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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 18:28

 

Pour tous, du travail et la confiance dans l’avenir

 C’est à Limoges, le 29 mars, en présence de François Hollande, que Ségolène Royal a parlé avec conviction du travail et du lien social, de la lutte contre le chômage et du service public de l’emploi, du respect de la dignité des personnes et de l’espérance dans l’avenir. Voici l’essentiel de ses propos, tels qu’ils sont rapportés sur www.desirsdavenir.org .

 « La valeur travail, c’est d’abord donner du travail à tous, c’est aussi de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital ».

 « Ségolène Royal annonce ce qu’elle veut : « créer aujourd’hui pour la France de demain : c’est résister et c’est imaginer l’avenir ».

La candidate socialiste évoque «
d’abord la bataille pour le service public. »

« Je vous le dis ici, à Limoges, la République nouvelle que je veux construire, la 6e République, sera la République des services publics garantis. La France neuve que j’appelle, c’est une France qui résiste et qui imagine. Résister, c’est-à-dire maintenir les services publics, imaginer, cela veut dire les réformer.

 Dans le pacte présidentiel que je vous propose, c’est une bataille efficace contre le chômage, et en particulier par la réforme de toutes les aides à l’emploi qui seront désormais confiées aux régions, mais l'État garantira l’égalité entre les différents Territoires. »

« Cette bataille que nous conduirons, nous confierons également aux régions la gestion du service public de l’emploi, parce que ce sont elles désormais qui auront les aides à l’emploi, les aides à la formation professionnelle, et désormais, l’accompagnement individualisé de ceux qui recherchent un emploi. Voilà comment la bataille sera efficace. »

« Ce qui déprime un pays, c’est cela : c’est la peur de l’avenir. Et cette peur de l’avenir, on la sent aujourd’hui à tous les niveaux de la société. »

« Ce sont toutes ces inquiétudes qui dépriment collectivement la France et qui donnent à chacun le sentiment d’être irrésistiblement tiré vers le bas.

 Alors voilà l’enjeu de l’élection présidentielle, c’est d’en finir avec ces inquiétudes, c’est de renouer partout le lien social, c’est de donner à chacun une vision de son avenir, une espérance d’avenir, c’est de garantir partout d’abord que les familles vont bien fonctionner et seront aidées au moment où elles en ont besoin et que les parents vont pouvoir assumer leur autorité parentale, ensuite que l’école va bien marcher et la rentrée scolaire se fera ; après avoir cet été, si les Français me font confiance, rétablir les moyens scolaires et les postes que la droite vient de supprimer. »

 « J’entends bien les objections ici ou là, et peut-être ici, certains d’entre vous se posent aussi ces questions ». On me dit : Mais ce pacte présidentiel coûte cher. Alors, je vous le dis fermement : qu’est-ce qui coûte cher ?

 « Ce qui coûte cher, c’est le chômage ».

 Ce qui coûte cher, c’est la précarité. Ce qui coûte cher, c’est l’échec scolaire. Ce qui coûte cher, c’est toutes les formes d’insécurité. Ce qui coûte cher, c’est de ne pas pouvoir se loger. Ce qui coûte cher, c’est d’avoir peur de l’avenir.

 Ce qui coûte cher, c’est, comme je l’entendais tout à l’heure dans l’entreprise que je vous citais, ce qui coûte cher, c’est comprendre l’inquiétude des petites retraites et des bas salaires, et cette ouvrière qui part à la retraite et qui me dit : « Ça fait 40 ans que je travaille, et je vais partir à la retraite avec une retraite de 600 euros par mois, c’est-à-dire à peine plus que le minimum vieillesse. » Et on viendrait me reprocher de vouloir relever tout de suite les petites retraites et les bas salaires ! Mais ce n’est que justice ! Et non seulement ce n’est que justice, mais c’est aussi un levier de l’efficacité économique. »

Ségolène Royal insiste sur l’importance de « La valeur travail. ça consiste en quoi la valeur travail ? Ça consiste d’abord à lutter contre le chômage. Et quand j’entends le candidat de la droite proposer aux salariés d’avoir le choix de travailler jusqu’à 70 ans alors qu’il y a déjà tant de chômage chez les salariés. Oui, nous n’avons pas la même conception de ce que les uns et les autres nous appelons la valeur travail.

 La valeur travail, c’est d’abord du travail pour  tous.

 La valeur travail, c’est d’abord revaloriser les bas salaires, c’est sécuriser par des contrats durables – et je félicite les jeunes de leur lutte contre le cpe –, la valeur travail, c’est de faire en sorte, une bonne fois pour toutes, la gauche l’a souvent promis et pas vraiment réalisé, et nous devrons le faire, la valeur travail c’est de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital ».

« La valeur travail, c’est de faire en sorte aussi que toute personne qui retrouve un emploi ne perde pas de revenus par rapport à une personne qui vit des revenus de l’assistance. »

« Dans le pacte présidentiel, il y a le revenu de solidarité active, c’est-à-dire que désormais toute personne qui sort des de revenus de l’assistance et qui retrouve un travail verra également son revenu augmenter, c’est-à-dire pourra garder un certain nombre d’avantages liés à la situation antérieure pour que plus personne ne soit laissé sur le bord de la route, et en particulier pour que tous ceux qui cherchent un travail et qui en retrouvent un ne soient pas découragés. Je ne suis pas favorable à une société de l’assistanat. La gauche, ce n’est pas cela.
La gauche, c’est la dignité du travail. »

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