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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 22:53

Cette Europe ne répond pas
aux attentes des peuples

 

Que s’est-il passé depuis le référendum européen du 29 mai 2005 ? Quelles leçons ont été tirées du refus de ratification par le peuple français du traité constitutionnel européen (TCE) ?

 

On pourra se reporter aux articles sur ce blog concernant cette période, il y a quatre ans (voir 2005 Référendum européen). Au nom du MRC 53, j’avais publié un communiqué à l’issue du scrutin, dont voici l’essentiel :

 

« Ce NON retentissant restera dans l’histoire comme la première intrusion des peuples dans la construction européenne et le début de la résistance populaire au néo-libéralisme en Europe (…). 

Le 29 mai ouvre de nouvelles perspectives pour la gauche. Il s’agit aujourd’hui de refonder la gauche sur des bases républicaines et de ne pas décevoir l’espérance du peuple, quand elle sera aux responsabilités aux niveaux national et européen ».

 

Hélas, cela ne s’est pas passé comme nous l’espérions. Le traité de Lisbonne, petit frère du TCE mort-né, est une imposture démocratique (voir, sur ce blog les articles rassemblés dans la rubrique 2007-08 Traité de Lisbonne).

 

C’est un mépris des peuples européens, comme l’a rappelé Jean-Pierre Chevènement dans l’émission que l’on peut voir sur son blog Jean-Pierre Chevènement invité de Jeu de dames sur Public Sénat mercredi 27 mai à 18h45 (seconde partie de l’émission "Jeu de dames" présentée par Hélène Risser, Perrine Tarneaud et Sonia Mabrouk).

Comment s’étonner du désintérêt que manifestent, en retour, les citoyens à l’égard des élections de nos représentants au Parlement européen ? Le taux de participation, le 7 juin, pourrait être inférieur à 40%, selon un sondage Ipsos réalisée les 22 et 23 mai, avant le lancement officiel de la campagne.

 

Les partis et mouvements qui avaient animé la campagne du non en 2005, aujourd’hui dispersés, comme ils l’étaient en 2007 lors de l’élection présidentielle, ont battu le rappel dans l'espoir de rallier une partie des électeurs tentés par l'abstention (Le Monde, 29 mai).

 

Sur le site Le Monde.fr, on peut lire les témoignages de lecteurs qui avaient voté non en 2005. Ils sont « partagés entre le boycott d'un vote sur une Europe qui ne leur ressemble pas et la poursuite du "combat" dans les urnes pour voir prendre forme l'Europe de leurs souhaits ».

Le titre de l’article reprend la déclaration de l’un d’eux : "J'ai bien l'intention de réparer l'affront de Lisbonne en allant voter". Mais cette attitude est loin d’être représentative de l’ensemble.

 

Je rappelle la position du MRC (voir Européennes : Chevènement et le MRC appellent à voter blanc ou nul - 14 mai 2009). C’est une position qui convient à Jean-Pierre Chevènement, dans la perspective des futures échéances électorales, mais elle ne convient pas à tous les militants. Beaucoup choisiront de voter pour les listes du Front de gauche, notamment dans l’Ouest, dans le but de contribuer à l’élection d’un député européen qui s’est opposé au TCE et au traité de Lisbonne (Jacques Généreux, en l’occurrence).

 

Pour information, voici les éléments du dossier paru dans Ouest-France concernant le scrutin du 7 juin.

Plus de 375 millions d'électeurs sont invités à renouveler le Parlement européen entre le 4 et le 7 juin prochain dans les 27 Etats membres de l'Union européenne.

Circonscriptions.

Pour ce scrutin, la France est divisée en huit circonscriptions : Est (9 élus), Ile-de-France (13 élus), Massif central-Centre (5 élus), Nord-Ouest (10 élus), Ouest (9 élus), Sud-Est (13 élus), Sud-Ouest (10 élus) et Outre-mer (3 élus).

Déroulement.

Les bureaux de vote seront ouverts de 08h00 à 18h00, 20h00 dans les grandes villes. Les résultats seront publiés à partir de 22h00 à l'heure de fermeture du scrutin dans les autres pays de l'Union européenne.

Nombre d'élus.

Compte tenu de l'entrée de nouveaux pays depuis le dernier scrutin en 2004, le nombre de représentants français est passé de 78 à 72. Le nombre de députés à désigner varie selon la population du pays concerné. L'Allemagne dispose ainsi de 99 sièges (le maximum), Malte de 5 (le minimum).

Les élus au Parlement européen ne siègent pas par délégation nationale mais se regroupent suivant leurs affinités en groupes politiques de dimension européenne. Dans le Parlement sortant il y avait huit groupes dont celui des non-inscrits.

Mode de scrutin.

Les représentants au Parlement européen sont élus pour cinq ans. En France, c'est un scrutin de liste par circonscription à la proportionnelle, sans panachage ni vote préférentiel. La répartition des sièges se fait à la plus forte moyenne. Les listes n'ayant pas obtenu 5% des suffrages exprimés dans la circonscription ne participent pas à la répartition des sièges.

Parité.

Dans le Parlement sortant les représentants français se répartissaient de la façon suivante : 35 femmes (44,87%) et 43 hommes (55,13%).

Participation.

En France, le taux de participation aux élections européennes a été de 60,7% en juin 1979, date de la première élection des eurodéputés au suffrage universel, 56,70% en juin 1984, 48,80% en juin 1989, 52,76% en juin 1884, 46,76% en juin 1999 et de 42,76 en juin 2004.

 Cet article est le 28ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

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commentaires

S
Gwénaël, tu sais bien que l'instance exécutive est le secrétariat national, qui est réuni chaque semaine. Je n'étais pas aux deux dernières réunions, mais j'ai été informé de la décision de sortir ce tract. Pour le reste, inutile d'être agressif. On en parlera après le 7 juin.
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G
il ne s'agit pas seulement de voter front de gauche (et généreux dans l'ouest) en catimini, mais de le soutenir activement, au lieu d'évoquer implicitement des réticences,  et en mettant au panier le tract du mrc pour le vote nul (émanant de on ne sait quelle instance du mouvement, au delà de l'avis personnel de son président) du style "après moi, le déluge"...
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