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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 20:21

Pas de quoi être fier, Monsieur le Président !

 

En 1875, l’amendement Wallon fut adopté par l’Assemblée nationale, à une voix de majorité, consolidant ainsi de manière décisive et durable la République (la troisième, dont la durée de vie aura été de 65 ans).

 

Ce 21 juillet, à Versailles, c’est avec une voix de plus que la majorité requise (3/5èmes) qu’a été adoptée la 24ème révision de la Cinquième République, née en 1958.

 

Inscrits : 906 ; votants : 905 ; exprimés : 896 ; majorité : 538 ; pour : 539 ; contre : 357.

 

C’est donc, en fait, à 2 voix près, que le texte a été adopté. Voir, sur le site de Libération, cet article : La réforme des institutions adoptée à une voix près

 

Le Premier Ministre a défendu cet après-midi, avec ardeur, le projet de loi qui révise 47 articles de la Constitution (environ la moitié des articles), insistant sur l’accroissement des pouvoirs pour les citoyens et des droits pour les parlementaires. Il a souligné que la moitié, environ, des modifications prenaient leurs sources dans des propositions de la gauche.

 

Ensuite, les représentants des groupes de députés et de sénateurs se sont exprimés : Bernard Frimat (PS, Sénat), Jean-Michel Baylet (PRG, Sénat), Henri de Raincourt (UMP, Sénat), Marie-George Buffet (PCF, Assemblée nationale), Arnaud Montebourg (PS, AN), François Sauvadet (Nouveau Centre, AN), Michel Mercier (Centre, Sénat), Guy Fischer (PCF, Sénat), Jean-François Copé (UMP, AN).

 

C’était la première fois qu’un président de la République convoque le Congrès pour une révision de la Constitution sans être sûr, à l’avance du résultat du vote. C’est aussi la première fois que le président du Congrès (le président de l’Assemblée nationale) participe au vote. Sa voix en faveur de la révision n’était pas de trop ! De même que celle de Bernard Debré, fils du rédacteur de la Constitution, qui avait annoncé son intention de voter contre et qui a changé d’avis sous la pression du président de la République. Jack Lang semble être le seul socialiste à avoir voté en faveur de la révision.

 

A noter que les parlementaires MRC, Christian Hutin, député, et François Autain, sénateur, ont voté contre. Les votes sont consultables sur http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9001.asp

 

Lire sur le site du Monde Réforme des institutions : Sarkozy estime que "c'est la démocratie qui a gagné" dont voici un extrait :

 

« Le texte remanie largement la Constitution actuelle, dont il modifie environ la moitié des articles. Il donne au Parlement plus de moyens de contrôle et d'initiative et instaure la possibilité de référendums d'initiative populaire. Il revient sur un principe datant de 1875, qui interdisait l'enceinte du Parlement au président de la République au nom du principe de la séparation des pouvoirs. Le chef de l'Etat conserve une immunité quasi totale mais ne peut pas effectuer plus de deux mandats consécutifs ».

 

A lire aussi : Révision constitutionnelle : un vote sous pression et Le texte qui va être soumis au Congrès.

 

Le 19 juillet, sur le site de Marianne, Roland Hureaux exprimait de fortes réserves à l’égard de cette révision constitutionnelle. «Il ne faut toucher aux lois que la main tremblante».

 

Lire aussi les articles précédents sur ce thème, parus sur ce blog République institutions.

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