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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 22:52

Faudra-t-il 20 ans et une guerre mondiale pour en sortir ?

 

Ce soir, je mets bout à bout trois documents :

 

- Deux dossiers qui m’ont été transmis par Loïc Daguzan, syndicaliste à la Banque de France, coordonnateur du collectif « Pas touche au Livret A ! » : l’un met en évidence la croissance rapide des dossiers de surendettement des ménages (Vivapresse, 2 juin), l’autre décrit l’évolution prévisible du chômage au niveau mondial (AP, 3 juin).

 

- Le troisième provient du responsable de La Chronique Agora, qui compare la crise actuelle à celle de 1929 (Bill Bonner, 4 juin).

Le surendettement explose

Depuis leur création, en 1990, les commissions de surendettement n’ont jamais vu cela : le nombre des dossiers a augmenté de près d’un tiers en un an…

La Banque de France vient de publier des chiffres inquiétants sur le surendettement. Les cas ont augmenté de 30% en un an. Le nombre de dossiers présentés auprès des commissions départementales de surendettement a explosé depuis le début de l’année et atteint des niveaux record en mars, avec 21 747 dossiers déposés. Le montant moyen de l’endettement a lui aussi augmenté (26% en trois ans). Il est en moyenne de 40 000 euros. Du jamais vu depuis la création des commissions, en 1990. Les plans sociaux, l’augmentation du chômage durable, technique ou partiel, la fin des contrats d’intérim sont bien sûr en cause.

Pour payer le loyer

Mais les commissions voient de plus en plus arriver des travailleurs pauvres, et particulièrement des jeunes de 25 à 30 ans dont les maigres revenus ne leur permettent pas de faire face à leurs charges. Les retraités affluent également. Il s’agit généralement de femmes seules dont la retraite oscille autour de 800 euros ; totalement insuffisant lorsqu’on est locataire. Aujourd’hui, ce n’est pas pour acheter une voiture ou un téléviseur dernier cri que l’on s’endette, mais simplement pour assurer l’ordinaire : payer son loyer, régler un Caddie.

Principaux incriminés dans cette spirale d’endettement : les crédits renouvelables (ou revolving), ces réserves d’argent prêtées à des taux avoisinant les 20% et octroyées sans vérification, par les établissements de crédit, de la situation de l’emprunteur. Ils sont impliqués dans la quasi-­totalité des dossiers. Les naufragés du crédit en ont en général au moins cinq, mais parfois beaucoup plus. Les établissements de crédit font état d’une forte progression des incidents de paiement.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a présenté le 22 avril un projet de loi sur le crédit à la consommation, et notamment le revolving, afin de mieux prévenir le surendettement des ménages. La réforme encadre la publicité, qui ne devra plus encourager les consommateurs à souscrire ce type de crédits en insistant sur la simplicité des démarches : « en un clic ou sur un simple coup de fil ».

Peut encore (mieux) faire

La loi porte aussi le délai de rétractation de sept à quatorze jours et oblige les établissements de crédit à consulter le fichier des incidents de paiement afin de ne plus accorder un prêt à un emprunteur déjà endetté. Enfin, elle prévoit le remboursement par l’emprunteur d’une partie du capital à chaque échéance.

Pour les associations de consommateurs, si cette loi est un progrès, elle reste insuffisante. Elles espèrent des propositions plus audacieuses lors de la présentation du texte à l’Assemblée nationale, cet été.


Chômage : la crise pourrait durer de six à huit ans, selon le chef de l'OIT

L
a crise de l'emploi et la protection sociale provoquée par la crise économique mondiale actuelle pourrait durer six à huit ans, a mis en garde mercredi le directeur général de l'Organisation internationale du Travail (OIT) Juan Somavia.

Devant les délégués de la 98e Conférence internationale du travail, il a appelé à l'adoption d'un pacte mondial pour l'emploi.

Avec quelque 45 millions de personnes qui entrent chaque année sur le marché du travail, le monde aura besoin de créer 300 millions de nouveaux emplois d'ici 2015, rien que pour les taux de chômage restent stables, a-t-il prévenu.

Or "les choses vont dans la direction opposée", a constaté Juan Somavia, lors de l'assemblée annuelle de l'organisation onusienne qui regroupe 183 pays.

Juan Somavia a déclaré que l'économie mondiale allait se contracter de 1,3% cette année et que le chômage risquait d'augmenter encore en 2010 et peut-être en 2011. Les faillites augmentent de façon "exponentielle", a-t-il mis en garde, la pauvreté augmente et les classes moyennes sont fragilisées.

Le diplomate chilien, qui dirige l'OIT depuis 1999, appelle les gouvernements à prendre des mesures pour soutenir l'emploi et la protection sociale en plus des plans de relance qui se sont concentrés sur le sauvetage des banques et des entreprises.

Si le G-20 a pris des mesures audacieuses pour lutter contre la crise financière, a-t-il expliqué, la situation de l'emploi ne se rétablit généralement après une crise qu'au bout de quatre à cinq ans. Dans le cas présent, "le monde fait peut-être face à une crise des emplois et de la protection sociale d'une durée de six à huit ans", a-t-il estimé. "Faire passer en premier les personnes, pas seulement le dire mais le faire, doit être la priorité".


2009 continue de ressembler au Krach de 1929


En 1930, six mois après que le front orageux initial se soit éloigné, la production mondiale avait baissé de 15% environ. On en est environ au même chiffre aujourd'hui. Les marchés n'avaient perdu que 20% au milieu des années 30. Aujourd'hui, ils en sont à -35% par rapport à leurs sommets. Et le commerce mondial a diminué de 15% durant les six mois qui ont suivi l'arrivée du Krach de 1929. Aujourd'hui, il est en baisse de 25%


Pour lire la suite...


Cet article est le 56ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie
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