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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 15:35

 

Le NON français n’est pas anti-européen.

C’est un non qui pointe les incohérences et les carences du traité.

Incohérence  : construire la maison européenne en commençant par le toit n’est pas très réaliste pour bâtir l’Europe, même si c’est conforme à la méthode dite du « détour » inspirée par Jean Monnet dans les années 1950…

Contourner le politique, éviter les nations, se méfier des peuples, cela conduit à une crise de confiance, qui se manifeste par l’abstention lors des élections des députés au Parlement européen et peut conduire à des désagréments quand le chef de l’Etat choisit de consulter le peuple… 

 

Carence  : vouloir imposer un système libéral, rigide et dépassé* en le constitutionnalisant (au mépris des règles démocratiques, par une sorte de « coup d’Etat idéologique »), c’est manquer d’imagination et de capacité à inventer les réponses d’avenir. Comment, dans ces conditions, relever les défis d’un monde en pleine évolution ?

 

L’intérêt majeur du non français, le 29 mai, serait de lancer dans chaque pays le débat politique européen et, ainsi, d’introduire une vraie démocratie dans la construction européenne.

Le non français serait un argument puissant à la disposition du président de la République pour commencer à redresser et renforcer l’Europe.

 

Ce que les Français attendent du président de la République  

 Préciser les objectifs et limites, la place et le rôle de l’Europe, notamment vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique.

Préciser les objectifs et limites, la place et le rôle de , notamment vis-à-vis des .

Veiller à ce que les valeurs et principes républicains à la française (services publics, laïcité, notamment) ne soient pas mis en cause au niveau européen.

Faire en sorte que l’Union européenne prenne des décisions efficaces pour la croissance et l’emploi.

 

En optant pour le référendum, le président a placé le peuple français devant ses responsabilités.

Il accepte donc par avance le verdict démocratique, quel qu’il soit.

 Si le NON l’emporte, cela devient la position de la France. Le président en tiendra compte en formant un nouveau gouvernement, qui devra porter les aspirations des citoyens, y compris au sein des institutions européennes.

 Le peuple est souverain. C’est la démocratie. Celles et ceux qui exercent les responsabilités publiques en son nom, le président et les ministres en tête, ont l’obligation d’agir ainsi.

Sinon, ils doivent se retirer. Et d’autres les remplaceront.

 

 

   Il est surprenant que des dirigeants politiques, partisans du oui, y compris en Mayenne lors du débat à Villaines-la-Juhel le 28 avril, en viennent, faute d’arguments, à jouer sur la peur et l’amalgame si le non l’emporte. Comme si les citoyens n’étaient pas capables de peser les conséquences de leur vote ! …

Le 29 mai, la France et l’Europe ont rendez-vous avec l’histoire !

 

* « L’économie sociale de marché » avec ses deux piliers, la monnaie « indépendante » et la politique de la concurrence, est une doctrine allemande des années 1930, mise en œuvre après la guerre sous le contrôle de l’Etat en RFA. Son adoption dogmatique au niveau européen à l’initiative de Commissaires ultra-libéraux, comme le célèbre Bolkestein, est une catastrophe en raison de l’absence d’Etat jouant le rôle de contre-poids. Cela conduit au démantèlement des services publics et sociaux nationaux, à la remise en cause du droit du travail, au dumping social, à la flexibilité des salaires.

 

Préciser les objectifs et limites, la place et le rôle de , notamment vis-à-vis des .

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