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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 20:46

 Un projet alternatif au « modèle » néo-libéral 

 Pour un vrai redressement de la France et de l’Europe

 Le système néo-libéral (c’est sa force) n’a pas d’adversaire étatique capable de le combattre sur le terrain politique avec les moyens dont dispose la puissance publique et avec le soutien actif  des citoyens, organisés et informés, utilisant les moyens modernes de communication…

 Cet adversaire, en tant que puissance publique, n’existe pas encore. Mais il a été initié en novembre 1999, à Seattle (USA), quand des militants alter-mondialistes se sont opposés à l’ouverture de la conférence de lancement d’un nouveau cycle de négociations de l’OMC.

 Et il a pris de l’ampleur depuis la création, par les alter-mondialistes, du premier Forum Social Mondial à Porto Alegre (Brésil) en 2001, se situant clairement face à l’évolution du capitalisme et affirmant haut et fort le nouvel objectif à atteindre pour les citoyens du monde entier : 

 « Le désarmement du pouvoir financier doit devenir un chantier civique majeur ».

 Le mérite des alter-mondialistes est d’avoir ciblé les responsabilités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir aujourd’hui : les dirigeants du capitalisme selon les principes de « la gouvernance mondiale » néo-libérale.

Qui sont-ils ? Il sont le fruit d’une alliance politico-économique entre les firmes multinationales et les organismes mondiaux mis en place par les Etats (Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Organisation Mondiale du Commerce) d’une part, l’Administration des USA et les Unions régionales d’Etats (Europe, Amérique, Asie…) d’autre part.

 La résistance citoyenne, qui s’est mise en place à l’initiative d’associations alter-mondialistes (ATTAC) est à la source du succès le 29 mai du NON défensif à la ratification du traité constitutionnel. Maintenant, il faut passer à l’offensive et définir les contours de l’autre politique à mettre en œuvre en France et en Europe… une véritable alternative au néo-libéralisme.

 C’est l’avenir du mouvement citoyen anti-libéral qui sera en jeu en France en 2007. 

 

  On a vu, le 29 mai 2005, que les milieux populaires se sont mobilisés pour voter NON.

En 2007, lors de l’élection présidentielle, ils se mobiliseront de la même façon s’il existe un candidat porteur de l’alternative au « pouvoir financier » et s’ils voient dans cette option un avenir réellement meilleur pour eux et pour le pays.

 Le mode de scrutin impose le rassemblement dès le premier tour autour de ce candidat, porteur d’un projet de société alternatif.

 La réussite suppose de réunir deux caractéristiques complémentaires qui, habituellement, s’opposent : radicalité (sociale) et réalisme (républicain).

 Il s’agit de concilier changement radical sur le fond du projet et crédibilité pour le mettre en œuvre avec intelligence et discernement, dans les conditions qui prévaudront en 2007 et après.

 Cela signifie clairement que le fond doit être en rupture avec le « modèle néo-libéral »  et que les mesures de redressement à prendre doivent être réalisables avec l’appui populaire dans le cadre d’une démocratie revitalisée et d’une Europe réorientée.

 Quels sont les axes forts  de ce projet alternatif ?

 Opter pour un mode de développement soutenable (réduction des inégalités, choix en matière d’énergie, de climat, d’environnement selon les besoins à long terme de la société…),

 Soutenir l’économie réelle (l’emploi, le travail) afin de l’aider face à la finance mondiale,

 Réorganiser les pouvoirs publics (France, Europe, territoires) et réorienter l’Europe.

 Un projet alternatif qui remet l’homme à sa place !

 Un mode de développement soutenable (économique, social et environnemental).

 Notre mode de développement économique et social est remis en cause par tous ceux qui  veulent l’alignement de la France sur les règles néo-libérales. En fait, il a besoin d’être consolidé car il est critiqué de toutes parts, y compris en raison de son inefficacité à réduire les inégalités. Sur ce point, selon le président national d’une association de solidarité, notre pays serait « en état de quasi-insurrection » face à l’injustice sociale.

 Il y a donc urgence à repenser de fond en comble notre mode de développement en le mettant au service du projet alternatif national.

 La question énergétique est la plus importante, car étant à l’origine de bouleversements possibles au niveau planétaire (raréfaction du pétrole) et de risques pour la santé (gaz à effet de serre, pollution des airs). Le problème des transports est parmi les plus difficiles dans la recherche de solutions alternatives.

 Le sauvetage du climat passe par l’extinction, à terme, de la production d’électricité à partir de charbon ou de gaz, au nom de la lutte contre l’effet de serre.

 Toutes les énergies présentant des inconvénients ou des risques, il convient d’investir dans la recherche et la diversité, en équilibrant entre les énergies renouvelables et le nucléaire.  Il est essentiel que cet investissement soit porté par une entreprise nationale.

 Afin de soutenir l’économie réelle en lien avec le territoire, redéfinir l’entreprise.

 Quand l’économie est dominée par la finance mondiale, les pouvoirs publics ont le devoir d’apporter leur appui aux activités et entreprises créatrices d’emplois et utiles à la collectivité.

 Il s’agit de soutenir l’économie réelle et rééquilibrer le rapport capital-travail.

 Il importe de redéfinir l’entreprise, en mettant l’emploi, l’utilité sociale et territoriale de l’entreprise à leur vraie place. Pour cela, il faut distinguer ses différentes fonctions :

 Le capital (dirigeants, statut juridique), Le travail (travailleurs, activités productives),  L’impact territorial (utilité sociale, importance pour le territoire).

 En fonction de l’intérêt pour la collectivité, celle-ci pourrait intervenir en faveur d’une filière économique, d’une profession ou d’une entreprise. Il y a différents niveaux d’intervention et différents niveaux de collectivité publique, selon le territoire concerné.

 Réorienter l’Europe, réorganiser les pouvoirs publics républicains.

 En Europe, après le 29 mai, rien n’est plus comme avant. Désormais, construction européenne rime avec assentiment populaire. Un changement de méthode s’impose.

La relance de l’économie dans la zone euro est l’urgence absolue.

 Un nouveau traité est nécessaire pour réformer les statuts de la Banque Centrale Européenne, attribuer de nouvelles compétences à l’Eurogroupe (avec chefs d’Etat et de gouvernement), permettre à un petit nombre de pays d’opter pour des coopérations renforcées.

 La République doit proposer un mode d’organisation cohérent des pouvoirs publics entre les différents niveaux (Europe, nation et territoires) en précisant le rôle de chacun d’eux dans un souci d’efficacité et de complémentarité.

 L’Europe se construisant dans le prolongement des nations, la République pourra s’affirmer dans ses dimensions, française et européenne, sans déroger aux principes de la souveraineté populaire et de la démocratie.   

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