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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 22:28

Rapprocher les partis de gauche sur l’Europe

 

En présence de Jean-Pierre Chevènement, le secrétariat national du MRC a adopté, le 7 janvier, le texte qui servira de base de discussion avec les partis de gauche (PCF, PG, PS), lors des rencontres qui vont avoir lieu prochainement.

 

En fait, c’est à l’occasion des premiers contacts avec Gauche Avenir et le PCF que les bases de ce document ont été établies par Sami Naïr, secrétaire national aux relations internationales. Une rencontre est prévue le 12 janvier avec le Parti de Gauche (PG). Une autre suivra, avec le PS.

 

L’objectif est clair : à partir de ce document, rapprocher les positions des partis de gauche sur le projet, notamment sur la question européenne. Ne nous y trompons pas, il s’agit de la première tentative de préparer les conditions d’un rapprochement stratégique et programmatique de la gauche, en vue des élections nationales en 2012.

 

En fonction de la position de chaque parti face à ce texte, il sera possible, ou non, d’aller vers une alliance aux élections européennes. Au mieux, cette alliance se fera avec tous. Au pire, elle ne pourra se faire avec aucun. Ce sera le Conseil national de notre Mouvement qui décidera.

 

Voici la trame du texte.

 

Pour retrouver la confiance des Français, la Gauche, rassemblée, unitaire, doit proposer dès les élections européennes de Juin 2009, un projet alternatif à la politique néolibérale actuelle,

 

1) L’Europe dans la crise

 

2) Pour une régulation mondiale

 

3) Pour une Europe sociale qui protège

 

4) Pour une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire

 

Le MRC avance ses propositions dans un esprit de clarté.

- Nous souhaitons un débat avec tous nos partenaires de gauche.

- Nous sommes convaincus que la question de la construction d’une Europe Nouvelle est décisive pour la reconstruction d’une gauche républicaine, démocratique et capable d’offrir une alternative au néolibéralisme.

- Et nous sommes ouverts, car notre objectif, c’est de faire des élections européennes une grande victoire de la gauche française.

 

 

Cet article est le 3ème sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

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commentaires

S
merci d'avoir rectifié ma coquille à propos du Conseil et du Secrétariat :)
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S
merci d'avoir rectifié ma coquille à propos du Conseil et du Secrétariat :)
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S
merci, Serge, de ce commentaire. Une précision : le 7 janvier, c'était une réunion du secrétariat national (j'étais présent) et non du Conseil national. Celui-ci sera réuni, probablement en février, afin de prendre position, au vu des discussions engagées avec les partis de gauche, sur le choix du MRC pour les élections européennes.
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S
Michel, tu ne seras pas surpris si le petit mot que je laisse ici est pour dire ma grande satisfaction concernant les décisions du Conseil National. Participer aux Européennes me semblait extrêmement important, je me réjouis donc des informations que tu nous donnes aujourd'hui. En outre, les discussions envisagées se placent dans une véritable logique politique, tenant compte de la situation actuelle, tout en ouvrant en même temps une perspective cohérente pour les échéances suivantes.
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S
La démarche du MRC se veut logique. Son dernier congrès, en juin dernier, a adopté la proposition de Jean-Pierre Chevènement de viser la refondation républicaine de la gauche, ce qui implique la création d'un grand parti de toute la gauche, condition nécessaire à la réussite d'un projet alternatif au néolibéralisme. Il s'agit de définir la politique de la France pour faire face à la crise. Le texte adopté le 7 janvier par le MRC exprime sa position de fond, qu'il va soumettre à la discussion avec les autres partis de gauche. C'est une étape vers la refondation de la gauche sur des bases républicaines. Nous n'avons aucune certitude qu'elle aboutisse à un accord pour des listes communes aux élections européennes. Mais il est important, à nos yeux, que nous affirmions ce que nous sommes et ce que nous voulons. Il faut quand-même se souvenir de ce que disait Jean-Pierre Chevènement, en septembre 2001, à Vincennes "les marchés financiers ne sont pas l"horizon de l'humanité" et il ajoutait que la politique devait se ressourcer dans la vie démocratique des peuples et nations. Ce discours peut être mieux reçu aujourd'hui, après le déclenchement de la crise financière. Je veux répondre à Laurent qu'il s'agit de refonder la gauche, car elle en a bien besoin. Depuis deux siècles, les notions de gauche et de droite ont évolué, recoupant des réalités différentes selon les époques. Depuis la prise de pouvoir de la finance au sein du capitalisme, les partis de gauche n'ont pas su s'adapter autrement qu'en acceptant la logique de la globalisation financière libérale. Les réflexes du passé ne sont pas suffisants pour proposer une alternative crédible aux politiques du pouvoir en place. L'union de la gauche est indispensable, mais pas sur n'importe quelles bases. Nous allons voir où en sont les autres partis de gauche et s'il est possible de s'allier aux élections européennes. Nous n'écartons pas de discuter ultérieurement avec Debout La République, qui a rompu avec l'UMP et se présente maintenant comme un parti indépendant, gaulliste et républicain, avec des positions sur l'Europe qui se rapprochent des nôtres. La gauche aura besoin d'alliés, face à Sarkozy, et Nicolas Dupont-Aignan nous apparaît comme un allié potentiel plus proche de nous sur l'Europe que d'autres, dont les positions fédéralistes sont bien connues.
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