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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 22:11

 

Soutien à l’action des paysans pénalisés par la répartition des aides publiques

 Je suis allé samedi dernier, place du Jet d’eau à Laval, saluer les agriculteurs en colère, qui sont engagés dans une action de jeûne collectif afin de protester contre les modalités de répartition des aides publiques décidée dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC).

 Cette action est soutenue par la Confédération paysanne, les agriculteurs bio (CIVAM) et le réseau de l’agriculture durable, avec la volonté d’informer les citoyens, les consommateurs, les élus locaux et responsables politiques.

 

   Une réforme de la PAC difficile à justifier

 Depuis le début de cette année, suite à une réforme de la PAC décidée en 2003 par les 15 ministres de l’agriculture de l’Union européenne, les aides PAC attribuées à chaque exploitation sont calculées sur la base des aides perçues en moyenne annuelle sur les trois années 2000-2001-2002.

 Cette référence historique a servi pour établir le montant des droits à paiement unique (DPU) que percevra chaque année l’agriculteur, indépendamment de la production de son exploitation.

 On parle de « découplage » des aides parce qu’elles ne sont plus liées, pour l’essentiel, aux productions en cours mais au montant des primes (liées à la production) dont l’exploitation a bénéficié dans le passé.

 

    Une agriculture plus autonome et plus économe

 

     Les organisations et les paysans qui manifestent leur colère sont ceux qui ont préconisé et mis en œuvre depuis longtemps les bonnes pratiques agricoles, c’est-à-dire des systèmes autonomes (moins de protéines importées) et économes (moins d’engrais azotés et de pesticides, donc moins de risques de contribuer à la pollution). Ce sont des systèmes de production qui font la part belle aux prairies et réduisent le maïs.

 Ils ont fait ce choix par respect de l’environnement et par souci de contribuer à la qualité de la vie sociale.   Pourtant, les aides à la production de maïs ont toujours été bien supérieures à celles attribuées à l’herbe ! Aujourd’hui, par la volonté de l’Union européenne, ils voient leurs collègues, non seulement percevoir des DPU beaucoup plus élevés, mais, en outre, pouvoir adopter des systèmes de production plus économes ou faire le choix de productions moins contraignantes et être assurés durablement de ces avantages acquis.

 Cette différence de DPU entre deux agriculteurs n’est pas négligeable, puisqu’elle peut atteindre 200 € à l’hectare.

 On comprend le mécontentement qui se propage vis-à-vis de pouvoirs publics qui pénalisent financièrement les paysans qui appliquent le mieux les recommandations de Bruxelles en ce qui concerne la qualité des produits et la protection de l’environnement.

  Cherchez l'erreur !

 

C’est pourquoi je me suis associé à leur protestation. Mais cela ne suffit pas. Avec certains de mes interlocuteurs, nous avons convenu de la nécessité de s’en prendre aux choix injustes et injustifiables de la PAC, réorientée en 2003 sous la pression des négociateurs européens à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et avec l’accord des pouvoirs politiques nationaux, favorables aux grosses entreprises agricoles.

 Alors que les primes PAC représentent 93% du revenu net agricole moyen en France, comment accepter que la répartition de ces aides soit à contre-sens ?

 Pour en savoir plus sur la PAC, lire les actes du colloque sur l’avenir de la PAC, qui a été organisé le 26 juin 2006 à l’initiative de la fondation Res Publica, présidée par Jean-Pierre Chevènement et consulter la rubrique Agriculture du site du MRC ou ce blog du MRC 53, catégorie « Agriculture et PAC ».

 

  Fondation Res Publica  : www.fondation-res-publica.org    

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