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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 17:26

Le cabillaud et la sole mettent le feu à la Côte d’Opale

 

Les pêcheurs du Nord-Pas-de-Calais sont en souffrance et contestent le niveau de quotas accepté par le ministre de l’agriculture et de la pêche, Michel Barnier, lors de la négociation européenne en décembre 2008.

 

Sur le site de l’Express, ce 16 avril, voici les dernières nouvelles et les réactions : Quotas de pêche : Greenpeace réclame plus de transparence.

 

Parmi les réactions, celle de Philippe de Villiers, relevée ce 16 avril par l’Observatoire de l’Europe : La pêche française victime d'un affreux marchandage ?

 

Lire aussi Les pêcheurs lèvent le blocage des ports mais restent mobilisés (Le Monde, 16 avril).

 

Pour comprendre, l’article paru le 15 avril sur le site de Libération, signé Guillaume Launay, est bien utile. Le voici.
Pêcheurs : les quotas ne passent pas


Depuis hier après-midi, les ports de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque sont totalement paralysés par les pêcheurs locaux. «Un blocage total et illimité, annonce Patrice Haezebrouck, vice-président du comité local des pêches et représentant de la CGT. Ça ne nous fait pas plaisir mais on n’a plus le choix.» Après une année 2008 marquée par la flambée du gazole, ce sont à nouveau les quotas européens qui sont au cœur des revendications.


«Dérisoires».
Ce que réclament les pêcheurs ? De pouvoir retourner en mer. Mais leur quota de cabillaud et de sole étant atteint, toute sortie les placerait hors-la-loi, et les amendes sont salées. «Si on applique la réglementation, on ferme», résume Patrice Haezebrouck. Une centaine de bateaux sont impliqués dans le mouvement et dénoncent des quotas visant à éliminer les «petits», et à «casser la pêche artisanale» au profit de «grands trusts». «Les quotas sont dérisoires, poursuit Patrice Haezebrouck. Pour la sole, à Dunkerque, on a 133 tonnes pour 20 bateaux. Or c’est l’équivalent de la capture de trois bateaux sur l’année. Il nous faudrait au moins 600 tonnes. D’autant que le constat qu’on fait, c’est qu’il y a du poisson.» Bruno Dachicourt, secrétaire général de la CFTC marins-pêcheurs, renchérit : «Certains bateaux n’avaient qu’une tonne de cabillaud pour l’année. C’est ce qui peut être atteint en une seule sortie.»


Charles Braine, du WWF-France, tempère cette apparence d’abondance de cabillaud : «Il y a une concentration au niveau du goulet du Pas-de-Calais. Mais les études montrent qu’il s’agit d’un effet local et ponctuel, alors que la situation est globalement dramatique dans la zone Manche-Est et mer du Nord. Il faut lever un peu la tête et regarder autour ce qui se passe.» Les pêcheurs ne l’entendent pas ainsi et demandent à la France de retourner au front à Bruxelles : «On veut un quota suffisant pour qu’il soit viable pour les entreprises et pour préserver la ressource. Les pêcheurs ne veulent pas d’argent, ils veulent simplement qu’on les laisse vivre», poursuit Bruno Dachicourt.


Voté.
Mais si Michel Barnier se dit prêt à «poursuivre le dialogue», il ne semble pas disposé à rouvrir la bataille, rappelant que la France a déjà obtenu une hausse de 30 % pour cette campagne, après une augmentation de 25 % en juin. «Dès le premier trimestre, certains ont dépassé de 60%», précise le ministère de l’Agriculture et de la Pêche, qui souligne «l’aspect local du mouvement» et insiste sur la différence de situation entre la sole - où les pêcheurs, en surcapacité, demandent chaque année des quotas supplémentaires - et le cabillaud qui connaît un pic de ressources conjoncturel.


Et le ministère d’avertir que «la pêche hors quota constitue une infraction», qui, de plus, diminue le quota des pêcheurs des autres ports. De toute façon, Bruxelles ne semble pas prêt à rouvrir la négociation : «On peut comprendre les pêcheurs, mais il fallait râler avant que le ministre ne vote les quotas, a tranché hier la porte-parole du Commissaire européen à la Pêche, interrogée par l’AFP. On ne revient pas sur les attributions de quotas une fois qu’elles ont été décidées.»


Pourtant, tout s’était bien passé, en décembre 2008, lors des négociations entre les ministres des 27 pays de l’Union européenne
, à en juger par cet article paru sur le site du quotidien Le Monde, le 19 décembre 2008 :

 

Accord européen sur les quotas de pêche 2009

 

Les ministres de la pêche de l'Union européenne ont trouvé un accord, vendredi 19 décembre, sur la répartition des quotas de pêche de 2009, "adopté à l'unanimité", selon le ministre de la pêche français Michel Barnier. Le principal enjeu de l'accord réside dans les quotas de pêche du cabillaud, une espèce considérée comme menacée.

 

Pour la première fois depuis longtemps, les quotas de capture de ce poisson vont fortement augmenter en mer du Nord, ainsi qu'en Manche est (+ 30 % par rapport à 2008). "Le plan de reconstitution" du cabillaud, mis en place sur le long terme par l'Europe, "commence à fonctionner", a expliqué le commissaire européen à la pêche, le Maltais Joe Borg. En contrepartie, dans ces zones, des mesures sont prévues pour réduire les rejets de poissons en mer par les pêcheurs, avec des filets et engins de pêche plus sélectifs, notamment, et l'obligation pour les chalutiers de quitter des zones considérées comme trop sensibles. Les ONG estiment que la moitié des poissons capturés en mer en moyenne y sont immédiatement rejetés, parce qu'ils ne sont pas assez grands ou qu'ils ne correspondent pas aux espèces recherchées.


DES NÉGOCIATIONS APAISÉES

Dans la plupart des autres zones maritimes de l'Atlantique concernées par l'accord, les quotas de cabillaud seront en revanche de nouveau en forte baisse en 2009, avec une réduction de 25 % en moyenne, conformément à ce que demandait la Commission européenne. Le cabillaud est une espèce peu migrante, l'état des réserves pouvant donc fortement différer d'une zone à l'autre. Parmi les autres décisions prises, les quotas d'aiguillat (petit requin) vont baisser de 50 % (au lieu d'une fermeture demandée par Bruxelles). Dans le golfe de Gascogne, la France a obtenu de ramener la réduction du quota de langoustines à 5 %, contre 15 % proposé au départ. En revanche, la fermeture de la pêche à l'anchois dans le golfe de Gascogne, en vigueur depuis quatre ans, est maintenue.

Les négociations ont été beaucoup plus paisibles, cette année, que par le passé. Les ONG font notamment valoir qu'avec le temps, les pêcheurs se montrent plus responsables dans la gestion des ressources, ce qui facilite les négociations. "Nous avons trouvé ce point d'équilibre, toujours très difficile, dans un bon climat entre le souci de la gestion responsable et durable des ressources halieutiques fragiles, et celui de l'activité des marins pêcheurs qui mérite d'être encouragée", a dit M. Barnier.


A noter, l’intervention du président de la République
, en janvier 2008, qui avait défrayé la chronique (à lire sur le site EurActiv.fr, 22 janvier 2008) : Nicolas Sarkozy provoque la polémique sur les quotas de pêche ...


Cet article est le 121ème paru sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC
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