Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles Récents

31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 22:54

Marché unique européen et respect de la laïcité

 

J’avais relevé, lors de sa parution, le 13 mai dernier, le texte paru sur le site de Georges Sarre concernant les incidences des décisions prises dans le cadre du processus de Bologne.  Jean-Louis Apeçanera (MRC Gironde) m’en a parlé depuis. Voici ce texte et les liens pour mieux comprendre de quoi ce processus est fait.

 

Quand l’Europe sert à nouveau de cheval de Troie aux adversaires de la laïcité

 

Dans l’optique d’un marché unique européen « où la concurrence est libre et non faussée », il faut un marché du travail fluide, et une employabilité immédiate des travailleurs. Telle est la doctrine néo-libérale européenne. Et c’est sur cette base que le « processus de Bologne » prévoit la construction d’un « espace européen de l’enseignement supérieur » d’ici 2010, autrement dit, la reconnaissance automatique des diplômes étrangers entre tous les Etats signataires.

Ceci pose question. S’agit-il de reconnaître les diplômes obtenus à l’étranger, et dont on s’est assuré de l’équivalence entre Etats ? On pourrait juger cela comme une avancée, même sans être un chaud partisan du marché européen concurrentiel, ne serait-ce que parce que cette reconnaissance permet à un étudiant de connaître différentes étapes dans son parcours universitaire, dans différents pays, plus facilement que dans le cadre des conventions entre Universités.

Mais s’agit-il aussi de reconnaître les diplômes obtenus dans son pays, pour nous en France, auprès d’Universités ou écoles étrangères installées sur le sol national ? C’est manifestement le cas, et nous allons tout droit, dès lors, vers un système de mise en concurrence des systèmes universitaires.

De surcroît, et c’est ce qui commence à faire polémique, l’un des Etats signataires de l’accord est… le Vatican. Etat, mais aussi autorité confessionnelle s’il en est, il donne son habilitation aux Universités et écoles catholiques à travers le monde, et notamment dans les pays européens signataires de l’accord de Bologne.

 

Et voilà comment la République française se retrouve en situation, selon la volonté du très laïc Nicolas SARKOZY, de reconnaître désormais les diplômes catholiques, sans aucun contrôle de l’Etat, en banalisant l’acte au nom du « processus de Bologne ».

On savait que l’Europe telle qu’elle est était le pire ennemi de la République sociale. On ne peut que voir aussi qu’elle se montre le pire ennemi de la République laïque.

 

Sur la Toile : Processus de Bologne et EurActiv.com - Le Processus de Bologne [FR] | EU - European ...

 

Cet article est le 13ème paru sur ce blog dans la catégorie Laïcité et communautarismes.

Partager cet article
Repost0

commentaires

S
Pas de scoop ici, juste deux choses à relever - et ce n'est que très banal de l'écrire - mais pouvant mener à réflexion utile :- le nombre d'étoiles, effectivement,- mais aussi la couleur du fond, bien spécifique.Bien sûr, les sites officiels restent très neutres sur la symbolique (harmonie, solidarité, etc.). Mais les orientations tant du concepteur du drapeau que des Pères de l'Europe sont bien connues. A noter, d'ailleurs que le drapeau a été d'abord celui du Conseil de l'Europe, avant de devenir, assez tardivement, celui de la CEE puis de l'UE. Les symboles ont une histoire qui les justifient, et on peut toujours être plus ou moins satisfait de tel ou tel symbole résultant de tel ou tel compromis (car la question du drapeau a soulevé débat dans la première moitié des années 50). Toutefois, sans ouvrir une boîte de Pandore, d'une part le choix retenu a eu effectivement une signification pour ceux qui ont pris part à la décision (et peut-être qu'en l'espèce chacun n'a pas voulu y voir la même chose !), et d'autre part il n'est pas inutile de souligner qu'on peut trouver, même au niveau de cette symbolique du drapeau européen quelques raisons complémentaires de ne pas être surpris de l'existence de certaines contradictions entre le positionnement de l'Union européenne et la laïcité à la française. Cette lecture est une question de point de vue, mais elle est possible, et elle n'est pas sans enseignement. Néanmoins, il faut le redire, sur les sites officiels on ne présente que la lecture neutre (harmonie, solidarité, etc. cf. plus haut)
Répondre
S
Serge, tu fais allusion à la signification religieuse des 12 étoiles du drapeau européen. Peux-tu préciser ?
Répondre
S
Cette évolution n'est pas une surprise. En effet, notre modèle français de laïcité a trouvé des relais hors d'Europe - en Turquie, au Mexique, par exemple - mais il est resté quasi unique parmi les pays membres de l'Union. La plupart des autres pays ne comprennent pas, ici, la fermeté et la clarté de notre tradition laïque. Aussi, plus d'Union Européenne = moins de laïcité (au sens que nous donnons en France à cette notion) est une évolution à laquelle il fallait s'attendre, dès lors que l'on avait choisi d'approfondir l'Union. Le drapeau européen en lui-même est déjà tout un programme pour qui veut bien exercer sur lui son esprit critique. 
Répondre