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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 22:38

Au PS, des alliances se nouent en vue du congrès

 

La référence à Jaurès, assassiné le 31 juillet 1914, que je découvre dans deux Rebonds de Libé sur www.liberation.fr, ce 31 juillet 2008, m’incite à faire le point sur la façon dont le PS prépare son congrès de novembre.

Paul Quilès a raison de recommander à ses collègues socialistes de relire Jean Jaurès. Ils y trouveraient l’inspiration pour réussir leur congrès. L’ancien ministre, qui fut l’un des responsables du PS avant 1981, et député pendant 14 ans, entre 1993 et 2007, de la circonscription de Jaurès à Carmaux (Tarn), est aussi l’un des fondateurs du mouvement Gauche Avenir (voir son blog http://paul.quiles.over-blog.com).

 

Voici ce qu’il écrit dans l’article paru dans le quotidien Libération ce jour.

 

Socialistes, il est encore temps de relire Jaurès

 

Ce 31 juillet 1914, un cri s’élève dans les rues de Carmaux : «Ils ont tué Jaurès… Terrible tragédie, qui se poursuit le lendemain par la déclaration de guerre. C’est à Carmaux que le grand tribun que fut Jean Jaurès a mené ses premiers combats aux côtés des mineurs et des verriers et qu’il a façonné les chemins de sa pensée politique (…).

Modernité et actualité… que d’affirmer la nécessité d’aller plus loin dans l’approfondissement de la République, que de répéter que les droits sociaux sont indissociables des droits politiques, que de combattre pour l’abolition de la peine de mort, que de plaider pour l’arbitrage international des conflits et de rejeter les solutions militaires pour les résoudre. Il faut relire Jaurès, quand on est de gauche. Méditer son histoire, sa pensée et surtout sa pratique. Celle d’un Jaurès à la fois intellectuel et philosophe brillant, homme politique influent, journaliste courageux, militant socialiste ardent et sans tache, parlementaire actif, présent sur tous les terrains, sachant faire la synthèse entre l’action locale, les discours à la tribune de la Chambre des députés, les débats dans les congrès de son parti et l’action au sein de l’Internationale socialiste.

Orateur exceptionnel, qui maniait le verbe avec un rare bonheur devant tous les publics, Jaurès ne cédait jamais à la démagogie, même sur la forme, puisqu’il considérait qu’il ne fallait pas mépriser le peuple en réservant la belle langue aux élites.

Mais la grandeur de Jaurès, c’était probablement d’agir, car qu’est-ce que la parole sans l’acte ? Et Jaurès n’a cessé d’agir : pour la paix, contre la guerre ; pour l’unité des socialistes ; pour la défense des plus humbles ; pour la justice (son combat pour la réhabilitation du capitaine Dreyfus). Comme il agissait, il était critiqué, détesté. Nul ne fut plus que Jaurès l’objet d’un tel dénigrement, d’une telle haine.

Avec le temps, on a parfois tendance à donner de lui une image consensuelle, presque «bonhomme», alors qu’il était un homme au tempérament fort, un lutteur déterminé à défendre à tout prix ses convictions. Il en fut d’ailleurs la victime, le 31 juillet 1914. Ce jour-là, son assassin pensait tuer tout ce qu’il représentait. Près d’un siècle plus tard, sa mémoire demeure bien vivante, son message de paix reste toujours actuel (…).

Voir aussi l’article de Gilles Candar, qui complète celui de son ami Quilès.

«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant»


Retour au PS. Nous en étions restés au dépôt des contributions (voir PS : 21 contributions à caractère général déposées pour le congrès - 3 juillet 2008).

Le président de la République, avec sa réforme des institutions (Congrès du Parlement : la réforme des institutions adoptée de justesse - 21 juillet 2008), n’a pas rendu la vie facile aux socialistes.

Le PS "n'aura été ni en capacité de faire échec" à la réforme de la Constitution "ni en situation de l'infléchir", accusent ces quatre personnalités* qui avaient déjà signé en mai, avec quatorze autres élus socialistes, une tribune dans Le Monde intitulée "Donnons une chance à la réforme". "Ce résultat est le fruit d'une double erreur d'appréciation", estiment les quatre députés (Le Monde, 23 juillet).  * Christophe Caresche (Paris), Jean-Marie Le Guen (Paris), Gaëtan Gorce (Nièvre) et Manuel Valls (Essonne).

« Alors que Ségolène Royal est critiquée dans son propre camp pour son opposition systématique à Sarkozy, ses proches affirment que la politique du président «ne se divise pas» et forme «un bloc» (Libération, 29 juillet).

 

Dans une tribune publiée dans le Monde daté de mercredi, sept proches de la candidate au poste de premier secrétaire du PS défendent sa stratégie de «fermeté» face à la politique de Nicolas Sarkozy, qui, selon eux, «ne se divise» pas mais est «un bloc».

Le texte est signé par le sénateur David Assouline, les députés Delphine Batho, Jean-Louis Bianco, Aurélie Filippetti et Guillaume Garot, par le député européen Vincent Peillon, la maire du 4e arr. de Paris Dominique Bertinoti, et par l’avocat Jean-Pierre Mignard. Ces élus répondent aux quatre députés socialistes qui, au lendemain du vote de la réforme des institutions, avaient critiqué la stratégie d’opposition «systématique» au chef de l’Etat, pratiquée selon eux par le PS ».

« Pour un Parti socialiste cohérent et solidaire », tel est le titre de l’article paru dans Libération le 28 juillet, signé par des proches de François Hollande et d’autres personnalités, comme Pierre Mauroy. « Dans le cadre de la préparation du congrès du Parti socialiste, prévu en novembre, l’essentiel du débat ne peut plus être entre nous. Il doit être une confrontation idéologique avec la droite et devant les Français ».

 Ils disent partager "le dessein d'un socialisme moderne, d'une Europe politique, du retour des valeurs de la gauche". Le texte aux accents de réquisitoire contre la direction sortante, poursuit: "Pendant dix ans, la promesse du rassemblement a été l'excuse de bien des renoncements. Il faut changer, nous devons être à la hauteur des défis du socialisme moderne dans la mondialisation".

Ce qui s’amorce, à travers ces diverses déclarations, c’est le rassemblement des partisans de Strauss-Kahn, Delanoë, Aubry, Jospin, qui veulent construire une majorité aux dépens de François Hollande et Ségolène Royal. Ceux-ci adoptent une posture ferme anti-Sarkozy, reprochant aux autres d’être trop conciliants avec la politique du président de la République.

Pour sa part, Razzy Hammadi, proche de François Hollande, se tourne vers Benoît Hamon.

PS : Hammadi réclame un "big bang générationnel"

Le 26 juillet, sur le site du Nouvel Observateur, « le secrétaire national du Parti socialiste à la Riposte plaide pour un renouvellement de la direction du parti. Il appelle les socialistes "à se ressaisir vite" afin d'être "digne de la confiance des Français".

"Nous devons de nouveau savoir être de gauche, avoir une capacité d'indignation", a expliqué le secrétaire national en déplorant que le PS ait laissé passer "comme des lettres à la poste" des lois modifiant profondément le droit du travail et l'ordre social.

Pour Razzy Hammadi, l'eurodéputé Benoît Hamon, un des leaders de la gauche du parti, représente un espoir puisqu'il incarne à la fois "l'exigence intellectuelle et le renouveau générationnel".

A suivre …

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