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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 13:21

 

Voici pourquoi la gauche doit gagner en 2007

 La presse aujourd’hui livre aux citoyens et aux partis de gauche de bonnes raisons de préparer les échéances électorales 2007 dans un esprit de rassemblement et de solidarité autour d’un projet républicain ambitieux.

 

  Le journal Le Monde cite l’ancien président Giscard d’Estaing, qui affirme en toute modestie que, « depuis 25 ans, il ne s’est rien passé en France, il n’y a eu aucun projet ».

1981, la fin de l’histoire nationale ? Ce n’est pas l’avis de Jean-Pierre Chevènement, qui a vu dans la politique giscardienne à partir du septennat de Giscard en 1974, la « vraie rupture, après la seconde guerre mondiale » vis-à-vis de ce qu’avait été le volontarisme de l’Etat républicain, initié par de Gaulle en 1944 puis en 1958 (intervention JPC à l’université d’été du MRC le 10 septembre dernier).

 Qui, mieux que Giscard d’Estaing, peut symboliser la soumission des élites politiques aux forces du marché mondialisé, leur mépris du peuple et leur manque d’ambition pour la nation française ?

  Et, aujourd’hui, qui, mieux que son disciple Sarkozy, dans un autre registre mais avec autant de savoir-faire, peut porter les couleurs de ces élites éblouies par l’Amérique de Bush et soucieuses avant tout de préserver leurs privilèges et leur mode de vie, quitte à rendre la société invivable pour une grande partie de la population ?

Avoir osé évoquer l’arrogance de la France devant Bush, parce que ses dirigeants et son peuple refusaient d’accompagner Bush en Irak en 2003, est significatif de la pensée sarkozienne. Trois ans plus tard, l’épopée irakienne est un véritable fiasco pour l’ami de Sarkozy l’américain (voir Libération, ci-après).

Le président de l’UMP est dangereux pour la France mais, par ses excès même, il pourrait bien apporter sa contribution au rassemblement et à la victoire de la gauche en 2007.

 

 Editorial de Pierre Haski, dans Libération, 28 septembre 2006

 Un diplomate européen en poste à Bagdad résumait récemment ainsi la situation en Irak : «Si les Américains partent, c'est un désastre ; s'ils restent, ça s'aggravera...» 

 

Ce choix entre deux mauvaises solutions donne la mesure du piège dans lequel George W. Bush s'est jeté tout seul, et dont, à défaut de pouvoir en sortir, il fait mine de maîtriser parfaitement l'évolution. Avec aplomb, le président américain continue à proclamer qu'il gagne la «guerre contre le terrorisme» quand ses propres services de renseignements affirment le contraire.

Avec les élections de la mi-mandat en ligne de mire, George W. Bush parvient encore à endormir une partie de son opinion publique, alors que le nombre de victimes américaines en Irak vient de dépasser les 2 700 et que la guerre civile, qu'on l'appelle ainsi ou pas, fait rage entre les communautés, et au sein de chaque communauté. Seul le Kurdistan tire son épingle du jeu et prend doucement le large, au risque de faire éclater la fédération irakienne.

Le bilan serait déjà accablant si on se limitait à la seule situation intérieure irakienne. Il devient effrayant lorsqu'on analyse les conséquences régionales et internationales du fiasco irakien : un cadeau fait à l'Iran dans sa quête de puissance, et un sérieux coup de pouce pour le mouvement jihadiste dans le monde.

George W. Bush et son inamovible complice Donald Rumsfeld, ont sans doute commis là une profonde erreur historique, entraînant avec eux quelques-uns de leurs alliés comme Tony Blair. Une erreur que le peuple irakien, qui s'est brièvement cru libéré d'un sinistre dictateur, paie aujourd'hui chèrement. Et dont le monde n'a pas fini de subir l'impact négatif.

  

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