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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 22:46

En France, face à la crise, le roc de la République

 

Des responsables du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) dans les départements d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire et de la Mayenne, étaient cet après-midi réunis à Nantes afin de prendre position sur la question de l’initiative d’une liste citoyenne aux élections européennes dans la circonscription Ouest (voir Européennes : des militants MRC Grand Ouest réunis à Nantes le 28 mars - 28 mars 2009).

 

En préalable, ils se sont posé la question : que représentent ces élections au moment où la crise économique fait sentir de plus en plus durement ses effets sur les Français ?

 

Le mode de scrutin, tel qu’il a été adopté sous le gouvernement Raffarin, pénalise les partis qui disposent de peu de moyens financiers, ce qui est le cas du MRC.

La plupart des futurs élus au Parlement européen porteront une vision libérale et fédérale de l’Europe, celle-là même qui a conduit à la situation de crise que l’on connaît actuellement. 

 

Après avoir réfléchi aux priorités de la période, ils ont souscrit à la décision adoptée lors du Conseil national le 22 mars (voir Elections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen).

 

La gauche, toute la gauche, a aujourd’hui la responsabilité historique d’apporter une réponse à la crise sans précédent qui frappe et frappera demain encore plus fort, crise historique du capitalisme, résultant elle-même d’une déréglementation généralisée engagée sous l’impulsion des Etats-Unis et dont l’Europe libérale a été depuis vingt-cinq ans le relais.

 

Oui, cette Europe a relayé les politiques de régression sociale, liées au néolibéralisme en vigueur aux Etats-Unis d’Amérique. Elle n’a pas commencé à faire son autocritique et fera tout pour continuer la même politique, quand la crise sera passée.

 

Toutefois, cette crise n’est pas comme les autres. Les milliards de dollars ou d’euros attribués généreusement aux organismes financiers, ceux-là même qui ont une part de responsabilité dans la crise, n’empêcheront pas la récession de se prolonger et de détruire des emplois en grand nombre.

 

Le pouvoir politique en place (UMP, Chirac, Sarkozy) et celui qui l’a précédé (Jospin) seront disqualifiés aux yeux des Français pour faire face à la crise. Ceux qui se limitent à des contestations du pouvoir le seront aussi.

 

Le moment approche où le pays, dans ses profondeurs, fera appel à celles et ceux qui ont des propositions sérieuses pour remettre l’économie sur de bons rails, encadrer la finance sous le contrôle de l’Etat, revaloriser le travail et sa rémunération par rapport au capital, remettre sur pied le principe d’égalité.

 

Ceux qui ont fait de la résistance au néolibéralisme seront, comme en 1945, appelés à reconstruire la France et sa République, dans le cadre d’une Europe réorientée profondément. Qu’on ne s’y trompe pas : la comparaison avec la guerre mondiale n’est pas exagérée, quand on s’en tient à l’économie.

 

En dehors de Jean-Pierre Chevènement, qui jouera un rôle majeur, d’autres femmes et hommes se font remarquer pour leurs actes significatifs.  

 

Voir cet article de Julien Martin (Eco89, 2 avril) : Rémunération des patrons : le Parlement fait plier Fillon.

 

Voir aussi l’article paru ce 4 avril sur le site du quotidien Le Monde : M. Bayrou : "On conduit la France vers un modèle qui n'est pas le sien".

 

Et, l’ancienne candidate à la présidence de la République a raison de parler haut et fort dans le Journal du Dimanche, ce 4 avril : Interview JDD : "On se croirait sous l'Ancien Régime".

 

 

Cet article est le 23ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

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commentaires

S
Ce n'est pas joué. La crise imposera aux partis de gauche de se rassembler.
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N
Ce qui signifiera "retour à la production" (au minimum à la vie civile) des conseillers régionaux sortants PCF, PG, MRC dans le cas où leurs listes feraient moins de 5 % dans certaines régions?
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S
Oui, en simplifiant, il y a Sarkozy et le PS. Vont-il sortir renforcés ou affaiblis des élections européennes ? Que fera le PS, une fois achevé l'épisode européen ? La crise l'incitera à rechercher le rassemblement le plus large à gauche, afin de laisser moins de place au NPA. La conséquence sera un rapprochement Modem-écologistes, en vue d'un vote avec la gauche au second tour des élections régionales.
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N
Les régionales se feront aussi en partie sur la base du résultat des européennes, et de la faisabilité d'1 alliance PS-verts-Modem. Et aussi bien entendu en fonction de la capacité des diverses forces de gauche notamment républicaines de répondre à la situation qui sortira de la remise en cause ou non des forces maastrichiennes et du degré de crise du présidentialisme sarkozien. 
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S
Mon commentaire n° 5 répondait au n° 3, n'ayant pas pris connaissance du n° 4.Sur ce point, concernant la position du PCF dans la campagne, je n'en sais rien, n'y participant pas. Ce que je sais, c'est que le PCF 53 et 44 souhaitait un accord avec le MRC. De toute façon, le Front de gauche est un accord électoral ponctuel. Les conditions seront différentes en vue des régionales en 2010.
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