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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 16:04

Un mécanisme diabolique, produit de la finance US

 

On le pressentait, la finance est capable de tout, en dehors de tout contrôle. Le cœur du capitalisme financier, les USA, est près de s’effondrer. Il ne tient que par l’intervention de l’Etat. Un comble au pays du libéralisme (voir sur ce blog La crise financière américaine ralentit les économies européennes - 16 septembre 2008).  

 

Et tout porte à croire que la folie de la finance américaine aura de fortes répercussions sur la croissance en Europe. Le président de la République se tait, ne sachant que dire. Il faut l’obliger à prendre des mesures pour assurer la protection des dépôts bancaires, les banques françaises n’étant pas indemnes de la maladie dite des « subprimes ».

 

Voici le texte du communiqué publié le 18 septembre par le MRC.

 

Crise financière : le gouvernement doit dire toute la vérité aux Français

 

Les faillites en cascades de plusieurs grandes institutions financières américaines témoignent des déséquilibres abyssaux de l'économie de ce pays. Le mode de financement de la croissance économique américaine, fondé sur le surendettement des ménages et la spéculation immobilière, n'était pas soutenable à moyen terme. La déréglementation financière a conduit les Etats-Unis au bord du précipice : l'auto-régulation des marchés a fait long feu.

Il est vain de croire que la France et l'Europe resteront à l'abri de la crise financière américaine. Les investissements inconsidérés des banques et le mimétisme des acteurs des marchés commencent à éclater au grand jour. Hier lénifiante, la finance française se fait soudain plus prudente devant les risques de contagion.

Le Mouvement Républicain et Citoyen demande au Gouvernement, par son Ministre des finances, de dire la vérité aux Français sur l'ampleur des pertes que les banques françaises vont subir.

 

Les pouvoirs publics doivent user de l'ensemble de leurs moyens de contrôles bancaires à très court terme : la Commission bancaire, chargée de veiller à l'application des règles prudentielles pour assurer la sécurité des dépôts du public, doit agir vite.

 

Le MRC propose par ailleurs qu'une commission d'enquête parlementaire soit chargée de faire la lumière sur les investissements français dans les subprimes américains. Enfin il demande au Premier Ministre de saisir le Conseil d'analyse économique afin qu'il formule des propositions pour renforcer le contrôle public sur les institutions financières.

 

Les titres économiques de la presse, ce jour, sont éloquents. En voici deux, du quotidien Le Monde, ce jour.

 

Mille milliards de dollars pour sauver le système bancaire américain

 


La Chronique Agora
(chacun peut s’y abonner gratuitement) a le mérite de la clarté.

Voici un article (*) publié par le 19 septembre sous le titre

Crise des subprime et crise bancaire, un mécanisme diabolique

Alan Greenspan le disait lui-même : "je n'ai jamais rien vu de pareil". Nous sommes confrontés à "un événement qui se produit une fois tous les cinquante ans, probablement une fois par siècle".

Le mécanisme est diabolique !

Comprenez bien ceci : L'effondrement immobilier a conduit à l'implosion des subprime, qui a entraîné (et entraînera encore un bon moment) des dépréciations d'actifs massives et des provisions bancaires en chaîne. D'où une baisse généralisée des actifs qui creusent davantage encore les pertes des banques. Ces dernières se voient obligées de constituer à nouveau des provisions, ce qui fait fondre leurs fonds propres.

Comme les banques doivent avoir un capital minimum (ratios prudentiels), elles doivent vendre une partie de leurs actifs dépréciés pour reconstituer leurs fonds propres. En faisant cela, elles précipitent à nouveau le prix des actifs à la baisse, ce qui creuse à nouveau leurs pertes. A nouveau, les fonds propres deviennent insuffisants, donc il faut à nouveau vendre des actifs (encore plus dépréciés qu'au tour d'avant), ce qui entraîne à nouveau une baisse des actifs, etc.

A ce rythme, les actifs vont se rapprocher à vitesse grand V de la valeur "0" ! Les banques sont obligées de vendre, de par la réglementation prudentielle. Or en face, il n'y a pas d'acheteurs. Vous iriez rachetez leurs actifs bancaires pourris, vous ?

Un méga jeu de dominos est en place. Et la spirale déflationniste est à l'œuvre

Tout comme vous, les grands investisseurs privés, les hegde funds ou les fonds d'investissement ont tout vendu et restent cash ! Pas question de se positionner pour l'instant. L'attentisme prédomine. Et ce tant qu'ils seront certains que la spirale baissière qui détruit les actifs n'est pas terminée.

Seule la Fed rachète pour l'instant les actifs risqués des banques franchement en mal de liquidités. Mais la Fed ne peut pas racheter tous les actifs pourris, au risque de finir elle-même par imploser !

(*) Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour une lettre internet gratuite, consacrée au marché des matières premières.

Voir aussi Crise immobilière, crise financière, crise de confiance, les USA sur la mauvaise pente - 26 janvier 2008

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