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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 17:13

Le capitalisme américain laissé à lui-même

 

Les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas mérité d’être « l’hyper puissance » mondiale et vont payer cher les libertés qu’ils ont prises avec les règles de simple bon sens, sinon de bonne gestion. L’élection en 2000, puis la réélection en 2004, de George W. Bush à la présidence, feront tache dans l’histoire de cette grande nation.

 

Le président Obama n’a pas la tache facile

 

Bill Bonner, cofondateur de La Chronique Agora, est un financier qui a horreur des déficits. Dans sa chronique parue hier, il s’émeut de voir le président élu considérer que les déficits n’ont pas d’importance, compte tenu de la gravité de la situation économique du pays. Selon lui, les renflouements n’auront pas d’effets, car le gouvernement américain ne dispose pas d’épargne. Il a le choix entre l’emprunt et la création monétaire, ce qui ne peut rien résoudre.

 

Du « Financial Times », il extrait « Tout en notant que le déficit budgétaire américain pourrait déjà dépasser les 1 000 milliards de dollars, M. Obama a ajouté : 'nous comprenons que nous devons fournir une perfusion sanguine au patient dès maintenant pour nous assurer qu'il soit stabilisé. Ce qui signifie que nous ne pouvons pas nous soucier du déficit' (…).
Bill Bonner poursuit : Nous allons assister à plus de transfusions qu'aux urgences à Baltimore le samedi soir... ce sera un vrai bain de sang. Les déficits des Etats-Unis dépasseront les 2 000 milliards de dollars avant la fin
(…) ».


Le spécialiste adulé de la voltige financière, auteur de la plus grosse fraude !


J’emprunte à Georges Ugeux, banquier d'affaires international, dont le blog est référencé sur le site du Monde (« La finance au-delà des mythes »), l’information sur ce financier de haute voltige qui a fraudé la bagatelle de 50 milliards de dollars (13 décembre).

$ 50 milliards : la plus grosse fraude de Wall Street

 

On croyait avoir tout  vu depuis quelques mois dans le monde de la finance. Mais ce qui vient d’être découvert  dépasse l’entendement et l’imagination. L’arrestation de Bernard (« Bernie ») Madoff pour une fraude de $ 50 milliards continue à poser des questions sur l’absence de réglementation  du secteur des hedge funds.


De quoi s’agit-il ? D’un système pourtant bien connu aux Etats-Unis, le « Ponzi scheme » qui consiste à recueillir des fonds de nouveaux investisseurs pour les distribuer…aux anciens. Je pense que le terme le plus courant utilise en français est la « cavalerie ». Là où l’investisseur croit que son argent fructifie et lui apporte des rendements, il sert en fait à alimenter cette roue infernale de la fraude. Ce petit jeu a une fin : la culbute.
La fraude a été commise par une personne qui est une des gloires de Wall Street, puisqu’il a même été Président du Conseil d’Administration du NASDAQ, dont il a développé les activités de cotations auprès des sociétés de haute technologie. C’est à cette époque, où je cherchais à attirer les mêmes sociétés au NYSE, que je l’ai rencontré à plusieurs reprises.


Aujourd’hui, il a 70 ans et a convoqué, mercredi dernier ses enfants et ses proches collaborateurs pour leur avouer ce qu’il avait fait, sachant qu’il allait être arrêté incessamment. «  Je suis fini, je n’ai plus rien, tout ceci n’était qu’une fraude » aurait-il dit.


Mais il est impossible qu’il ait pu agir seul. Cette fraude se faisait a travers un fonds qui lui-même investissait en « hedge funds » et s’est étalée sur vingt ans. C’est la raison pour laquelle cette activité a échappé à toute forme de réglementation. Les tentatives de la SEC de réglementer cette activité en 2007 s’étaient heurtées a un jugement d’appel auprès d’un tribunal de Washington qui a donne raison aux gestionnaires de hedge funds, par ailleurs grands financiers du système politique.


On se demande cependant comment les commissaires aux comptes ont pu approuver ses comptes ou se laisser berner pour des montants de cette ampleur. Mais comme toujours, ce sont les investisseurs qui vont payer la facture. Selon les mots d’Arthur Levitt, un ancien Président de la SEC, « ils ne retrouveront pas un penny ».


Lire aussi dans Le Monde, 12 décembre Une figure de Wall Street inculpée pour une fraude qui pourrait atteindre 50 milliards de dollars.

 

Cet article est le 57ème paru sur ce blog dans la catégorie Capitalisme

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Published by SORIN Michel - dans Capitalisme
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