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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 23:32

Une nouvelle Europe va sortir de la crise

 

Les prochaines élections européennes auront lieu le 7 juin 2009. Les précédentes, le 13 juin 2004, avaient été gagnées par un PS euphorique, trois mois après avoir raflé la présidence de la quasi-totalité des régions aux élections régionales.

 

Les conditions étaient si favorables à son parti que François Hollande poussait le président Chirac à organiser un référendum pour ratifier le traité constitutionnel européen, persuadé que le oui l’emporterait, les quatre principaux partis aux élections européennes, le PS (28,9%), l’UMP (16,6%), l’UDF (12%) et Les Verts (7,4%), étant tous favorables au texte ratifié à l’unanimité des Etats membres.

A noter, toutefois, le haut niveau d’abstentions (57%) aux élections européennes, laissant percer une réelle distance des citoyens par rapport aux institutions européennes.

 

Le PS montrait l’exemple en confiant aux adhérents le soin de définir la position de leur parti, ce qu’ils firent en donnant une nette majorité (60%) au oui.

 

Ce qui s’est passé, ensuite, a montré que le peuple français ne suivait pas les dirigeants, puisque le vote non était majoritaire (à plus de 54%) au référendum du 29 mai 2005. Selon les sondages, les électeurs du PS, eux-mêmes, avaient majoritairement (plus de 60%) refusé la ratification, contre l’avis émis par les adhérents.

 

En fait, la souveraineté du peuple a été limitée par la décision du nouveau président de la République française de proposer à ses collègues européens d’adopter un nouveau traité, qui reprend l’essentiel (90%) du précédent. Cette fois-ci, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont donné le mot : pas de référendum !

C’est ainsi que le peuple français a été tenu à l’écart de la ratification, la représentation nationale se chargeant, le 8 février 2008, d’autoriser la ratification du traité de Lisbonne.

 

Si les peuples avaient été consultés, ils auraient probablement dit non, à nouveau, comme l’a fait le seul qui a été consulté, le peuple irlandais (en Irlande, la ratification d’un traité ne peut se faire que par référendum).

La ratification par tous les peuples, ou leurs représentants, étant nécessaire pour que le traité soit adopté, les irlandais vont devoir se soumettre à un second référendum en septembre 2009, après avoir obtenu des modifications du texte, qui seront avalisées à l’occasion d’une autre ratification.

 

Ce rappel étant fait, il faut se tourner vers l’avenir. La construction européenne, selon la méthode inspirée par Jean Monnet dans les années 1950, se heurte à de nombreuses difficultés, qui ont été plus ou moins bien surmontées jusqu’à présent. La crise financière d’origine américaine, la crise militaire en Géorgie, ont amené la présidence française à adopter des méthodes qui correspondent mieux à nos traditions, et beaucoup moins à celles en vigueur dans d’autres pays.

 

Reste à savoir si, sous d’autres présidences (en 2009, tchèque, puis suédoise), la mutation européenne ne s’arrêtera pas. Reste à voir, aussi, comment la crise économique va être gérée et si l’amorce de gouvernement économique de la zone euro va prendre de l’ampleur. On peut se demander comment l’euro va absorber les tensions qui ne vont pas manquer de se produire entre les économies des Etats membres. Les dogmes monétaristes de la Commission européenne vont-ils survivre ou être balayés par la nécessité de mettre l’emploi au cœur de la politique européenne ?

 

Le renouvellement des institutions communautaires (parlement, puis commission) viennent à point. Elles devront prendre en compte les bouleversements survenus récemment. Dans un tel contexte, les élections des députés au parlement européen prennent davantage d’importance.

 

En France, la question européenne a surtout divisé la gauche, ces derniers temps. La crise lui impose de rapprocher les points de vue de ses composantes. Le peuple espère lui donner sa confiance. Encore faut-il qu’elle soit à la hauteur des attentes populaires !

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen fera de ces élections européennes un test de la capacité des partis de gauche à se rassembler sur une liste commune. C’est également le souhait des responsables de Gauche Avenir, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès.

 

Pour ma part, je propose que ce rassemblement s’étende aux républicains de progrès qui ont fait le choix de rompre avec le parti du président de la République et de se distinguer du président de la libre Vendée. C’est, du moins, ce que je souhaite dans la circonscription Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes).

 

Parlons de tout cela avec les citoyens. La politique, c’est l’affaire de tous, notamment la politique européenne. 2009 sera une année charnière, de crise économique très dure. Les conséquences sociales risquent d’être redoutables si le pouvoir politique ne prend pas les décisions qu’il faut dans l’intérêt général.

 

Avec mes amis du MRC, j’ai bien l’intention d’être utile dans ces moments difficiles de notre vie sociale et politique.

 

 

Cet article est le 2ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009

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