de Gauche avenir organisent une série de banquets républicains qui rassembleront diverses composantes de la gauche locale. Le premier se déroule le lundi 5 mai à Choisy-le-Roi » (…).

 

Par ailleurs, Le Journal du Dimanche publiait sur www.lejdd.fr, hier 4 mai, un entretien avec Marie-Noëlle Lienemann.

« A gauche toute ! »

 

Soucieux de voir le Parti socialiste opérer sa rénovation à gauche plutôt qu'au centre, la députée européenne Marie-Noëlle Lienemann et l'ancien ministre Paul Quilès présentent lundi leur livre blanc, Fiers d'être de gauche. Malgré les difficultés à faire passer leur conception du PS, ils entendent se servir de ce bréviaire pour défendre leur idée d'un grand parti de gauche.

 

Le PS planche sur son identité? Eux préfèrent voir plus large. Les membres du club Gauche Avenir - animé notamment par l'eurodéputée PS Marie-Noëlle Lienemann et l'ancien ministre Paul Quilès - présenteront lundi une charte "pour l'unité de la gauche". Un petit livre blanc d'une soixantaine de pages, au titre offensif: "Fiers d'être de gauche". Objectif: affirmer des valeurs communes face à l'hégémonie culturelle de la droite, et constituer une nouvelle étape vers l'unité.

Voici près d'un an que ce club de réflexion, créé après la présidentielle, réunit politiques, syndicalistes, associatifs et intellectuels des différentes sensibilités de la gauche. Soit 2500 personnes qui, comme le journaliste Ivan Levaï, "ne veulent pas croire que la gauche est morte". La déclaration de principes du PS leur paraît "fade", "light". Leur texte refuse l'alliance au centre. Et tous se disent attachés à l'"évolution révolutionnaire" chère à Jaurès, une citation qui a malencontreusement sauté dans le livre. "Face à la crise mondiale, on doit tourner le dos à l'affadissement de la gauche française, résume Marie-Noëlle Lienemann. On n'attend pas le grand soir, mais on défend toutes les formes d'action qui permettent d'inverser la logique d'un système inégalitaire, du tout-fric et destructeur de l'environnement."

Un texte débattu lors de banquets républicains

La charte fixe donc sept objectifs: nouvelle approche des questions économiques et sociales avec le renforcement du rôle de l'Etat, juste répartition des richesses, protection des écosystèmes planétaires... Et elle maintient le cap: l'unité de la gauche, jugée indispensable pour gagner les élections nationales. Le bréviaire, édité à 2500 exemplaires, sera débattu lors de banquets républicains. Le premier se déroulant lundi soir dans le Val-de-Marne, en présence du député européen Benoît Hamon (NPS) et de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC. Puis la tournée se poursuivra en province. Direction la Somme, la Corrèze et la Creuse.

Difficile de voir au-delà. Car tous n'ont pas la même conception de l'unité. Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès ont déjà lancé un appel pour la constitution d'un grand "Parti de la gauche", PS, PCF, Verts, PRG, MRC... mais aussi des clubs, des associations et "tous les déçus des partis de gauche". Jean-Pierre Chevènement prône, lui aussi, un "nouvel Epinay". L'ancien ministre défend la création d'un parti "rassemblant toutes les composantes de la gauche, aussi bien radicales que gestionnaires". Et propose d'organiser des forums de l'unité pour aboutir à des assises nationales, fin 2008-début 2009.

Certains défendent une autre idée. L'ancien ministre PCF Jean-Claude Gayssot, qui participe à Gauche Avenir, penche pour "une force politique nouvelle à la gauche du PS recentré", un peu comme le Die Linke en Allemagne. Il rêve que le PCF soit à l'origine du processus... mais les ténors de son parti semblent peu réceptifs. Pour le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon qui reste en dehors de Gauche Avenir, "la priorité, c'est que l'autre gauche - la gauche non socialiste - se rassemble car, tant qu'elle est en miettes, le PS regarde du côté du centre, et on court à la catastrophe!" (…).

Sur le site de Gauche Avenir http://www.gaucheavenir.org, on prend connaissance du débat entre Benoît Hamon et Marie-Pierre Vieu, publié sur http://www.humanite.fr

 

« Débat Hamon/Vieu sur l'avenir de la gauche »

 

« Dans le cadre de la préparation du banquet républicain du 5 mai à Choisy-le-Roi, nous vous invitons à lire le débat publié dans l’Humanité sur la question de l’avenir de la gauche, avec Marie-Pierre Vieu, membre du Comité exécutif national du PCF, vice-présidente de la région Midi-Pyrénées et Benoît Hamon, député européen et membre du bureau national du PS » (…).

 

Ainsi, une partie des socialistes, très minoritaire aujourd’hui, n’accepte pas les choix des dirigeants du PS, qui conduisent la gauche vers une voie « démocrate » à l’italienne, l’allemande ou britannique.

La crise du capitalisme justifie la recherche d’une alternative aux politiques néolibérales, comme l’a réaffirmé hier le MRC (voir sur ce blog Chevènement convainc les cadres du MRC de passer à l'offensive - 4 mai 2008).

 

Jean-Pierre Chevènement, à qui je confiais hier, à l’issue du Conseil national du MRC, que la situation actuelle présente des points communs avec la période précédant le congrès d’Epinay, en 1971, m’a répondu que la situation de la gauche était pire après 1968. Mais le contexte est très différent, ne permettant pas vraiment de comparer.

Partager cet article
Repost0

commentaires