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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 20:50

 

Intervention de Michel SORIN, délégué de la Mayenne.

 Chers Camarades,

 Merci d’avoir donné la parole au représentant d’une petite fédération composée de militants qui ont adhéré au MRC en 2004 au moment où d’autres prenaient le chemin inverse…

 Nous, militants mayennais, avons approuvé les propositions de la direction sortante, en souhaitant que nos amendements soient pris en compte.

 Nos réflexions n’ont pas toutes été présentées sous forme d’amendements. Nous manquons d’expérience sur ce point. Mais elles ont suscité des débats entre nous, ce qui est positif.

 Nous avons pris appui, dans un premier temps, sur les amendements présentés par Patrick Trannoy sur la question sociale.

 Sans être opposés au principe de l’actionnariat salarié, nous pensons que cette proposition comporte trop d’ambiguïtés pour être retenue dans notre projet.

 Sur le droit du travail, nous préconisons de faire un état des lieux de la précarité en France et de ses conséquences sur les conditions de vie des salariés et de leurs familles, avant de proposer de nouvelles mesures se substituant au CPE et au CNE.

 Sur les salaires, la priorité doit être l’augmentation des salaires nets, surtout pour les bas salaires. Toute diminution des charges sociales salariales doit se répercuter complètement sur les salaires nets, au lieu d’être absorbée par l’entreprise.

 Sur les retraites, nous avons souhaité que soient affirmés des principes clairs, tout en sachant que le problème du financement est incontournable. Le projet de retraite progressive doit être assorti du principe « dans le privé comme dans le public, les salariés doivent pouvoir prendre leur retraite à taux plein à 60 ans avec 40 années de cotisations ».

Il faut tenir compte de la pénibilité du travail effectué et revenir sur les réformes Balladur (années de référence, montant et financement des pensions de retraite).

En outre, une revalorisation des petites retraites s’impose car les retraités des milieux populaires perdent du pouvoir d’achat.

 Plus généralement, le projet ne mentionne pas clairement l’apport des organisations syndicales et associatives présentes dans le champ social. Il y a, dans une République sociale, une articulation forte à faire entre le politique et le social, qui n’est pas suffisamment explicite dans le projet. 

Sur les questions d’éducation et de l’apprentissage, nous approuvons les positions développées par la commission Education dans le n°12 de l’école en questions, sur l’apprentissage.

Aucun contrat de qualification ou de formation par alternance ne doit être possible avant 16 ans.

Enfin, sur les questions énergétiques, le texte donne trop l’impression que nous misons démesurément sur l’énergie nucléaire, laquelle ne comporte pas que des avantages. Le traitement non maîtrisé des déchets radioactifs ne doit pas être pris à la légère. Il convient d’attacher autant d’importance et de financement aux recherches concernant les nouvelles énergies renouvelables qu’à celles de l’énergie nucléaire. Sans oublier les efforts en matière d’efficacité énergétique et d’économie d’énergies. Nous devons accentuer la recherche sur les déchets nucléaires mais aussi sur la transformation des déchets ménagers en énergie.

 Dans le texte d’orientation stratégique que nous avons approuvé, nous aurions souhaité qu’un mot, « le mérite », associé au travail dans la République sociale, soit remplacé par « l’expérience et la qualification ». Car c’est un mot qui a pris une connotation négative dans les entreprises, compte tenu de l’utilisation qui en est faite par les employeurs.

 Nous avons donné quitus à la direction sortante pour son action depuis le congrès de 2004.

Notre Mouvement est désormais rassemblé. Il a reconquis sa place auprès des autres partis de gauche, tout en restant lui-même et en étant offensif avant et après le 29 mai 2005 sur la nécessaire réorientation de la construction européenne.

 Le rapprochement avec Laurent FABIUS est une nouvelle étape de notre retour dans le jeu politique. Nous faisons le constat que Jean-Pierre CHEVENEMENT redevient un interlocuteur crédible quand il s’agit de préparer un projet pour la gauche, comme ce fut le cas en 1972 et en 1980.  Ses discours de Perpignan et, tout récemment, de Créteil et Vénissieux, tout comme la déclaration de Georges SARRE lors de la réunion des partis de gauche le 8 février, expriment clairement la stratégie et les orientations de notre Mouvement.

 Tout porte à croire que le mouvement social en cours va nous permettre de mieux nous faire entendre et comprendre. N’oublions pas que la gauche a échoué en 2002 parce qu’elle s’est éloignée des citoyens et, plus particulièrement, des milieux populaires.

  Si j’avais eu un peu plus de temps, j’aurais aimé vous parler de deux autres sujets : CIVIQ et l’agriculture.

Nous avons, en Mayenne, créé en 2002 une association d’éducation à la citoyenneté, « CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) », qui est un moyen d’entrer en contact avec les citoyens et les militants engagés dans le mouvement social.

 J’aurais voulu ajouter un mot sur l’agriculture, car c’est ma responsabilité au MRC. J’ai fait des propositions pour réorienter la PAC. J’espère trouver dans les fédérations départementales des interlocuteurs du monde agricole, qui prendront contact avec moi.

  Merci de votre attention.   

  
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