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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 21:29

Les points essentiels de la réunion du Conseil national 

Principales décisions :

 Une résolution du Conseil national a été adoptée (voir ci-après).

 

Création d’une université permanente du MRC (responsable : Patrick Quinqueton).

Fixation des prélèvements nationaux 2006 sur les cotisations et dons (dans le cadre des dispositions fiscales en vigueur) : 33 € sur chaque cotisation (au lieu de 40 € ces deux dernières années), 25 € pour  les jeunes (< 25 ans) ; retenue de 10% des dons.

Congrès avancé de novembre à avril (31 mars, 1er et 2 avril 2006 à Paris) afin de mettre le MRC en ordre de marche, peser sur le projet présidentiel (avril-mai 2007), désigner nos candidats aux élections législatives (juin 2007) et les chefs de file aux élections municipales (mars 2008), tout cela dès le premier semestre 2006. 

 

Intervention de Jean-Pierre Chevènement :

 La France vit une vraie crise sous des formes multiples.

 

C’est une crise sociale dure et longue, avec chômage de masse, désindustrialisation (les entreprises s’éteignent les unes après les autres).

Elle est due à des choix « européistes » des gouvernements de droite et de gauche, acceptant la mise en œuvre du « consensus de Washington » sous l’autorité de la Commission européenne, de l’OCDE et de l’OMC : monnaie forte, mondialisation libérale déséquilibrée (sans défense), perte de confiance dans la France.

C’est d’abord une crise nationale : les élites ne croient plus en l’avenir, alors qu’en dehors de l’Europe continentale, il y a un regain de l’affirmation des nations (Grande-Bretagne, Inde, Chine…).

 En Europe, les horreurs sans nom des deux guerres mondiales ont débouché sur l’idée européenne avec la volonté de marginaliser les nations, sous l’influence de Jean Monnet, dans la perspective d’Europe fédérale. Même Jacques Delors ne croit plus à celle-ci, car elle n’est pas compatible, à court et moyen termes, avec la démocratie (compte tenu du nombre et de la diversité des peuples européens).

 On confond volontiers nation et nationalisme, lequel est effectivement malsain (le pangermanisme, à l’origine de la première guerre mondiale, puis de la seconde, en est une forme extrême).

 Pour nous, la nation est vue dans une optique universaliste, avec des possibilités de coopération entre nations et, même, de gestion de compétences déléguées démocratiquement par les nations (ce que nous proposons pour réorienter l’Europe).

 Candidature de Jean-Pierre Chevènement à l’élection présidentielle ? Il répond :

 

 

 

Aujourd’hui, les conditions n’existent pas pour cette candidature. Mais, fin 2006, si le candidat PS ne proposait pas un véritable changement, le désarroi des électeurs laisserait un espace pour une candidature républicaine, de gauche. Il faut penser le progrès en France pour 30-40 ans, afin de redonner confiance au pays.

Le congrès du MRC devra contribuer à créer un rapport de forces : fermeté sur le fond, ouverture pour permettre le rassemblement. Sans ce rapport de forces, le MRC ne pourra présenter un candidat.

Résolution du Conseil National – 18 décembre 2005

Les Conseillers Nationaux du Mouvement Républicain et Citoyen, réunis en Conseil National ce jour, ont adopté la résolution suivante.

  Une mondialisation libérale et déséquilibrée conduit à la déconstruction républicaine de la France. Notre société subit :  Une désindustrialisation accélérée, un chômage de masse, la précarité, le développement de la pauvreté, l’accroissement des inégalités sociales ; Le discrédit des pouvoirs publics et des partis dits « de gouvernement », engoncés dans une impuissance consentie vis-à-vis du capitalisme financier mondialisé et de l’Empire américain, qui étendent leur domination sur le monde via le dollar, l’O.M.C. le F.M.I., et le conditionnement idéologique. De cette domination, l’Europe intégrée, libérale et atlantiste, est le relais ; La perte du sentiment d’appartenance à la même Nation citoyenne, la France étant la cible permanente de campagnes de repentance à répétition, souvent outrancières, et privant notre peuple de la raisonnable confiance en soi dont elle a besoin pour construire son avenir ; la hiérarchie de l’Education Nationale renonce trop souvent à transmettre des principes civiques et moraux.

 La dégradation de la  situation économique et sociale pèse sur la vie quotidienne des citoyens, et détruit la cohésion de la société. Le discrédit de l’Etat aggrave la perte des repères républicains. L’effacement voulu de la Nation génère le délitement du lien civique et social.

 Cette situation ne peut que faire le lit des tentations communautaristes.

 Il est décisif que la crise sociale et nationale où se débat le pays depuis déjà très longtemps puisse trouver une issue républicaine. Le MRC entend conjurer le risque d’une radicalisation à droite et préparer une issue républicaine. Le MRC portera ce sursaut à travers son projet et ses prises de positions, pour une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Une République en actes. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il faut remettre en marche la République que nos élites ont mise en panne.

 Le MRC mettra ce projet au cœur du débat qu’il souhaite conduire avec toute la Gauche, à travers des Etats-Généraux, auxquels il appelait dès le 30 mai 2005, idée qui semble peu à peu faire son chemin. Il affirme d’ores et déjà sa volonté de peser sur les échéances électorales de 2007-2008, à commencer par la présidentielle.

 Le Conseil National a décidé, en vue de mettre le parti en ordre de bataille, de tenir son congrès statutaire du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril 2006.

 

 

 

 

 

Pour se mettre en ordre de marche le MRC décide :  d’adopter son projet, en discussion depuis l’Université d’été de Perpignan de se faire entendre lors de l’élection présidentielle de désigner ses candidats aux élections législatives de désigner ses chefs de file aux élections municipales.

 Le congrès d’avril entamera ce processus qui devra être conduit à son terme avant la fin juin. Plus que jamais, la Gauche et  France ont besoin de l’exigence républicaine que porte le MRC et autour de lui une mouvance citoyenne toujours plus large. Ils seront aux rendez-vous de 2007 et 2008.

 

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