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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 17:18

Le totalitarisme du marché, menace pour l’humanité

 

La crise du capitalisme pourrait être mise à profit par les partis politiques de gauche pour réfléchir aux propositions qui iraient dans le sens d’une alternative à ce système.

 

Au début des années 1970, le PS de Robert Buron et de Jean-Pierre Chevènement était clairement anticapitaliste. Je me suis engagé sur cette base-là et les échecs de la gauche ne me détournent pas de la perspective socialiste.

 

Le capitalisme est-il notre horizon indépassable ?

Voici la définition qu’en donnait Michel Beaud, économiste (le Seuil,  Histoire du capitalisme de 1500 à 2000). Extrait de l’article paru sur ce blog le 26 juillet 2006 Formation citoyenne - Définitions - MRC 53 - février 2005.

 

« Le capitalisme domine plus que jamais le monde et nos sociétés. Après le capitalisme marchand (14ème et 15ème siècles), le capitalisme manufacturier (17 et 18èmes), le capitalisme industriel (19 et 20èmes), le 21ème siècle s’annonce comme celui du capitalisme  techno-scientique, élément décisif du basculement du monde en cours, dont on est loin d’avoir pris toute la mesure.

 

Il est devenu la principale force transformatrice des sociétés et du monde. C’est une réalité évolutive. La logique capitaliste engendre une totalité productive, marchande et monétaire, à la fois territorialisée et mondiale, en incessante mutation, de plus en plus autonome par rapport aux sociétés.

 

C’est pourquoi le capitalisme ne peut être réduit, ni à un mode de production, ni à un système économique ».

 

C’est un système qui conforte les pouvoirs d’un petit nombre (oligarchie) et « comporte des dynamiques, à la fois créatrices et destructives, qui doivent être bridées non seulement au niveau des nations mais aussi aux niveaux des continents et du monde.

 

Sinon, la destruction massive des ressources et des équilibres terrestres, le totalitarisme d’un marché dominé par quelques grandes firmes mondiales, l’instauration progressive à l’échelle planétaire d’un « apartheid » par l’argent, risquent de provoquer durablement un basculement de plus en plus difficile à contenir ».

 

Est-ce clair ? Ce système est dangereux, destructeur, inégalitaire, spontanément antidémocratique. Il doit être bridé par des règles sociales, sous le contrôle des Etats. Le contraire de ce qui a été fait depuis trente ans, à l’initiative des néolibéraux Reagan et Thatcher.

 

Voici quelques articles cueillis sur la Toile, qui alimenteront la réflexion à ce sujet.

Mis à nu, le capitalisme peut-il survivre ? (Elie Arié, Marianne, 20 avril) : La crise a ébranlé toutes les justifications idéologiques du capitalisme. Le système peut-il y survivre ?

Les quatre saisons du capitalisme, par Pierre-Antoine Delhommais (Le Monde, 18 avril)

 

Non, le capitalisme n'est pas responsable de la crise financière (Hugo Dixon, Le Monde, 2 avril)

 

Cet article est le 73ème paru sur ce blog dans la catégorie Capitalisme .

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commentaires

S
D'accord avec ce commentaire. Voir les articles suivants. J'essaie d'inciter le MRC à se ressourcer et à débattre des moyens à prendre pour être utile. Nous aurons une réunion importante le 6 mai. Merci de vos encouragements.
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J
Bonjour,Voilà un article utile et qui replace clairement les évènements actuels dans le contexte. L'avenir de la République mais aussi l'avenir de l'humanité ne passe pas par le capitalisme. Celui-ci est condamné. Mais, si le capitalisme crée les moyens de sa destruction comme le signalait Marx, il peut aussi développer les moyens de se dépasser lui-même. Car, c'est un système dynamique.Donc, dans une perspective socialiste, il ne faut pas se contenter d'attendre la chute du capitalisme, il faut la précipiter.En tout cas, un article qui peut faire taire les partisans d'une alliance MRC/DLR, partisans très nombreux sur le blog de JPC.
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