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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 17:54

 

Congrès national MRC à Paris 1er avril 2006 – Extraits du compte rendu

  Jean-Yves AUTEXIER résume les deux textes : le projet, intitulé « Vers un projet républicain exigeant » (19 pages) et le texte d’orientation stratégique (1 p). Le projet tient en trois points : le MRC est là, il a un projet et ce projet peut être porté par un candidat issu de ses rangs.

   La cohérence de ce projet est républicaine, dans la continuité de Vincennes (9 septembre 2001 : déclaration de candidature de JPC à l’élection présidentielle) en politique intérieure et extérieure. Cette fois-ci, il s’agit de préparer une nouvelle candidature de JPC (promesses de signatures de maires, financements, projet républicain), en lui laissant le soin de décider en novembre-décembre 2006, en fonction de la possibilité ou non de soutenir, le cas échéant, une candidature de rassemblement (par exemple, Laurent FABIUS) portant le NON du 29 mai.

 Ensuite, la présidente de séance installe les deux commissions des résolutions, l’une sur le projet et la motion (rapporteur Jean-Yves AUTEXIER), l’autre sur les statuts (Françoise DAL), qui sont chargées d’étudier les amendements produits par les comités locaux. Ces commissions se réunissent en mairie du 11ème arrondissement le reste de la matinée. Michel SORIN est désigné parmi la vingtaine de membres de la commission sur le projet (voir les commentaires, plus loin, au moment de l’adoption du rapport de cette commission).

 Le débat général commence par une intervention de Georges SARRE.

 Pour lui, l’enjeu des élections 2007 est le suivant : la France s’enfoncera-t-elle dans la crise ou serons-nous capables de changer la donne ? Le sursaut est-il possible ?

 Depuis 2002, nous avons subi une campagne odieuse visant JPC, campagne partie de l’île de Ré (Jospin), relayée par la rue Solférino (PS) et amplifiée par les medias.

 Aujourd’hui, nous sommes présents, rassemblés, fiers de nos idées, prêts à les défendre en 2007. Depuis le NON du 29 mai, apparemment rien n’a changé et, pourtant, tout a changé. Il existe un esprit de révolte (banlieues, CPE).  Ne comptons que sur nous-mêmes. Notre priorité est de créer une dynamique en faveur de la candidature de JPC.

 Michel JOBLOT (Rhône) et Michel SORIN (Mayenne) interviennent ensuite avant de participer à la commission des résolutions. Ils présentent les amendements adoptés dans leurs fédérations (voir, par ailleurs, le texte de l’intervention du délégué de la Mayenne).

 Le débat général se prolonge le reste de la matinée et en début d’après-midi. Parmi les interventions de l’après-midi, citons des extraits de quelques-unes.

 Catherine COUTARD (Drôme) regrette que le rassemblement interne amorcé lors du dernier Conseil national n’ait pas été mené à son terme, faute d’entente sur la composition du secrétariat national. Avec ses amis qui ont signé la contribution « Un MRC offensif et fier de son idéal », elle ne participera pas au secrétariat national.

 Michel VIGNAL (Aisne) évoque la crise de l’école et de la jeunesse (banlieues, CPE), crise multiforme liée à une société de chômage de masse et d’inégalités sociales. Les solutions de la droite, c’est toujours plus de précarité. Les jeunes refusent la barbarie néo-libérale. La jeunesse résiste, défend le droit du travail, fait corps avec l’histoire de notre pays. Depuis 20 ans, l’éducation accumule les faux remèdes : autonomie des établissements, réduction des dépenses d’éducation, déqualifications, adaptation à l’Europe libérale (stratégie de Lisbonne). Par certains aspects, la loi d’orientation Fillon serait acceptable. Le « différentialisme socio-culturel » n’est pas acceptable. Il faut aider les élèves qui ont besoin de soutien, soutenir l’autorité des enseignants, résister à l’air du temps… C’est la substance même de la République.

 Patrick QUINQUETON (Moselle) revient d’abord sur le CPE et les raisons de la mobilisation de la jeunesse : angoisse des jeunes face à un avenir en pointillé, impuissance vis-à-vis du chômage de masse, découragement devant le fait que vivre de ses rentes rapporte plus que travailler. Mais le mouvement social ne dessine pas une politique. Les partis ne doivent être ni commentateurs ni suivistes. Ils doivent dire ce qu’ils feront s’ils gagnent les élections.

 Puis il constate que, depuis le NON du 29 mai, le désenchantement est réel, l’Europe est en panne, sans projets. A noter que le 1er ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, a semblé rallier le camp du patriotisme économique (Libération, 24/03/06).

 L’élection présidentielle suscite une course à l’échalote à droite derrière la rupture, mais la gauche n’est pas gaillarde avec une candidate portée par les sondages mais sans projet. Il rappelle que la République c’est un projet, et un programme républicain c’est répondre aux problèmes du pays.

 Après le rapport de Françoise DAL sur les statuts, c’est au tour de Jean-Yves AUTEXIER de présenter le rapport de la commission des résolutions sur le projet et la motion stratégique.

 Les amendements portaient essentiellement sur le projet. Le rapporteur avait réalisé une nouvelle rédaction, intégrant certains amendements. Ce sont d’abord ceux-ci que la commission a étudiés, puis les amendements repoussés par le rapporteur ont été examinés.

 Le principal débat en commission a porté sur l’amendement présenté par la fédération du Rhône (Michel JOBLOT) et soutenu par la fédération de Loire-Atlantique (Christine MEYER).

 L’objet de cet amendement « La citoyenneté est un bloc. Il ne saurait y avoir de citoyenneté par la résidence » est de réaffirmer le lien entre citoyenneté et nationalité afin de rejeter la notion de citoyenneté de résidence, préconisée non seulement par les Verts, mais aussi par le PCF à Nantes.

 Cet amendement est contesté par certains membres de la commission, qui font la différence entre la citoyenneté de résidence et le vote des étrangers aux élections locales dans certaines conditions. Nous excluons la citoyenneté de résidence mais pas nécessairement le vote des étrangers aux élections locales, lequel est lié à la réciprocité (par exemple, l’Algérie n’accepte pas la réciprocité). L’amendement a été rejeté à la majorité des membres de la commission.

 Les réflexions et amendements 53 ont connu peu de succès pour diverses raisons :

 La première : seuls les amendements formalisés ont été pris en considération (les réflexions sur la précarité ou l’action des syndicats ne remplissaient pas cette condition). La seconde : certaines réflexions 53 étaient proches du projet national (salaires, apprentissage). Sur les retraites, le rejet est lié à l’insuffisance d’argumentation en matière de financement (problème délicat). Sur l’actionnariat salarié, le rapporteur a maintenu la version initiale. Sur les questions énergétiques, par contre, le sens de notre amendement a été pris en compte, car d’autres amendements allaient dans le même sens. La nouvelle rédaction est la suivante : « L’avenir du nucléaire doit être préparé et un vrai débat public en est le meilleur moyen (…). Le souci de l’environnement, la préparation de l’avenir et l’intérêt national se rejoignent pour conjuguer le développement du nucléaire avec les énergies renouvelables et une politique sérieuse de maîtrise des dépenses énergétiques. »

  En ce qui concerne la motion stratégique, la formule « République sociale fondée sur le travail et le mérite » est extraite des textes officiels, ce qui a motivé le rejet de notre amendement.

 Le rapport de la commission des résolutions (projet et motion stratégique) a été adopté à la quasi-unanimité.

 Puis il est procédé à l’élection du Premier Secrétaire, à bulletins secrets. Un seul candidat : Georges SARRE. Rappel : le MRC a eu, jusqu’à présent, deux Premiers Secrétaires : Jean-Luc LAURENT (2003-2004) et Georges SARRE (2004-2006).

 Résultat du vote en séance : 245 délégués votants (certains délégués n’ont pas pris part à ce vote) ; 29 bulletins blancs ou nuls ; 216 bulletins pour Georges SARRE (88,16%).

 Georges SARRE est réélu Premier Secrétaire, Jean-Pierre CHEVENEMENT restant Président d’honneur du MRC, en premier dans l’organigramme.

 Le Premier Secrétaire fait une courte intervention, remerciant les délégués et déclarant : Ce congrès se déroule dans de bonnes conditions, certaines critiques étant inhérentes à la démocratie. Demain, nous serons en ordre de bataille. Une nouvelle équipe, profondément remaniée*, va diriger le MRC jusqu’au prochain congrès. *Certains membres sortants du Secrétariat national n’ont pas souhaité continuer (notamment, les signataires de la contribution « Un MRC offensif et fier de son idéal »).

 Puis il présente la liste des membres du secrétariat national, laquelle est approuvée par le congrès (2 contre, 9 abstentions, 4 refus de vote).     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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