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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 23:30

Pour maintenir la maîtrise des productions

 

Les unions régionales (Pays de la Loire) de la Confédération paysanne et de la Coordination rurale partagent une vision commune de la situation et de la gestion désastreuse de la filière laitière. C’est pourquoi elles ont décidé de mener ensemble de nouvelles actions.

 

La plateforme de revendications tient en plusieurs points. D’abord, un prix du lait rémunérateur, mais aussi une régulation du marché par les quotas au-delà de 2015 et un stockage limité afin de garantir une politique alimentaire atténuant les variations saisonnières (source : L’Avenir agricole, 23 janvier 2009).

 

Pierre Messager, porte-parole de la Confédération paysanne sur les Pays de la Loire, critique sévèrement les syndicats majoritaires (FNSEA et JA) qui ont mal défendu les intérêts des producteurs. Derrière cette offensive, les deux syndicats pointent la question de la représentativité syndicale (ils n’ont pas accès aux interprofessions). Pourtant, ils représentent ensemble 40% des paysans, selon les résultats des dernières élections aux chambres d’agriculture.

 

Voici l’article, signé Xavier Bonnardel, paru ce 11 février dans Ouest-France, après les actions menées dans la région.

 

Lait : un front syndical pour sauver les quotas

À Angers, 80 producteurs ont offert du lait aux passants. Ils étaient 40 à manifester à Laval, 25 au Mans, 250 à Nantes, escortés par une vache normande. Et une simple délégation à La Roche-sur-Yon. Hier, dans les Pays de la Loire, Coordination rurale et Confédération paysanne ont déployé ensemble leurs banderoles pour défendre un prix du lait rémunérateur.

« Savoir ce qui s'y passe »

La coalition des deux syndicats minoritaires a connu une mobilisation en demi-teinte devant les préfectures ou les Directions départementales de l'agriculture. Les délégations ont déroulé leur plateforme commune de revendications à l'attention des pouvoirs publics. Deux points essentiels ressortent de ce travail intersyndical.

1) Coordination et Confédération n'ont pas fait le deuil des quotas laitiers. Elles se battront mordicus contre la dérégulation des marchés et pour la maîtrise de la production. « En augmentant la production, on entraîne les prix à la baisse », proteste la délégation vendéenne.

Selon les deux syndicats, la contractualisation entre le producteur et sa laiterie n'est pas une solution de rechange : « C'est une garantie pour les transformateurs et la grande distribution, pas pour les producteurs », critique Etienne Heulin, porte-parole de la Confédération paysanne de Maine-et-Loire.

2) Coordination et Confédération frappent à la porte de l'interprofession laitière. Revendiquant près de la moitié des agriculteurs, elles veulent participer aux négociations sur le prix de lait.

« On veut savoir ce qui s'y passe, on veut peser sur les décisions », déclare Yvon Riotteau, président de la Coordination rurale du Maine-et-Loire.

L'alliance des deux syndicats d'opposition a pour objectif de faire contrepoids à la Fédération nationale des producteurs de lait, la branche laitière de la FNSEA, seul syndicat de producteurs habilité à participer au tour de table interprofessionnel aux côtés des industriels privés et des coopératives. Elle cristallise un front du refus contre le dernier accord interprofessionnel en date, marqué par une baisse du prix du lait de 55 € pour 1 000 l.

Cet article est le 116ème paru sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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