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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 16:14

 

Colloque à Paris de la fondation Res Publica

sur l'évolution de la Politique Agricole Commune

 

 Deux fois par mois, cette fondation présidée par Jean-Pierre Chevènement et animée par Jean-Yves Autexier organise un colloque sur un thème d’intérêt public. Le 26 juin, c’était la PAC et son évolution.

 Cinq intervenants de haut niveau : Lucien Bourgeois, responsable du service économie de l’APCA (Chambres d’agriculture) ; David King, secrétaire général de la FIPA (fédération internationale des producteurs agricoles) ; Guy Paillotin, ancien président de l’INRA, secrétaire perpétuel de l’Académie de l’agriculture ; Pierre Cuypers, président de la Chambre d’agriculture de Seine-et Marne, spécialiste des biocarburants ; André Thévennot, président national des SAFER.

 Dans son introduction, Jean-Pierre Chevènement a rappelé que la diminution des exploitations agricoles est trop rapide (il n’en reste que 450 000 en France) et que les aides publiques représentent 93% du revenu net des agriculteurs. La PAC est mise en cause et critiquée de tous côtés. Une vraie réforme est un défi. Crise budgétaire européenne imputée à la PAC, poids excessif des lobbies libre-échangistes, agriculture monnaie d’échange dans les négociations de l’OMC (baisse de la protection douanière des produits agricoles contre baisse de la protection douanière des produits industriels et des services). L’agriculture ne fait pas bon ménage avec le libéralisme.

 

  Dans sa conclusion, il a réaffirmé la nécessité de freiner la diminution d’exploitations agricoles et d’agir sur la politique foncière (conserver le territoire cultivé, ainsi que les prairies et forêts). L’Etat ne joue pas son rôle dans la réduction des inégalités (répartition des aides, suprématie des IAA et priorité aux prix à la consommation). Avec l’entrée des pays de l’est dans l’Europe et les disparités dans les structures d’exploitations, il considère inéluctable la baisse des aides directes aux agriculteurs.

 

 Sa crainte est de voir l’agriculture prise en otage dans les négociations de l’OMC (influence des marchés financiers qui font la loi sur le commerce mondial des services, la France étant bien placée sur ce point). La sécurité des approvisionnements et la sécurité sanitaire (avantage aux circuits courts) sont prioritaires. Les prélèvements douaniers doivent être maintenus (revoir leur répartition entre produits).

 Jean-Pierre Chevènement a tenu, avant la fin du débat qui a suivi les cinq exposés, à donner la parole à Michel Sorin, ce qui a permis au délégué national à l’agriculture du Mouvement Républicain et Citoyen de présenter ses réflexions sur la PAC.

 

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