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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 16:20

La crise ne fait pas dévier Sarkozy de sa ligne antisociale

 

La rencontre MRC Grand Ouest le 25 octobre à Séné a eu pour effet de stimuler la réactivité des responsables départementaux du MRC (voir MRC Grand Ouest : la volonté de communiquer après Séné (Morbihan) - 28 octobre 2008).  

 

C’est ainsi que Jacky Eouzan (Côtes-d’Armor) a réagi, hier, à la politique antisociale du gouvernement en communiquant à la presse un texte, dans lequel il critique, notamment, cette nouvelle liberté qui consisterait à repousser l’âge de la retraite à 70 ans (voir Retraites : le gouvernement s'aligne sur les propositions européennes - 3 novembre 2008). Il est persuadé que cette faculté se transformera bientôt en obligation légale. Voici ce texte.

 

UN GOUVERNEMENT DE DEMOLISSEURS

 

Après la fin des 35 heures sinon en droit au moins dans les faits, ce qui a eu pour conséquences d’augmenter le chômage de 45.000 demandeurs d’emplois dès le mois d’août, voilà que Xavier BERTRAND, Ministre du travail, s’en prend au repos dominical.

 

La CGPME a déjà fait ses comptes, ce seront près de 100.000 postes de travail qui seront supprimés dans les PME. En effet, ce type de mesure ne peut que favoriser la grande distribution qui vient de se faire octroyer et la fin de la loi Galland, mesure prise au détriment des industriels et des producteurs, et l’autorisation d’implanter des surfaces de moins de 1.000m2, mesure prise au détriment du commerce de proximité. Le commerce de proximité, qui est le cadet des soucis de ce gouvernement, a donc des soucis à se faire.

 

Mais les parlementaires UMP, soutenant toujours ce même Xavier BERTRAND, viennent d’autoriser le départ à la retraite à 70 ans. Cette perspective n’a rien de réjouissant pour beaucoup d’entre nous et ne sert en fait qu’à masquer la faiblesse voulue du montant de nombre de retraites et surtout leur déconnexion, depuis la loi Balladur, de leur augmentation sur le coût de la vie. Ainsi chaque année les retraités perdent du pouvoir d’achat.

 

Les libéraux montrent ainsi leur véritable visage, celui de servir toujours un peu plus les intérêts du MEDEF. Xavier BERTRAND, outre ses fonctions ministérielles, n’est-il pas assureur de  métier ? Les retraites par répartition constituent un pactole que les Compagnies d’Assurances voudraient bien voir disparaître à leur profit.

 

Xavier BERTRAND, qui est plus le ministre des compagnies d’assurances que celui de la République, est là pour les servir.  Lui qui ne se cache pas dans les médias d’être un fils de la lumière a dû se tromper de porte ; en ramenant la France et les français au XIXème siècle, il n’est en réalité qu’un fils des ténèbres.

 

Ce constat rejoint celui de Juan, qui analyse chaque semaine la Sarkofrance sur le site de Marianne. Le 2 novembre, il était particulièrement critique envers le président de la République. Chacun peut le constater en cliquant sur le titre :

Sarkozy dévoile enfin son programme : une politique de classe

J’en ai extrait la partie concernant les questions sociales.

Les classes populaires, dindons de la farce

Bizarrement, l'unique aveu d'impuissance de Nicolas Sarkozy fut ... sur les questions sociales ! Contre les licenciements ou le déficit de l'assurance maladie, il n'y peut rien. Il faut que l'on se serre la ceinture sans moufter. Cette semaine, il a donc avoué : «on ne pourra pas éviter qu'il y ait des licenciements» a-t-il déclaré jeudi, devant des préfets, des trésoriers payeurs généraux et des banquiers.

L'assouplissement du code du travail n'est pas remis en cause. Les classes populaires en sont les seules victimes. En avril dernier, le gouvernement avait ainsi fait voter «son» projet de loi sur la flexisécurité. Ce dernier assouplissait les conditions de rupture du contrat de travail sans prévoir de disposition sur la formation ou la sécurité renforcée des chômeurs. Au contraire, le gouvernement a fait voter quelques mois plus tard son projet de sanction contre les chômeurs refusant «deux offres raisonnables d'emploi.»

Mardi à Réthel, Sarkozy a même annoncé vouloir
simplifier les conditions de CDD (Contrats à Durée Déterminée). Actuellement, le CDD n'est possible que pour une mission identifiée, renouvelable une fois, ou un remplacement. Le salut contre la crise serait-il la généralisation de la précarité ?

Une fois de plus, le Monarque profite de la crise pour accélérer la casse sociale. Le CDD n'est pas une réponse à la crise. Une preuve ? L'intérim est la forme la plus souple de travail temporaire pour une entreprise peu rassurée sur ses perspectives de croissance à long terme. Depuis avril dernier, l'intérim est en crise. En période de récession, les entreprises coupent ce qu'elles peuvent.

Sarkozy fait le pari que
la précarisation du travail favorisera le rebond de croissance attendu pour 2010. Les seniors ne peuvent plus compter sur une préretraite à 55 ans. Sarkozy est heureux: «on a enfin libéré le travail des seniors».

L'assurance maladie est également sous pression. L'an prochain, les mutuelles vont augmenter leurs tarifs de 4 à 5%. Vendredi, les députés ont même élargi le champs des infractions à la Sécu : désormais, plusieurs «infractions ou omissions» seront susceptibles d'être sanctionnées comme «l'infraction aux règles du code de la Sécurité sociale ou de la santé publique» ou «l'absence de réponse ou la réponse fausse à toute demande de pièce justificative». Un député UMP a même tenté de défiscaliser les cotisations... patronales. Ben voyons !

La rigueur n'est pas la même pour tous. Le budget débloqué pour les 100 000 contrats aidés supplémentaires en 2009 est inférieur aux coûts des nouveaux avions de la Présidence (280 millions d'euros !). Y avait-il donc urgence à acheter un nouveau joujou volant pour l'hôte de l'Elysée ?

La fausse solidarité nationale

Le programme présidentiel consistait à faire croire aux classes populaires que leur avenir était dans la libération du travail et l'allègement des impôts pour tous. Mais le pouvoir d'achat n'a pas suivi; et ces défiscalisations ont plombé un peu plus les comptes de la Sécu et des retraites.

Aujourd'hui, alors que la récession frappe le monde réel et plus seulement les 20% de Français qui avaient quelques placements en Bourse, on touche le fond de l'hypocrisie : le Monarque ne remet pas en cause les cadeaux fiscaux offerts aux plus riches l'an dernier, ni les sacrifices imposés aux plus grand nombre.

Ainsi, le fameux
bouclier fiscal que Nicolas Sarkozy a fait rabaisser de 60% à 50% semble inviolable : il a pourtant coûté 246 millions d'euros au budget de l'Etat en 2007 pour 16 000 bénéficiaires. Parmi eux, 671 contribuables ayant un patrimoine de plus 15,5 millions d'euros se sont vus restituer 68% de la somme, soit 231 900 euros en moyenne.

Ainsi, quand il s'agit de trouver quelques recettes supplémentaires pour
le financement de la Sécurité Sociale, les parachutes dorés jusqu'à un million d'euros sont exonérés de la nouvelle taxe de 2%. Mais elle n'a pas hésité à créer des franchises médicales pour les malades.

Ainsi, un chômeur refusant deux offres « raisonnables » d'emploi sera sanctionné (réduction ou suppression de ses indemnités). Luc Chatel a même proposé la légalisation générale du travail le dimanche. Que se passera-t-il si un candidat refuse de bosser le dimanche ? (…)

Cet article est le 17ème sur ce blog en catégorie La droite en France.

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