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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 16:48

 

Intervention de Stéphane Judique, Secrétaire fédéral PS 44.

 

L’objectif principal est de dépasser 2002

.

Il faut préparer l’avenir en ne restant pas sur deux échecs (21 avril 2002 et 29 mai 2005). Lors de son Congrès, en faisant la synthèse, le PS a choisi de ne faire qu’un, de dépasser le clivage du oui et du non au référendum.

 Il faut regarder les échéances, voir la politique de la droite UMP qui se radicalise en se rapprochant de la droite extrême. En souriant, lui aussi, il fait allusion au PCF qui souhaite rejoindre le MRC…

 La représentation politique est en crise.  Il y a un gouffre entre l’ambition des discours et les réalités. On ne peut que constater l’impuissance politique devant le désastre. Quelles propositions sur le long terme ? Le PS a lancé un appel afin de prendre des initiatives qui marquent notre opposition à la droite. Il faut vaincre les doutes sur le chômage, réussir le changement dans la durée, condition de la crédibilité.

 Le projet doit prendre en compte la notion de contrat (car la loi ne suffit pas à transformer la société) : contrat social (plein emploi), contrat républicain (décentralisation), contrat citoyen (droits et devoirs du citoyen - apport du MRC), contrat écologique (environnement).

 Il y a besoin de contenu, de réformes profondes : réforme de la démocratie sous toutes ses formes (politique, sociale, locale), réforme fiscale (nous sommes frileux quand nous sommes au pouvoir, la réhabilitation de l’impôt est nécessaire), création d’une autorité nationale sur l’eau (afin d’éviter la dictature des entreprises privées) et d’un service public de l’enfance.

 Les conditions sont réunies pour une défaite de la droite (divisions au sein de l’UMP, UDF). On a constaté le rejet du libéralisme (le 29 mai). Il y a besoin d’alternance (après 12 ans de présidence de la droite). Le pays attend un changement profond. Depuis 2002, la droite n’a gagné aucune élection. Elle est minoritaire, rejetée par les Français. Certains, à droite, font diversion, il faut rester vigilants, républicains, ne pas sortir du clivage gauche-droite.

 La victoire de la gauche n’est pas acquise. Il faut une véritable force d’alternative. Il n’y a pas de contradiction entre le mouvement d’en haut et le mouvement d’en bas (ce que font les partis). Nous lancerons les états généraux du projet, au premier trimestre 2006.

 A cet égard, saluons les initiatives du MRC, précurseur avec les assises régionales. Entre le PS et le MRC, il faut dépasser 2002. D’accord avec le PCF pour relever le défi de la gauche.  La balle est dans le camp de chacun.

 

 Précisions de Stéphane Judique dans le débat :

 

Il confirme qu’il a bien dit que le non au référendum avait été un échec de la gauche. Le non l’a emporté. Le Président de la République respectera la volonté du peuple. La question était une prise de position. Le PS veut-il changer la société ? L’avenir le dira. Il est prématuré de parler de mensonge … Oui, le PS veut re-nationaliser EDF, par un financement public et para-public (Caisse des Dépôts et Consignations).

 

 Stéphane Judique propose trois réformes : un gouvernement économique européen, la révision du rôle de la BCE (tout en étant indépendante, elle doit prendre en compte d’autres éléments que l’inflation), une augmentation du budget européen (priorité à la recherche) en faveur de l’économie.

 

Stéphane Judique répond à Bernard Teper (qui demande aux partis de dialoguer avec le mouvement social) : ne faut-il pas inverser la question et parler de la suspicion vis-à-vis des partis ? Puis il affirme que ces débats auront lieu. Il n’y aura pas de recul.

 

Stéphane Judique revient sur les relations entre les partis et le mouvement social. Chacun voit les différences quand les partis sont au gouvernement. Par exemple, c’est le pouvoir politique qui décide des financements accordés aux syndicats et associations, ce qui conditionne leur autonomie. Actuellement, les décisions sont prises « à la tête du client ».

 

Intervention de Michel Rica, Secrétaire du PCF 44, Conseiller de Nantes.

 

Il commence par noter en souriant qu’il est d’accord à 90% avec ce que vient de dire Patrick Trannoy… Puis il constate que, depuis 25 ans, le mécontentement sort les sortants à chaque élection.  Le peuple ne se fait pas entendre. A Nantes, l’abstention est de 50%. L’écart entre le peuple et la politique n’a jamais été aussi grand. La gauche doit dépasser ses divisions, renouer le contact avec les citoyens, rompre avec le libéralisme. Le peuple doit s’en mêler.

 Certains parlent de stratégies différentes, au sein du PS et à la gauche de la gauche… Je crois à une gauche. Si l’on ne se retrouve pas, on ne gagnera pas, y compris le PS.

 Je partage les propositions de Patrick Trannoy. Seule une dynamique pourra faire bouger toute la gauche. Les responsables syndicaux l’attendent. Il faut une démocratie participative.

 Michel Rica préconise une autre politique de financement et de taxations. Et aussi du rôle de la BCE. Il faut faire un bilan lucide de la période 1997-2002 et réfléchir à une nouvelle politique car, sinon, on risque de retrouver en 2007 la droite et l’extrême droite au second tour.

 

Michel Rica voit ce débat comme un commencement. Nous ne sommes pas à l’heure de la conclusion. Celle-ci viendra à l’issue des discussions avec la population.

 

Jean-Yves Corbière (PRG 44) est intervenu dans le débat.

 Il a salué l’initiative d’assises à tous les niveaux. Il rappelle que la politique nationale est très liée aux décisions européennes (deux lois sur trois sont des applications de directives européennes) et internationales (OMC).

 Il s’affirme libéral sur le plan politique, mais pas sur le plan économique, et souhaite une Europe plus influente (budget accru, normes).

 

Jean-Claude Hervé, vice-président ATTAC 44.

  Il rappelle qu’ATTAC n’est pas un parti politique. C’est pourquoi il intervient à partir de la salle. ATTAC est une association d’éducation populaire qui se bat contre la dérive libérale de baisse des impôts, contre la désaffection du politique et pour la re-mobilisation du citoyen, éclairé par des informations pas seulement hexagonales.

Le vocabulaire entendu ici n’est pas celui d’ATTAC. Exemple : le PS parle de l’échec de la gauche le 29 mai, ce n’est pas le point de vue d’ATTAC. L’anti-libéralisme est une valeur de gauche, majoritaire dans le pays. ATTAC analyse les enjeux du libéralisme (décisions de l’OMC, des directives européennes Bolkestein, portuaire et autres) et se bat pour de fortes mobilisations.

 

Les militants interviennent dans le débat.

 

 La première question est posée par un militant MRC du Calvados, qui évoque le clivage du référendum : le non était contre le libéralisme, le oui pour le libéralisme.

 Si le PS semble plein de bonne volonté, il lui manque les moyens d’une politique anti-libérale : rupture avec le libre-échange, contrôle de la politique monétaire. Finalement, n’est-ce pas un mensonge de prétendre vouloir une politique anti-libérale sans rupture avec le libéralisme ?

 Des militants MRC 44 posent des questions concernant la banque créée par la Poste et la Banque Centrale Européenne.

 

Un militant MRC 53 insiste sur l’urgence pour la gauche de se fixer un même but, en lien avec le mouvement social. Le 29 mai, le peuple a dit clairement non au libéralisme. Il attend une initiative unitaire de la gauche pour organiser des rencontres et des débats dans les quartiers. Chaque parti est concerné et doit répondre.  En 2006, il faudra tirer dans le même sens avec la volonté d’écouter et d’entendre le peuple.

 Un militant MRC 56 observe que le PPE est majoritaire en Europe. Le changement ne peut venir que de nouvelles majorités de gauche au niveau national.

 Un militant MRC 14 demande à l’ensemble de la gauche d’écouter le peuple. Le changement passe par la fiscalité européenne. Le veto de l’Angleterre n’est pas acceptable. Il va falloir choisir de faire l’Europe avec ou sans elle.

 Un militant MRC 44 souhaite que les réseaux de communication, source de services rentables, soient contrôlés par les pouvoirs publics.  

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