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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 16:43

L’essentiel de cette réunion

Principales décisions :

  Mise en place d’une commission de révision des statuts, en vue du congrès (1er et 2 avril). 

 

 

  Adoption d’une motion d’orientation stratégique très courte (ci-après) qui résulte d’un accord impulsé par JP Chevènement, rassemblant les deux premiers secrétaires successifs du MRC, depuis sa création en janvier 2003, Jean-Luc Laurent et Georges Sarre, ainsi que leurs proches. 

Ce texte stratégique sera soumis au vote des militants, accompagné du texte rédigé par Jean-Yves Autexier, intitulé « Vers un projet républicain exigeant » (les deux premières parties sont connues, pas la 3ème qui va être écrite prochainement).

Des amendements pourront être votés sur ces deux textes (motion d’orientation et projet). Des contributions nationales seront également adressées aux militants avec l’ensemble des textes, dans un numéro spécial « Citoyens militants ». 

 Cette motion d’orientation donne des indications sur la façon dont le MRC aborde les discussions avec les autres partis de gauche.

 Oui à une plate-forme commune, mais sur la base d’un accord politique qui « réponde aux attentes des électeurs le 29 mai et aux défis auxquels le pays doit faire face dans un monde livré à la dictature du capital financier ».

 

 

 Cela suppose « une profonde réorientation de la construction européenne », la rupture avec « une mondialisation financière qui fait fi des intérêts du monde du travail ». 

 Le MRC doit se préparer à soutenir un candidat, issu ou non de ses rangs, selon le résultat des discussions avec les partenaires de la gauche.

« Une convention nationale, réunie avant décembre 2006, déterminera la position du Mouvement ».

 Sans attendre, une première liste de candidats aux élections législatives 2007, proposés par les instances départementales, sera soumise à l’investiture des instances nationales.

 

 

 

Intervention de JP Chevènement (extraits) :

 Il insiste sur l’importance de ce congrès, pour lequel il faut se rassembler afin de créer les conditions de peser sur ce qui va se passer d’ici l’élection présidentielle.

La situation est très difficile. Il ne suffit pas d’avoir raison. Notre problème, c’est que notre identité n’est pas bien perçue.

 

 

 

La République a deux composantes, l’une utopique (Jaurès), l’autre ascétique (l’intérêt général, le patriotisme).        

L’exigence républicaine, c’est la justice sociale et le patriotisme. Dans le passé, peu d’hommes d’Etat ont été à la hauteur de cette exigence.

De Gaulle et Mendès-France ont eu un regard lucide (décolonisation, Europe).

Le programme du Conseil National de la Résistance en 1945 était le plus à gauche que la France ait connu.

En France, un parti politique qui ne pèse pas sur l’élection présidentielle n’existe pas.

 Au sein du PS, quel sera le résultat de Laurent Fabius dans le vote des militants ? S'il n'est pas candidat, le vote NON socialiste du 29 mai risque de se retrouver orphelin. Dans ce cas, il faudra réfléchir, voir le rapport de forces fin 2006. Le MRC sera-t-il capable de peser ?…

 

 

  Il nous faut tirer du MRC le meilleur. Nous n’avons pas de désaccords sur le fond entre nous. La question de l’équipe de direction est importante. Elle devra travailler « collectif », sinon rien n’est possible. Georges Sarre et Jean-Luc Laurent doivent être tous les deux aux responsabilités principales. Pour ma part, je m’impliquerai davantage.

En 2002, la liste de mes désaccords avec Jospin était longue ! Il m’a fait porter le chapeau. C’était plus facile que de remettre en cause la direction du PS.

Il n’y a aucune raison que nous disparaissions. Nous méritons d’exister, cent fois plus que d'autres ! Comme l’écrivait Victor Hugo, « vivre, c’est lutter ». 

 Les trois mots clés sont : unité, responsabilité, rassemblement.

MOTION D’ORIENTATION

 Le MRC doit se mettre en ordre de bataille. Il doit d’abord porter son message et rien que son message pour se faire entendre de la gauche et du pays.

 L’élaboration d’une plate-forme commune avec d’autres partis de gauche n’a de sens que si c'est sur la base d’un accord politique ; des primaires peuvent être organisées afin que les sympathisants de gauche eux-mêmes départagent les candidats. Ces primaires favoriseront, si elles sont organisées, une mobilisation politique et feront bouger les lignes.

 Des groupes de travail peuvent être constitués entre partis de gauche. Des assises régionales ou départementales de la gauche peuvent être réunies, de préférence avant le mois de juillet 2006. Ces débats permettront de cerner les enjeux de la présidentielle et des élections législatives de 2007.

 Il ne s’agit pas seulement de gagner les élections mais de faire que les solutions que la gauche propose répondent aux attentes que les électeurs ont manifestées le 29 mai 2005 et aux défis auxquels le pays doit faire face dans un monde livré à la dictature du capital financier.

 

 

Une profonde réorientation de la construction européenne s’impose par la renégociation des traités (statut de la Banque Centrale européenne notamment). En tous domaines, un gouvernement de gauche devra agir pour rompre avec le cours d’une mondialisation financière qui fait fi des intérêts du monde du travail.

 

 

 

Tout devra être fait pour remettre en marche le modèle républicain sur la base des fondamentaux que la gauche doit se réapproprier : nation républicaine conçue comme articulation du particulier et de l’universel, souveraineté populaire et nationale, itoyenneté comme ensemble indissociable de droits et de devoirs. Ecole ayant pour mission la transmission du Savoir et la formation de l’esprit critique, inséparable de celle du citoyen ; laïcité de l’Etat, refus des communautarismes, volontarisme républicain pour donner aux jeunes nés de l’immigration toutes leurs chances, droit à la sûreté garanti à tous, Etat modernisé garant du long terme, services publics performants équilibrant le marché, décentralisation républicaine et solidaire, respectueuse de l’unicité de la loi.

Politique industrielle s’appuyant sur la priorité donnée à la formation et à la recherche. Politique énergétique soucieuse de l’indépendance et de l’environnement (limitation de l’émission de gaz à effet de serre). République sociale fondée sur le travail et le mérite, solidarité active vis-à-vis des plus démunis. Défense et modernisation de la Sécurité sociale, fût-ce au prix de prélèvements accrus.

En politique étrangère la France doit rester une grande puissance politique capable d’œuvrer à la construction d’un monde multipolaire, d’une Europe indépendante et d’une réelle priorité accordée aux pays du Sud (Afrique notamment). Pour cela, elle maintiendra l’indépendance de sa défense et de sa diplomatie.

D’ici la fin de l’année 2006 de nombreux aléas peuvent se produire. Le MRC doit donc se préparer à l’hypothèse où il devra soutenir un candidat, de préférence issu de ses rangs. Une Convention Nationale, réunie avant décembre 2006, déterminera la position du Mouvement. Sans attendre des candidats aux élections législatives seront proposés par les instances départementales à l’investiture du prochain Conseil National.    

 

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