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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 11:34

Socialistes et Républicains, ensemble pour le NON !

 

Qui sommes-nous, au MRC 53 ?

 Notre groupe est composé de socialistes et républicains de gauche. On peut être socialiste sans appartenir au PS. On peut avoir été membre du PS, ne plus l’être tout en recherchant les moyens d’agir dans la perspective du socialisme.

 Nous pensons que le PS s’est dévoyé en mettant ses pas dans l’Europe libérale en 1983, un peu comme la SFIO s’était fourvoyée en 1956 lors de la guerre d’indépendance de l’Algérie.

 L’engagement des dirigeants du PS en faveur de la prétendue «Constitution» européenne est cohérent avec cette erreur initiale. C’est le choix des élites économiques, en ligne avec la mondialisation libérale, mais en décalage avec les préoccupations du monde du travail.

 De nombreux militants et électeurs de gauche s’apprêtent à refuser la ratification du traité de Bruxelles lors du prochain référendum. Ils se reconnaîtront dans notre démarche politique.

 Nous pensons que le NON des citoyens français permettra de poser la question de l’avenir de la construction européenne sur de nouvelles bases, plus réalistes et plus proches des peuples.

 

 Jusqu’à présent, l’Europe se faisait dans le cadre d’un consensus entre les libéraux de droite et de gauche, présents aux postes de responsabilité dans les institutions européennes. Les chefs d’Etat et de gouvernement entérinaient, lors des Conseils et Sommets européens, ce qui avait été préparé à Bruxelles par un petit nombre de hauts fonctionnaires issus des Etats, de la Commission et du Parlement.

Le point commun idéologique de ces personnalités non élues est leur attachement inconditionnel aux dogmes libéraux et à la marche en avant vers l’intégration européenne, c’est-à-dire l’effacement progressif des nations par l’Union Européenne.

 Des traités sont adoptés entre les Etats, rarement soumis à ratification par référendum … 

 On se souvient en France du traité de Maastricht (Pays-Bas), qui décidait notamment de la création de l’euro. Le président Mitterrand avait choisi le référendum pour sa ratification par la France. Celle-ci avait été obtenue de justesse en 1992 (51% de OUI, 49% de NON).

 En 2001, face à la complexité croissante du fonctionnement des institutions européennes et dans la perspective de l’entrée de dix nouveaux pays dans l’Union, était créée la Convention sur l’avenir de l’Europe, présidée par l’ancien président Giscard d’Estaing.

Sa mission était de produire un texte jetant les bases d’un traité constitutionnel de l’Europe, intégrant tous les traités précédents.

 L’objectif était clair : donner à l’Europe une existence juridique et une légitimité quasi impossibles à remettre en cause.

 C’est ce traité, adopté en juin 2004 à Bruxelles, qui est actuellement soumis à ratification par les peuples des 25 Etats membres, soit par voie parlementaire, soit par référendum (France).

 Ce grand rendez-vous entre les citoyens français et l’Europe sera un événement politique majeur. « Faire l’Europe sans défaire la France » était en 1997 l’un des slogans du PS. Nous le faisons nôtre aujourd’hui. Une Europe compatible avec une citoyenneté républicaine vivante, qui propage les valeurs de solidarité, de fraternité et de justice sociale, qui donne un sens laïc au monde.

Or, ce traité fige dans le marbre une Europe libérale qui désarme la France, l’affaiblit et la défigure.

Il est à l’opposé de l’Europe que nous souhaitons. C’est pourquoi nous appellerons à voter NON.

 

 

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