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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 23:53

La crise économique, l’énergie et le climat, l’Irlande

 

Le président Sarkozy aura, les 11 et 12 décembre, à Bruxelles, un ordre du jour (un « agenda ») très chargé pour le dernier Conseil européen de la présidence française.

 

L’Union européenne doit apporter une réponse des 27 Etats membres à la crise économique et, aussi, clore les négociations sur le paquet énergie-climat. Ce sont les deux dossiers les plus importants, mais il y en a un autre qui titille le président : c’est le processus de ratification du traité de Lisbonne.

 

Crise économique : la démarche est laborieuse, car il manque la volonté de coordonner les politiques économiques des Etats. Les plans de relance sont nationaux. L’Allemagne rechigne à s’engager, ce qui la met à l’écart du mouvement d’ensemble en faveur du soutien à l’économie.

 

Energie-climat : la question difficile porte sur la solidarité financière vis-à-vis des pays de l’est de l’Europe, concernant les objectifs environnementaux de l’UE. Les centrales électriques au charbon produisent la quasi-totalité de l’électricité (95%) en Pologne et presque autant chez ses voisins. La prise en charge des droits d’émission de gaz à effet de serre est mal acceptée par 9 pays de l’est, qui mettent en avant leurs propres contraintes.

 

Ratification du traité de Lisbonne : le cas du référendum irlandais est le plus délicat, mais la situation particulière de la République tchèque, qui va prendre la présidence au 1er janvier, n’est pas banale non plus.

- Irlande : pas d’application du traité de Lisbonne tant que l’Irlande ne l’a pas ratifié.

 

Ce que j'ai entendu, le 3 décembre à Bruxelles (dans les locaux du parlement européen), de la bouche d'un  député européen influent (PPE), c'est la décision prochaine de proposer à l'Irlande un nouveau référendum à la façon danoise après leur refus de ratifier le traité de Maastricht en 1992.

Les danois ne voulaient pas avoir la même monnaie que les allemands; c'est la raison pour laquelle ils disaient non à l'euro. 
Alors, on les a fait voter sur la question suivante : acceptez-vous l'union monétaire, dont le Danemark ne fera pas partie ? Ils avaient répondu oui, ce qui avait permis la ratification du traité et l'adoption de l'euro.

De la même façon, les irlandais seront invités à se prononcer par un nouveau référendum sur une nouvelle question, à laquelle ils devraient répondre oui sans problème... 

Lire, à ce sujet, l’article paru le 8 décembre sur le site de La Tribune Traité de Lisbonne : l'irlandais Brian Cowen poursuit sa tournée des capitales.

 

Le site de Marianne (Sylvain Lapoix, 9 décembre), évoquait aussi le cas irlandais : Nouveau référendum irlandais: the yes needs the no to win against the no…

 

Sur son blog, hier, Jean Quatremer, apportait sa version de l’évènement : Lisbonne: la réforme de la Commission abandonnée.

 

- République tchèque : la ratification est reportée à une date indéterminée.

 

Lire, sur ce point, l’article paru hier sur le blog de Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles Lisbonne: nouveau pas de deux tchèque.

 

Cet article est le 37ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe.

 

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