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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 20:55

 

Benoît Hamon est le vainqueur du premier tour

 

Le congrès de Reims n’ayant pas permis au PS de trouver son orientation (voir les articles parus sur ce blog à ce sujet : Michel Sorin : le congrès PS ne prendra fin que le 22 novembre - 16 novembre 2008 et Michel Sorin décrit la situation au PS et les raisons des difficultés - 18 novembre 2008), c’est ce soir que les adhérents vont lui indiquer la direction à prendre.

 

Un parti qui suscite autant d’intérêt populaire et médiatique n’est pas mort… même si les critiques qu’il suscite sont beaucoup plus nombreuses que les louanges !

 

En fait, le PS né à Epinay en 1971 d’un croisement entre une mère socialiste (le nouveau parti socialiste, issu lui-même de la SFIO) et un père républicain (Mitterrand, assisté de Chevènement…) est arrivé en fin de vie.

 

De même que la Section Française de l’Internationale Ouvrière n’avait pas survécu à la guerre d’Algérie, n’ayant pas su y mettre un terme, le Parti Socialiste ne survivra pas à la guerre néolibérale idéologique, économique et financière, que la gauche a perdue sans la mener, n’ayant pas accepté de reconnaître l’ennemi. La parenthèse libérale, ouverte en 1983 par François Mitterrand et Lionel Jospin, n’a jamais été refermée.

 

Le PS a le souffle court. La crise, qui est la première à l’échelle mondiale et d’une intensité inconnue jusqu’à présent, a été déclenchée aux USA pendant l’été 2007. Elle va provoquer d’immenses destructions économiques. L’idéologie libérale est la grande responsable de ce gâchis planétaire. Cela devrait fournir au PS un terrain favorable pour se refaire une santé. Rien n’est sûr, car il faudrait pour cela qu’il fasse le bon diagnostic.

 

Dans les textes présentés aux adhérents (motions), seul celui de Benoît Hamon s’est montré à la hauteur sur ce point. Il avait obtenu, le 6 novembre, un peu moins de 20% d’avis favorables parmi les adhérents.

Lors de l’élection du premier secrétaire, hier, alors que la concurrence faisait rage entre les deux candidates, Ségolène Royal et Martine Aubry, et que la participation a atteint près de 60% des inscrits (seuls les présents votent), Benoît Hamon a réussi à réunir près de 23% des voix. La qualité de ses interventions au congrès, dans les salles et par les médias, en a fait le vainqueur du premier tour de scrutin.

 

Martine Aubry bénéficiait de l’appel de Bertrand Delanoë en sa faveur, ce qui portait à près de 50% le potentiel de votes sur son nom. En fait, la majorité des adhérents qui avaient voté pour la motion Delanoë n’ont pas suivi la démarche de celui-ci. Ils ont allés sur Ségolène Royal, ce qui maintient le suspense pour le second tour ce soir.

 

Pourtant, si les voix Hamon (23%) se reportaient correctement sur Aubry (34%), comme c’est probable, on ne voit pas où Royal irait chercher la différence entre ses 43% et la majorité.

Mais une élection, d’un jour à l’autre, comporte d’autres éléments que la pure arithmétique. Et il est vrai que l’ancienne candidate à l’élection présidentielle dispose de ressources rares et précieuses qui lui font remporter des victoires électorales là on ne l’attend pas. Mais il y a des limites, comme le second tour présidentiel en 2007 l’a montré.

 

Les adhérents, à jour de leurs cotisations, qui vont se déplacer dans les bureaux de vote ce soir, vont les départager.

Martine Aubry a montré sa capacité à rassembler sur sa motion, puis sur son nom, des militants venant de divers horizons, non sans une certaine déperdition, d’ailleurs. Cette caractéristique lui facilitera la tache au Conseil national. Si elle était élue à la direction du parti, elle n’aurait pas de difficultés à réunir une majorité parlementaire solide pour gouverner, à partir du moment où elle aurait su constituer une équipe, représentative de sa volonté de rénovation et d’ancrage à gauche, au secrétariat national.

 

Il n’en irait pas de même en cas de succès de Ségolène Royal. Sa volonté de changer la nature du parti pour en faire un parti démocrate, à l’italienne ou à l’américaine, se heurterait à une opposition de la part des responsables des autres motions représentées au Conseil national. Il y aurait une forme de cohabitation, qui serait une grande première au PS.

 

Dans les deux cas, le PS d’Epinay n’a plus beaucoup de temps à vivre. Selon l’élue ce soir, il est appelé à se transformer en parti démocrate ou en parti social démocrate. A moins que des évènements, liés à la crise, ne l’obligent à s’imprégner du projet républicain que portent Jean-Pierre Chevènement et le MRC…

 

Une courte revue de presse, pour terminer.

- Le Monde, 21 novembre, Christine Garin Benoît Hamon, arrivé troisième, réussit son pari.

Et aussi, ce jour, Jean-Michel Normand  La gauche du PS arbitre le duel Aubry-Royal.

- Rue89, 21 novembre, Julien Martin

PS : Royal en pôle, mais face au ticket Aubry-Hamon

Les militants ont placé Ségolène Royal en tête du vote pour le Premier secrétaire, mais un second tour aura lieu ce vendredi. La suite.

 

Cet article est le 81ème article paru sur ce blog dans la catégorie Gauche France 2007-08

 

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Published by SORIN Michel - dans Gauche France
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