Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles RÉCents

26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 21:17

 Quelques éléments de stratégie face à l’oligarchie financière !

 Le « pouvoir financier », celui des firmes multinationales, mène le monde avec la complicité de dirigeants d’Etats et d’administrations désignées par les Etats.

 Depuis le début des années 1990, il y a entente cordiale entre :

 les grands groupes économiques et financiers multinationaux d’une part, qui tirent les ficelles dans l’ombre,

 les administrations d’Etats (les USA), d’union d’Etats (Union européenne, ALENA) et d’organismes mondiaux mis en place par les Etats (FMI, BM, OMC) d’autre part.

 Cette nouvelle aristocratie (cette oligarchie) baigne dans l’idéologie néo-libérale issue du « consensus de Washington », dont les dix commandements adressés aux Etats étaient, en 1990 :

 la réduction des dépenses publiques, de la fiscalité et des déficits budgétaires,

la privatisation des entreprises publiques et la déréglementation de l’économie,

la libéralisation du commerce et un taux de change favorisant les exportations,

 l’appui aux investissements directs étrangers, des taux d’intérêt en faveur de l’épargne,

 une application rigoureuse des droits de propriété.

 A partir de cette période, les marchés financiers (boursiers) ont pris le contrôle des entreprises (et, donc, des salariés qui y travaillent), par l’intermédiaire des actionnaires, qui sont mieux protégés que le personnel des entreprises.

 Evidemment, les nations les plus habiles pour mettre en application ces préceptes néo-libéraux sont celles qui ont le moins de législation sociale et fiscale. Ce n’est pas par hasard si ces recommandations sont datées des années 1989-1990 qui voient l’effondrement du système dirigiste soviétique et le triomphe du capitalisme.

 Par contre, les nations à forte tradition démocratique offrent plus de résistance. C’est le cas de l’Allemagne et de la France, où existe un lien fort entre l’économie, le social et le politique.

 L’économie sociale de marché en Allemagne, l’économie mixte (privée-publique) en France, le niveau de protection sociale, l’existence d’un secteur important d’économie sociale (coopératives, mutuelles, associations) constituent des obstacles à la diffusion des « réformes » (sous-entendu…néo-libérales) dans ces deux pays.

 La République française s’affirme comme étant la plus rétive pour des raisons de fond, qui sont en rapport direct avec le refus de ratifier le traité constitutionnel européen le 29 mai.

 Le malaise du peuple français est essentiellement lié au sentiment que les partis et dirigeants politiques ont été incapables de présenter un projet réellement alternatif qui puisse concilier croissance économique et cohésion sociale, dans le contexte de la mondialisation néo-libérale.

Depuis l’été, la pression gouvernementale s’est considérablement accentuée pour faire accepter les « réformes » et préparer les échéances 2007, dans le but d’effacer le NON du 29 mai.

 Le monde se portera mieux quand la France, l’Allemagne et une partie de l’Europe, avec l’appui de leurs citoyens, auront opté d’un commun accord pour la relance de l’économie réelle dans la zone euro et la recherche de la cohésion sociale et territoriale, avec le souci de préserver les ressources de la planète et la qualité de l’environnement.

 Au lieu de subir des pseudo-réformes imposées par le « pouvoir financier », ils auront décidé par eux-mêmes des vraies réformes à réaliser pour redresser leur économie, stimuler l’innovation et la recherche, tout en se protégeant des distorsions de concurrence, provenant de pays qui produisent dans des conditions sociales et environnementales d’un autre âge.  Ces pays, à l’initiative de la France en 2007, auront apporté la preuve qu’une autre politique est possible, mise en œuvre par des Etats républicains et démocratiques, pratiquant la coopération.    

Partager cet article
Repost0

commentaires