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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 10:27

 

Intervention de Patrick Trannoy, Secrétaire national MRC.

 

 Respecter le NON du 29 mai 2005, éviter la répétition de l’échec du 21 avril 2002 (en rappelant, au passage, que celui-ci n’était pas dû à Jean-Pierre Chevènement, dont le projet était différent de celui de Lionel Jospin), cela passe par un nouveau chemin : pluralisme dans les médias, souveraineté populaire, lutte contre la directive Bolkestein et la politique de la BCE, pour la République et la démocratie et la prise en compte de l’exigence sociale.

La dette est forte parce que la croissance est faible. Il faut donc une relance concertée des économies européennes et de l’investissement public (recherche, infrastructures, logement) et, aussi, garantir les services publics.

 Avec quel financement ? Il faudra sortir du pacte de stabilité budgétaire (au moins, en sortir les investissements) et une politique fiscale juste.

Nous serons dans le cadre d’une économie ouverte soumise à la mondialisation et à la logique financière.

Nous refuserons la concurrence libre et non faussée, le dumping social. Il faudra sauvegarder les emplois et préserver les savoir-faire de la concurrence déloyale, en recherchant le co-développement. La politique de désinflation compétitive conduite depuis 1983 devra cesser.

 Choisir entre la République et le chômage de masse ? Nous choisissons la République car nous refusons cette société disloquée qui laisse monter le communautarisme, les violences et les égoïsmes  et ne voit plus d’horizon collectif. L’intégration des immigrés est plus difficile dans ce type de société.

 A la République des mots (de Villiers), nous devons préférer la République des actes.

 La gauche a des différences. Elle doit faire converger des priorités se concrétisant dans les politiques monétaire et budgétaire.

 

Patrick Trannoy propose aux partenaires de la gauche de se mettre d’accord sur 7 priorités :

 Changer de politique monétaire en mettant la BCE sous tutelle de l’Eurogroupe,

 Changer de politique budgétaire en renégociant le pacte de stabilité ou en s’affranchissant de ses règles,

 Changer de politique commerciale pour nous protéger des délocalisations (emplois, savoir faire),

 Changer de politique éducative pour assurer réellement la promotion de tous, grâce à l’exigence républicaine,

 Rétablir les conditions minimales de la démocratie réelle (pluralisme des médias, représentation partiellement proportionnelle),

 Réaffirmer les principes républicains de laïcité, et enrayer la dérive communautaire,

 Respecter l’unité de la République, en cessant la frénésie décentralisatrice et en condamnant les expériences du type processus de Matignon en Corse.

 Il conclut sur un souhait : si l’on peut faire cela demain ensemble, il y a un espoir de retrouver les classes populaires et d’empêcher la droite de se maintenir au pouvoir.

 

 Précisions de Patrick Trannoy (dans le débat)

 :

 La synthèse du Mans du congrès PS prévoit la possibilité de mettre en œuvre des moyens, douaniers par exemple, qui pourraient amorcer la rupture avec le libre-échangisme.

 En ce qui concerne la re-nationalisation d’EDF, le MRC est favorable à la fusion EDF-GDF et à la création d’un Etablissement public national de l’énergie. Actuellement, c’est la politique de la concurrence qui est mise en œuvre dans le secteur de l’énergie, chaque acteur faisant de l’électricité et du gaz.

 Nous préconisons la relance de l’économie (politique keynésienne) par un emprunt public et en utilisant toutes les ressources de la politique fiscale.

Nous sommes favorables à la création d’un pôle bancaire public (autour de la Caisse des Dépôts et Consignations) et à la constitution d’une épargne de précaution populaire.

 Nous ne voulons pas de « la concurrence libre et non faussée » (rupture avec le libre-échangisme).

 Patrick Trannoy (MRC) pense que le pari de la renégociation européenne est raisonnable. L’Allemagne subit autant que la France les conséquences de la politique monétaire. On ne peut pas continuer l’euro sur les mêmes bases. Ce n’est possible qu’à nos conditions.

 

   Patrick Trannoy (MRC) rappelle son opposition au Traité Constitutionnel européen parce qu’il n’y a pas un peuple européen, mais 25 peuples européens, voire plus. La politique européenne ne peut être la recherche d’un consensus autour d’un intérêt général européen qui n’existe pas actuellement. Chaque pays défend ses intérêts. A propos du bilan de la période 1997-2002, on peut considérer que la première partie (1997-2000) a été positive. 

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