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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 21:11

 

Diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre

  au cours des 40 prochaines années

  Un rapport remis au gouvernement et rendu public le 9 octobre affirme que c’est possible. A condition de s’y mettre tout de suite et tous ensemble, au niveau mondial. Sous réserve aussi de ne pas faire confiance aux seules forces du marché !

   Et les rapporteurs ajoutent « La lutte contre les changements climatiques implique une transformation de l’économie et de la société mondiale ».

  Autrement dit, une remise en cause de notre modèle de développement.

  Ce rapport justifie, sans l’écrire, le retour du politique aux commandes de la planète et la réorientation de la mondialisation sous contrôle de l’intérêt général public par l’effet de la coopération entre les nations.

  Notre information est puisée dans Le Monde (qui, en l’occurrence, porte bien son nom) daté du 10 octobre dernier.

  Citons quelques extraits, bien utiles avant la rencontre CIVIQ jeudi 26 octobre à St-Berthevin sur « les enjeux climatiques et énergétiques en France et dans le monde ».

  Un rapport qui présente des lignes directrices pour l’action des pouvoirs publics

 « L’énergie nucléaire en Europe représente 6% de l’énergie finale, 2% dans le monde, 17% en France, chiffres qui n’incitent pas, pour bâtir une stratégie climat, à centrer le débat sur l’énergie nucléaire. Quant aux énergies renouvelables, elles ne constitueront pas la panacée et la solution à tous les problèmes, même si la biomasse, notamment la filière bois, semble présenter un potentiel important. L’accent doit être mis sur la maîtrise de la demande d’énergie. Aussi faut-il agir prioritairement sur le transport et le bâtiment, qui sont responsables de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre en France. L’adaptation de l’habitat représente un marché de plusieurs centaines de milliards d’euros d’ici 2050. Quant aux transports, il faut agir sur la motorisation des voitures, en instaurant une vignette écologique. L’enjeu est énorme. Reste à convaincre les citoyens de cette politique ».

  Le ministre de l’économie en flagrant délit d’électoralisme

  Avec ce rapport, nous sommes bien loin des pompes à bioéthanol (sans carburant disponible !) du ministre de l’économie.

  Comme l’affirme la Confédération Paysanne dans un communiqué de presse daté du 12 octobre, c’est de la désinformation.

 Il est normal que le bioéthanol soit moins cher à la pompe puisqu’il est moins énergétique que l’essence et occasionne une perte de recettes fiscales autour de 0,56 € par litre. Sans oublier que l’Etat reverse aux industriels 0,33 € par litre, ce qui fait d’eux les grands gagnants de l’opération.

  De plus, le ministre n’a pas dit que le bilan énergétique de l’éthanol est loin d’être satisfaisant puisqu’il nécessite presque autant d’énergie pour le produire qu’il n’en restitue. Rien à voir avec l’éthanol issu de la canne à sucre au Brésil.

  Les biocarburants peuvent être utiles dans certaines conditions, mais à un niveau modeste par rapport aux besoins d’économies d’émission de gaz à effet de serre.

 Le gouvernement fait de la propagande au lieu d’informer clairement les citoyens et tous les acteurs énergétiques de la situation et des enjeux réels.

  En ce qui nous concerne, nous prenons nos responsabilités d’éducation à la citoyenneté en organisant un vrai débat avec des intervenants qui font le même constat sur le réchauffement de la planète mais ont un avis différent sur ce qu’il faut penser de l’énergie nucléaire.

 

   Monsieur Gérard Pierre est professeur émérite de physique à l'université de Bourgogne à Dijon. Il est membre du collectif "Sauvons le climat", spécialiste des questions liées à l'énergie, notamment l'énergie nucléaire.

  Monsieur Michel Lemosquet est agriculteur à Champgénéteux (Mayenne) et responsable du Coedra Maine, le collectif créé en opposition à l'enfouissement des déchets radioactifs, auteur de propositions alternatives à l'énergie nucléaire.

  RENCONTRE CIVIQ

  Jeudi 26 octobre 2006 à 20h30 au Centre de Rencontres de Saint-Berthevin

  Les enjeux climatiques et énergétiques en France et dans le monde.     

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