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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 20:04

Les militants socialistes voteront pour le changement

 

Je continue de suivre de près la préparation du congrès du PS, car celui-ci aura de grandes conséquences sur l’avenir de la gauche ces prochaines années.

 

Dans l’histoire du PS, je considère que les congrès d’Epinay-sur-Seine (1971, fondateur) et de Metz (1979) ont été les plus marquants. Ils ont eu une incidence évidente sur la victoire de la gauche à l’élection présidentielle, le 10 mai 1981. Est-ce un hasard si ces deux congrès ont été aussi ceux de l’alliance décisive entre François Mitterrand et Jean-Pierre Chevènement ? Sûrement pas.

 

Je renvoie aux articles parus les 21 et 23 septembre sur ce blog pour le rappel des épisodes précédents, concernant ce congrès 2008.

 

PS : la logique est respectée dans les alliances internes de congrès - 21 septembre 2008

 

PS : six motions, dont quatre qui comptent, pour le vote du 6 novembre - 23 septembre 2008

 

Tout concourt pour que le congrès de Reims soit celui du changement.

 

Le PS est resté sur le non choix du congrès de Rennes, en 1990 (j’y étais). Les débats étaient vifs, intéressants, mais pollués par les rivalités entre Lionel Jospin, n° 2 du gouvernement, et Laurent Fabius, président de l’Assemblée nationale. Le premier s’était allié à Michel Rocard, premier ministre. Le second était le favori de François Mitterrand, président de la République. Mésentente cordiale entre ces deux derniers... Le congrès de Rennes fut un échec retentissant.

 

Lors du congrès de Brest (j’y étais), en 1997, Lionel Jospin, nouveau premier ministre, avait propulsé François Hollande pour le remplacer à la tête du PS, la majorité étant composée principalement de jospinistes et de rocardiens. De fait, comme j’ai pu l’observer au conseil national, pendant quatre ans (1997-2001), c’est Lionel Jospin, premier ministre, qui continuait d’imprimer sa marque aux orientations du parti.

 

Depuis 2002, la même ligne politique s’est imposée, les références à l’ancien premier ministre étant bien présentes, même si lui-même s’était éloigné.

 

Lors de ce congrès de Reims, non seulement la succession de François Hollande est en jeu, mais aussi celle de la ligne politique imposée par Jospin et Rocard jusqu’à présent.

 

La lecture des motions doit se faire sur cette base-là. Ceux qui assument le bilan de la gestion socialiste depuis 1995 sont regroupés autour de Bertrand Delanoë, François Hollande et Lionel Jospin. J’ai peine à croire qu’ils réussiront à trouver des alliés parmi les autres signataires de motions.

 

Il est vrai qu’il y a peu de différences, sur le fond, entre les textes Delanoë, Aubry et Collomb (trois grands maires, ce n’est pas un hasard). Le texte Hamon se distingue assez nettement sur le fond (voir  Au congrès du PS, tout le monde sera minoritaire  (Le Monde, 25 septembre).

 

Voici les propos, sur ce point, de Jean-Pierre Chevènement, tels qu’ils ont été rapportés par l’AFP, hier : Chevènement ne voit pas «très bien la différence» entre les motions du PS

 

La personnalité de Ségolène Royal la classe à part, presque en dehors du PS actuel (à tel point que François Hollande la soupçonne de vouloir créer un autre parti au cas où elle ne serait pas associée aux commandes du PS). Sa motion arrivera peut-être en tête des votes des adhérents le 6 novembre, mais elle-même devra se mettre en retrait pour qu’elle ait des chances de s’allier avec d’autres, lors du congrès. C’est ce qu’elle a commencé à faire en acceptant que le maire de Lyon soit le premier signataire de la motion qu’elle soutient.

 

Dans le contexte économique et social de crises multiples, et, compte tenu des échecs politiques assumés par la direction sortante, je crois que Martine Aubry et Benoît Hamon auront le vent en poupe, d’autant plus qu’un congrès se gagne par la gauche. Ils bénéficieront d’une dynamique auprès des militants.

 

N’oublions pas que Benoît Hamon était membre du cabinet de Martine Aubry lorsque celle-ci était la ministre de l’emploi et des affaires sociales, en 1997. J’en déduis que ces deux motions seront les plus compatibles sur le fond et sur la capacité de leurs signataires à travailler ensemble, en rupture avec la direction sortante. Elles seront bien placées pour trouver des alliés, si nécessaire, auprès des amis de Ségolène Royal.

 

Ainsi, des changements profonds devraient se produire à Reims, ouvrant des perspectives nouvelles pour la gauche dans son ensemble.

 

Pour s’informer sur les motions et leurs signataires, je propose la lecture de quelques articles en ligne.

 

PS : quatre « rassembleurs » et autant de divisions (Rue89, Julien Martin, 24 septembre)

Six "écuries" en lice pour le congrès (Le Monde, Michel Noblecourt, 25 septembre)

 

Des alliances à l'écologie, ce que disent les motions du PS (Le M, Jean-Michel Normand, 25 sept)

 

Le PS n'échappera pas à une clarification (Le Monde, Michel Noblecourt, 25 septembre)

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