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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 22:09

 

Les médias naviguent dans des eaux politiques

 Le quotidien Le Monde avait lui aussi son échéance présidentielle. Un seul candidat à un nouveau mandat de six ans : Jean-Marie Colombani, président du directoire du groupe depuis treize ans. Encore faut-il avoir l’aval de la société des rédacteurs et 60 % des voix. Pas si facile. Une démocratie de haut niveau ! A ce compte-là, le président de la République n’aurait pas été élu… Lire l’article de Pierre Haski sur http://rue89.com

Le niveau de démocratie n’est pas le même au sein de TF1. Une recrue venant de l’entreprise médiatique sarkozienne fait des vagues.  Lire l’article de Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts ce 24 mai sur www.liberation.fr

 A propos de Sarkozy, après « La face karchée de Sarkozy », Philippe Cohen, Richard Malka et Riss ont produit la suite « Sarko 1er » chez Fayard. Selon Anna Borrel, le 17 mai, sur www.marianne2007.info c’est toujours aussi grinçant et drôle.

 « Jean-Marie Colombani tente de s'accrocher à la tête du Monde »

 « Jean-Marie Colombani se rebiffe. Moins de vingt-quatre heures après avoir essuyé un vote négatif de la Société des rédacteurs, le président du directoire du Monde a décidé de contester la valeur de véto de ce vote, et entend s'accrocher à son poste.

 Cette attitude a fait monter la tension à l'intérieur du quotidien, à l'approche de la réunion cruciale, vendredi, du Conseil de surveillance du journal, présidé par Alain Minc. "Colombani joue la légitimité contre la légalité", commente un opposant à celui qui fut patron du Monde pendant treize ans. Le président du directoire avance le fait qu'en aditionnant ses soutiens, il arrive à plus de 58% des personnels concernés, soit une majorité.

 Mais, souligne-t-on au Monde, il n'a pas obtenu les 60% de voix des membres de la Société des rédacteurs qui étaient nécessaires statutairement pour le renouvellement de son mandat. Ni d'ailleurs celui de celles de la filiale PVC (La Vie, Télérama) et du groupe Midi Libre, autre filiale du Monde.

 "Où peut-il aller? Il n'aura pas les voix requises au conseil d'administration", souligne un opposant, furieux de ce que de nombreux journalistes qualifient de "manoeuvre" du président du directoire. Des paroles dures sont prononcées en interne, et même un parallèle établi avec Paul Wolfowitz, le proche de George Bush qui a vainement tenté de s'accrocher à la tête de la Banque mondiale après avoir été désavoué par le Conseil d'administration de l'institution internationale...

 Une tentative d'entraîner une démission collective de la hiérarchie du journal pour soutenir le président du directoire aurait par ailleurs échoué mercredi.
Dans sa volonté de contourner le vote de la rédaction, Jean-Marie Colombani a reçu le soutien de Claude Perdriel, le propriétaire du Nouvel Observateur, actionnaire minoritaire du Monde, ainsi que d'une partie du syndicat CGT du Livre.

 Dans une interview au Nouvelobs.com, Claude Perdriel reprend d'ailleurs le décompte de Jean-Marie Colombani: "Si l'on regarde les chiffres, 58,8% des salariés -journalistes, cadres, employés- du Monde ont voté pour son maintien et 37%, contre. Et non seulement eux, mais 90% du management, c'est à dire tous les cadres, ont voté pour lui, ce qui est la preuve d'une réussite de direction de la présidence du directoire remarquable. (...) Si Le Monde est une société démocratique, il n'y a aucune raison que Jean-Marie Colombani parte", ajoute Claude Perdriel.

 Le Monde semble bel et bien entré dans une zone des tempêtes, avec un bras de fer entre les journalistes et les autres actionnaires. Il est loin d'être certain que cette tension se calmera après la réunion cruciale du conseil de surveillance vendredi ».

  « Télé. La nomination d'un proche de Sarkozy agite politiques et syndicats ».

 Dans le tollé soulevé par la nomination de Laurent Solly, l'ex-directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy ( Libération d'hier), à la direction de TF1, le PS a fini par réagir, avec un peu de retard, après le PCF, qui dénonçait mardi «une présidence au fort relent berlusconien». C'est François Hollande qui s'y est collé : «Nous avons des exemples multiples où les amis de M. Sarkozy, le groupe Lagardère, le groupe Bouygues [...], sont en espèce de connivence, et je crois que ce n'est pas bon d'avoir cette relation consanguine entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique.» Pour le premier secrétaire du PS, «si l'on veut éviter les procès d'intention, il faudrait qu'il y ait des règles qui soient posées, notamment par la loi.» 

 Dans ce concert, un absent de taille : François Bayrou. Le parachutage d'un très proche collaborateur du Président tout en haut d'une télé privée détenue par Martin Bouygues, le meilleur ami du chef de l'Etat, c'est pourtant du nanan pour Bayrou, qui a fait campagne sur le thème de la collusion politico-médiatique.

 Du côté des syndicats, le SNJ juge «extrêmement choquante» la nomination de Solly à TF1, tandis que le SNJ-CGT estime qu'elle va «accroître les soupçons de mise au pas de l'information dans une chaîne déjà largement suspecte d'avoir fait la promotion du candidat de la droite ultralibérale». La CFDT redoute une «nouvelle ère étouffante pour l'information», citant aussi le recrutement de journalistes à l'Elysée et à Matignon.

 Dans ce climat électrique autour de TF1, toute ébauche de nouvelle nomination fait illico des étincelles. Selon nos informations, lundi, le nouveau patron de TF1, Nonce Paolini, a reçu Nicolas Beytout, patron du Figaro . Pourquoi ? Paolini songerait à remplacer son actuel directeur de l'information, Robert Namias, sur la sellette depuis des mois pour cause d'incompatibilité sarkozyste (c'est un chiraquien pur jus). Levée de bouclier immédiate de la hiérarchie de la rédaction : «Beytout, ça voulait dire réorganisation, ça mettait en cause tout leur système», note un cadre. Du coup, pour l'heure, l'hypothèse Beytout semble enterrée. Définitivement ? «En tout cas, souligne notre interlocuteur, Namias est de bien meilleure humeur». 

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