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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 16:45

Nous militons pour une République sociale

 

J’ai présenté, hier, sur ce blog, les réflexions de Gérard Beillard sur le social (voir Gérard Beillard (MRC 53) : le système social est détricoté par l'Etat - 29 septembre 2009).

 

Dans l’échange que nous avons eu à propos de son texte, j’ai été amené à préciser ce que j’entends par social. Car, bien souvent, la distinction est faite dans les esprits entre l’économie et le social, en considérant que l’économie prime sur le social.

 

Le social n’est pas un sous-produit résiduel de l’activité économique. Il concerne l’organisation et le développement de la société.

 

C’est la responsabilité des pouvoirs publics, donc du politique, de définir cette organisation, qui s’impose à tous les acteurs de la vie sociale, y compris les acteurs économiques dans leur grande diversité juridique (entreprises privées, publiques, mutualistes, coopératives…) et statutaire (détenteurs du capital, salariés).

 

Jusqu’à la fin des années 1970,  il y avait un certain équilibre entre le capital et le travail d’une part, et entre l’économique et le social d’autre part, les pouvoirs publics (Etats) assurant le respect de règles assez contraignantes pour les uns et les autres.

 

L’offensive dérégulatrice que l’on a coutume d’appeler néolibérale, à l’initiative du capital, a placé les actionnaires en position de force dans les entreprises et, par le biais de l’idéologie et de relais placés dans la construction supranationale européenne, a réussi à démobiliser les Etats, laissant le monde du travail en situation de faiblesse et l’économie réelle sous la coupe de la finance mondialisée.

 

L’Union européenne a joué un rôle déterminant au service des grands groupes de l’économie et de la finance, avec le consentement des dirigeants politiques placés à la tête des Etats membres.

 

Le pouvoir ayant glissé des Etats nationaux à l’entité européenne, c’est à ce niveau que la politique doit reprendre ses droits. Pas seulement par le Parlement européen, car celui-ci a peu de pouvoir réel et est, bien souvent, le relais de l’idéologie libérale. Mais par les Etats qui représentent la souveraineté populaire.

 

C’est pourquoi il est si important de réorienter la construction européenne, de manière à rendre possible, au niveau national, la réintroduction du social au cœur du projet politique.

 

Il n’est pas faux de dire qu’une politique sociale est incompatible avec les traités européens actuels. Pour que nous puissions vivre dans une République sociale et laïque, il y a un préalable qui consiste à élire une majorité parlementaire au niveau national, qui soit porteuse de ce projet au niveau européen, afin de refonder l’Europe sur des bases démocratiques solides.

 

Cet article est le 60ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie.

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