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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 16:57

 

Vers une bipolarisation gauche-droite au 2ème tour

 Je lis dans Le Monde, daté du 21 avril, les tendances qui se dégagent des sondages réalisés et publiés durant cette dernière semaine de campagne.

 En moyenne, le candidat de l’UMP obtient 28% (pas de changement par rapport aux sondages début avril). La candidate du PS est à 24% (+1% par rapport à début avril). Le candidat de l’UDF est à 18% (-2% par rapport à début avril) et celui du FN à 15% (+1%).

Il reste une forte proportion d’indécis, y compris parmi les sondés qui annoncent leurs préférences. Ils seront nombreux à se déterminer au dernier moment, mais aussi très nombreux à se rendre aux bureaux de vote, ce qui est positif.

 Tout est donc encore possible. Toutefois, il existe des probabilités. D’abord, contrairement au 21 avril 2002, aucun des quatre candidats en position d’être qualifiés pour le second tour ne semble sur une voie vraiment ascendante ou descendante (cas de Le Pen et Jospin en 2002).

 Par contre, il y a des couples de candidats qui ont tendance à s’échanger des électeurs indécis (Sarkozy - Le Pen et Royal – Bayrou).

  D’autre part, les électeurs pensent au second tour et les plus stratèges vont voter demain selon leurs préférences de second tour. Bien sûr, comme toujours, certains votent pour un candidat dans le but d’en éliminer un autre (ou pour faire exploser son parti). Complexe !

 Ce qui semble émerger de ces sondages, c’est la probabilité que Sarkozy et Royal soient au second tour. Ils devraient logiquement bénéficier de l’effet 21 avril 2002 qui poussera les électrices et les électeurs de droite et de gauche à assurer leur présence le 6 mai.

 Le second élément, c’est la tendance favorable depuis début avril qui concerne Royal. Ce qui pourrait l’amener à prendre la première place au détriment de Sarkozy, si celui-ci venait à dévisser... Mais cela n’a pas valeur de pronostic.

 Il faut souligner que les candidats ont fourni de belles prestations pendant cette campagne de premier tour et que la participation des citoyens dans les réunions électorales a été très forte.

 A coup sûr, l’influence du résultat des votes du 21 avril 2002 et du 29 mai 2005 s’est fait sentir.

 En fait, le clivage droite-gauche, qui était brouillé en 2002 sous l’effet de la poussée libérale, est en train de revenir en force, mais en intégrant davantage la lutte contre le néo-libéralisme et la réaffirmation des principes et des valeurs de la République.

 C’est justement ce que je disais et écrivais lors de la campagne présidentielle 2002, mais qui n’intéressait qu’un petit nombre de citoyens. Il y cinq ans, Jean-Pierre Chevènement était candidat parce que ses idées étaient rejetées par le candidat socialiste, premier ministre.

 Cette fois-ci, Ségolène Royal a souhaité que ces mêmes idées de Jean-Pierre Chevènement soient prises en compte par le PS et par elle-même dans son pacte présidentiel. La différence est de taille. Il reste à espérer que, demain soir, on verra aussi la différence...

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