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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 23:02

De la confiance béate à la méfiance extrême

 

Les mauvaises nouvelles se succèdent allègrement, malgré des décisions qui semblent positives de la part des responsables monétaires et économiques. Par exemple, le président de la Fed, aux USA, qui accorde de l’argent gratuit aux banques américaines, dans le but louable de combattre la déflation qui menace. Mais cela ne suffit pas pour que les banques prêtent de l’argent. Celles-ci sont préoccupées, avant tout, par leurs bilans à reconstituer au plus tôt.

 

Les banques ont, incontestablement, les plus lourdes responsabilités dans l’ampleur de la crise. Les marchés financiers les suivent de près, quand ils ne les précèdent pas. Et les Etats, qui ont suivi bêtement la finance libérale sans la cadrer, ont été profondément fautifs.

 

Le directeur général du Fonds Monétaire International a écrit aux gouvernements pour les mettre en garde (Una Galani, Le Monde, 17 décembre) : 

 

Le retour des risques politiques et sociaux

Les marchés vont devoir à nouveau intégrer la variable politique
dans leur évaluation des risques. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a attiré l'attention sur le fait que les gouvernements doivent rapidement empêcher la récession économique sous peine de laisser les troubles sociaux se généraliser. Les marchés feraient bien d'être attentifs eux aussi à cet avertissement.

L'année 2008 a été tumultueuse. Pourtant, les investisseurs se sont à peine émus des émeutes grecques ou des attaques terroristes de Bombay, de la même façon qu'ils ont superbement ignoré la guerre en Géorgie. De fait, depuis les attentats commis aux Etats-Unis en septembre 2001, les événements sociaux et géopolitiques n'ont eu aucun impact sur leurs placements. Mais aujourd'hui, cette bienheureuse indifférence touche peut-être à sa fin, et ce pour deux raisons.

La première est que la crise du crédit a rendu les investisseurs plus timorés face à toutes sortes de risques. La deuxième raison tient à l'interaction qui se développe entre le monde politique et la sphère financière. En mettant en oeuvre des plans de sauvetage et des nationalisations, les Etats se sont engagés plus avant sur le terrain des affaires. La prééminence du prisme politique gagne encore en puissance, maintenant que d'autres secteurs économiques viennent solliciter l'aide publique.

L'opprobre qui frappe le modèle de la finance libérale risque de rendre les orientations politiques défavorables aux investisseurs. La montée du chômage ne pourra qu'exacerber les tensions préexistantes, qu'elles soient de nature purement nationale ou liées à des frictions frontalières. Le mécontentement des peuples poussera les dirigeants affaiblis à prendre des mesures protectionnistes, nationalistes et anticapitalistes.

La grande dépression des années 1930 a engendré la deuxième guerre mondiale. Il est heureux que, grâce aux progrès qu'ont connus les infrastructures sociales et la coopération politique, de telles tragédies nous seront sûrement épargnées. Mais si l'appel de M. Strauss-Kahn à une intervention publique musclée reste sans réponse, les émeutes qui secouent la Grèce pourraient bien n'être qu'un avant-goût de ce qui nous attend.


Le gouvernement français tire les conséquences budgétaires des mesures de relance annoncées par le président de la République
(Le Monde, 17 décembre) :

 

  L'Etat prévoit un déficit de 79,3 milliards d'euros en 2009

 

Quelques semaines à peine après l'annonce d'un plan de relance par Nicolas Sarkozy, le ministre du budget, Eric Woerth, a indiqué, mercredi 17 décembre, que le gouvernement tablait désormais sur un déficit budgétaire de l'ordre de 79,3 milliards d'euros en 2009, contre 57,6 milliards prévus initialement dans le projet de loi de finances 2009. Un chiffre qui prend en compte les mesures de relance qui doivent être votées en janvier (…).

Le président PS de la commission des finances de l'Assemblée, Didier Migaud, a pour sa part estimé que le déficit budgétaire total (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales) allait frôler les "100 milliards d'euros", soit près de 5 % du PIB, calcule-t-on dans son entourage. "La France est rentrée dans cette crise beaucoup plus affaiblie que d'autres pays", a-t-il estimé, en demandant de nouveau à la majorité de revenir sur le paquet fiscal.


Les pays producteurs de pétrole constatent un recul de la demande et leur impuissance à maîtriser l’évolution des prix, qui sont très volatils
(Jean-Michel Bezat, Le Monde, 17 décembre) :

 

            L'inquiétude gagne les pays de l'or noir

(…) La perspective d'une forte baisse de la demande des pays industrialisés, et surtout d'un coup de frein en Chine et en Inde, risque alors d'accentuer l'effondrement des cours. Jusqu'où tomberont-ils ?  

(…) Avec son élargissement à la Russie, deuxième producteur mondial au coude-à-coude avec l'Arabie saoudite, l'OPEP assurerait 55 % de la production mondiale, renforçant son influence (sinon sa cohésion) et son pouvoir de marché. Moscou en a les moyens, puisque l'Etat a la main sur le robinet du pétrole à travers Transneft, comme il contrôle celui du gaz avec Gazprom.

Jusqu'à présent, la Russie a profité des effets de la baisse de production sur les cours sans payer son tribut, au grand dam de l'OPEP. Depuis 2000, le pays doit une bonne part de sa croissance à la vente du pétrole et du gaz. Leurs prix sont devenus "une question vitale" pour la poursuite du développement, a prévenu M. Medvedev. Trop vitale, selon de nombreux économistes : la Russie, dépendante des hydrocarbures, a besoin d'un baril à 75 dollars pour financer sa politique actuelle. Conjuguée à la fuite des capitaux, à l'inflation et à la remontée du chômage, l'effondrement des matières premières menace son équilibre (…).


L'OPEP décide une baisse record de sa production

 

Face à la chute des cours du brut, la riposte de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui fournit plus de 40 % de la production mondiale d'or noir, ne s'est pas fait attendre. Réunis mercredi 17 décembre à Oran en Algérie, ses membres ont approuvé une baisse de leur production de 2,2 millions de barils par jour (bpj), portant à 4,2 millions le total de la baisse par rapport au niveau de production de septembre, a annoncé le secrétaire général du cartel, Abdallah al-Badri (…).
 

Cet article est le 58ème paru sur ce blog dans la catégorie Capitalisme

 

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