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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 14:20

Pour une EUROPE viable et compatible avec la REPUBLIQUE

Notre démarche politique est fondée sur le développement de la citoyenneté.

Il n’y a pas de citoyenneté sans finalités, sans valeurs.

Celles de la République nous sont familières :

C’est d’abord une conception de l’intérêt général, qui permet de fonder en droit les relations entre l’Etat et la société. Dans la conception française, il y a une tradition très ancienne de distinction entre le public et le privé, avec un service public fondé sur des notions spécifiques.

 

Le second principe fondateur est le principe d’égalité, qui est le plus mis en avant par le Conseil constitutionnel. La Constitution de 1958 proclame dès l’article 1er « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». La conception française ne reconnaît que des individus-citoyens et non leur appartenance à une communauté.

 

L’intérêt général et l’égalité ne sont rien sans la liberté et la responsabilité. Celle-ci, depuis les Lumières, a une dimension morale en rapport direct avec la citoyenneté, la responsabilité étant associée à l’idée d’émancipation. Ce sont les hommes et les femmes qui établissent les règles morales, ce qui leur est permis par le principe de laïcité.

 

La laïcité a été précisée par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (9 décembre 1905). Dans l’enseignement, elle repose sur deux principes : d’une part la neutralité des programmes et des enseignants, et d’autre part la liberté de conscience des élèves. Mais elle est également l’apprentissage civique du respect mutuel, la reconnaissance de l’autre, l’exercice de l’esprit critique, qui fait le citoyen actif et responsable dans une société démocratique.

 

La lecture du traité de Bruxelles « établissant une Constitution pour l’Europe » est éclairante.

Les valeurs de cette Europe sont en totale contradiction avec notre modèle républicain :

 

La logique européenne est de nature économique et financière.

La liberté concerne le marché, « un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ». La concurrence est la valeur absolue. La « Constitution » interdit aux Etats membres d’intervenir dans ce domaine. La France ne pourrait plus soutenir Alstom.

Le service public à la française n’a plus sa place dans la « Constitution ». Il est remplacé par le service d’intérêt économique général (SIEG) non défini, qui, selon les documents de la Commission, ne peut être créé qu’à deux conditions : si le marché ne fournit pas le service et si ce SIEG respecte les règles de la concurrence. La liberté d’établissement et la liberté de circulation des services sont « des valeurs fondamentales » de l’Union Européenne. 

 La laïcité n’est pas un objectif de l’Union, laquelle offre « la liberté de manifester sa religion individuellement ou collectivement, en public et en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ». Sous de belles intentions, c’est une reconnaissance du communautarisme et la remise en cause du principe de laïcité à la française. 

L’égalité n’entre pas dans les objectifs de l’Union, qui met en avant la diversité. La « Constitution » n’a pas vocation à répondre aux questions sociales. Au contraire, la priorité absolue à la concurrence et à la compétitivité implique le démantèlement du droit du travail. L’harmonisation fiscale et sociale est exclue.

 

Certes, la France a été à l’origine de l’idée européenne et en est fière, comme elle est fière de son modèle républicain et social, de ses services publics, de sa laïcité, de son refus de la guerre en Irak…

Mais les Français ne se reconnaissent pas dans l’Europe actuelle et encore moins dans celle du traité constitutionnel qu’ils seront appelés à ratifier avant l’été. Comme nous, ils voteront NON.

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