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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 18:11
L'intervention de Bernard TEPER, lors de la rencontre CIVIQ, le 20 avril 2006 à Laval

 

Bernard Teper présente l’UFAL, mouvement d’éducation populaire laïque et féministe.

Lui-même est membre d’ATTAC (il y représente l’UFAL) et, au sein d’ATTAC, il est membre du Conseil scientifique et coordonnateur national de la commission santé et sécurité sociale.

  

S’adressant aux jeunes qui se sont exprimés auparavant, il considère que le mouvement anti-CPE a été le plus grand mouvement de jeunesse de l’histoire de France. C’est un début de dissidence culturelle. L’union syndicale n’a fonctionné qu’en raison de l’importance de ce mouvement, dans lequel étaient engagés les enfants des responsables syndicaux.

  Que faire ? D’abord, une bonne analyse de la situation, puis proposer des pistes alternatives.

 L’analyse de la situation :

 

Le gouvernement n’est pas isolé. Il met en œuvre la même politique que celle des autres pays, celle qui est préconisée au niveau planétaire. C’est conforme à ce qu’est le capitalisme actuellement, qui exige la suppression des droits sociaux et la « marchandisation » des activités humaines. C’est différent d’il y a vingt ans.

  

Depuis 1945, nous avons observé trois phases dans le capitalisme :

 Les trente glorieuses, jusqu’en 1975,

 

La mondialisation néo-libérale et le consensus de Washington, dans les années 1980 – 90.

Le turbo-capitalisme actuel, caractérisé par :

o       la marchandisation et la privatisation de toutes les activités humaines,

o       la baisse des droits sociaux afin de réduire le coût du travail pour les employeurs (extension du CPE et CNE à tous les salariés) et de résister à la concurrence de la Chine et de l’Inde,

o       la diminution de la part des salaires et cotisations sociales dans la richesse produite chaque année. Cette baisse est environ 10% depuis les années 1970 (155 milliards € par an en moins pour le travail et autant en plus pour les revenus du capital).

A noter que le déficit annuel de la sécurité sociale est évalué à 13 M² €.

 

Dans le même temps, les besoins sociaux ne cessent d’augmenter.

Les dirigeants du monde veulent remplacer le principe de solidarité à l’œuvre dans les services publics par la charité à l’œuvre dans les services rendus par les communautés ethniques et religieuses.

  Face à l’alliance entre le néo-libéralisme et le néo-communautarisme,

 nous préconisons l’articulation entre le combat social et le combat laïque,  comme, déjà, Jean Jaurès il y a cent ans.

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 En dehors de cette réponse, il n’y a que deux modèles qui sont les deux pièces d’une même médaille : le modèle communiste soviétique et le modèle social-démocrate. L’un a failli et l’autre est entre les mains des partis social-libéraux.

 

  Pour ne pas céder au fatalisme, il reste le modèle républicain de Jaurès à actualiser,

 afin de répondre à la question : quel modèle alternatif au néo-libéralisme ?

 On nous dit : vous n’acceptez pas les délocalisations, mais que proposez-vous ?

 

 

  Avec ATTAC, nous faisons le lien entre la vie quotidienne, les délocalisations et les caractéristiques du capitalisme actuel. Nous préconisons de rompre avec le dogme du libre-échange. C’est le même problème qui s’est posé il y a cent ans pour l’éducation : il a fallu rompre avec l’Eglise.

 Il est évident qu’un même produit, s’il est fabriqué en Chine ou en Inde, coûtera beaucoup moins cher que s’il est fabriqué en France.

 

La seule solution, celle du sursaut, c’est de rompre avec les dogmes de l’adversaire : le néo-libéralisme et le libre-échange. C’est de construire l’Europe sur d’autres bases.

Est-il possible de combattre le néo-libéralisme et de maintenir l’Union européenne telle qu’elle est ? Non, il faut combattre les dogmes financiers qui sont dans les traités européens.

   

Comme dans la lutte contre le CPE, une alliance du plus grand nombre est nécessaire pour lutter contre tous les dogmes qu’on nous impose : néo-libéralisme et communautarisme d’une part, libre-échange d’autre part.

 Et proposer quoi ? La 6ème République ? Oui, c’est intéressant, en articulant luttes partielles et lutte contre les dogmes.

 

  Mais en ayant quels modèles en perspective ? Quelle organisation du service public ?

Pour re-nationaliser EDF-GDF comme avant ? Mais les bourses sont mondiales. En faire une entreprise capitaliste d’Etat ? Il faut innover.

    

Comment organiser la sécurité sociale ?

Elle a été mise en place par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 sur proposition du Conseil National de la Résistance. Elle a été gérée par les représentants élus des assurés sociaux de 1945 à 1967. C’est d’ailleurs de Gaulle qui a lancé le dispositif et qui y a mis fin. C’était une structure non étatisée, avec des avancées en matière de santé.

  

 Comment les citoyens peuvent peser sur la politique énergétique française ?

 

En 1981, les dirigeants d’EDF-GDF décidaient de la politique énergétique. Les citoyens devraient avoir leur mot à dire. Quel modèle alternatif ? Il ne suffit pas de critiquer. Critiquer, oui, mais en proposant des systèmes alternatifs.

    

L’enjeu est d’articuler les luttes thématiques et le modèle alternatif.

C’est là qu’est la difficulté. Exemple : le 29 mai, le NON de gauche était uni. Nous devons rester unis, mais nous nous divisons quand il s’agit de proposer des alternatives :

·         Croissance-décroissance,

·         Nucléaire- non au nucléaire,

·         Laïcité ou non…

 

 Ayons le courage de dire : voici ce que nous proposons, débattons-en.

 S’il le faut, la décision sera prise par le suffrage universel.  Il faut s’y mettre tous, notamment les jeunes.

 

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