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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 22:46

Une réforme libérale, précipitée et non nécessaire

 

Pourquoi le ministre Darcos s’attaque-t-il aux maternelles et aux lycées, alors que c’est ce qui marche le mieux dans notre système éducatif ? Pourquoi cette précipitation, si ce n’est pour prendre de vitesse les lycéens ? Pourquoi vouloir libéraliser, au moment où le libéralisme est mis en cause partout, dans le monde, comme étant à l’origine de la crise ?

 

Autant de questions qui restent posées, car la réforme du lycée est reportée d’un an, mais maintenue avec fermeté par le gouvernement. Les manifestations des lycéens et des enseignants ont révélé l’immaturité de la réforme. Le fait qu’elle soit reportée est un bon point. Mais le problème reste entier.

 

Voici une brève revue de presse, qui donne les positions du ministre et des lycéens.

 

Réforme de la classe de seconde : Xavier Darcos dévoile les premières mesures (Le Monde, 14 décembre) ;

 

Xavier Darcos reporte la réforme du secondaire (Le Monde, 15 décembre) ;

 

Lycéens dans la rue : paroles de contestataires (Rue89, 18 décembre).

 

Michel Vignal*, secrétaire national MRC à l’éducation, a fait connaître, le 19 décembre, sa position, au nom du Mouvement Républicain et Citoyen (cliquer sur le titre).

 

La réforme du lycée porteuse d'une grave régression

 

Suite à la mobilisation des lycéens et des professeurs, l’application de la réforme du lycée a été reportée d'un an par le couple Darcos-Sarkozy. C’est un recul. Il faut obtenir le retrait de cette réforme d’inspiration libérale.

Le MRC constate en effet que cette réforme vise à réduire fortement le nombre d’heures de cours donnés aux élèves, afin de réduire encore le nombre de postes d’enseignants. Ce sont, pourtant, près de 60 000 postes de personnels de l’éducation nationale qui ont été supprimés depuis cinq ans, et 13 500 sont déjà prévus au budget 2009.

Cette réforme mettrait en cause la diversité et la qualité des connaissances transmises car elle organise une baisse de 15 à 20%, selon les options ou modules à dominantes choisis, du temps consacré à l’enseignement des savoirs des différentes disciplines. Véritable « usine à gaz » du fait de sa complexité, elle ne faciliterait pas l’orientation des lycéens, en particulier ceux issus des milieux sociaux les plus démunis culturellement.

En outre, en développant l’autonomie de chaque lycée pour la mise en œuvre de la réforme, elle va renforcer l’application du principe de concurrence à tous les niveaux, à l’intérieur de chacun d’eux dans le choix des nouveaux modules d’enseignement et des disciplines, et à l’extérieur entre les établissements eux-mêmes dont l’inégalité, déjà présente, va s’accroître avec cette nouvelle logique libérale. L’individu consommateur sera visé, bien loin de l’idéal de l’élève apprenti citoyen tel que l’a conçu l’école républicaine.

Xavier Darcos veut faire le « lycée light » : allègement des horaires, allègement des connaissances acquises, allègement de l’encadrement professoral, seraient le résultat de cette réforme, si elle aboutit.

Le MRC est partisan d’un lycée structuré assurant une solide maîtrise des différents savoirs. Un lycée déjà diversifié par l’existence des voies d’enseignement général, technologique et professionnelle entre lesquelles il faut développer les passerelles permettant aux élèves d’évoluer et de se réorienter.

Surtout, le lycée doit retrouver, partout, qualité et exigence afin de préparer un baccalauréat qui doit rester un examen national anonyme, d’un niveau suffisamment exigeant. Toutes les disciplines scolaires actuellement enseignées doivent y garder leur place car elles sont constitutives de cette culture générale qui doit être commune à tous les élèves afin de leur offrir les meilleures chances de réussite à l’université ou dans la vie professionnelle.

 

* Michel Vignal a été à l’origine de nombreux articles parus sur ce blog (voir, notamment MRC et rentrée scolaire 2008 : l'école républicaine encore affaiblie - 4 septembre 2008 et les articles répertoriés dans la catégorie L'école - celui-ci est le 13ème).

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